Le texte de la contre-étiquette est tout un programme en soi: "A world where main stream is the generalised massification of desires and products, is a world where newness seems more of the same, where the desire bewildered by the subtility of the differences keeps desiring more desire in a manic tautology that replaces the product by the brand and the good by the well known". Ça sonnerait pas à Naomi Klein par hasard?
Et ça ne s'arrête pas là vu que la version portugaise est agrémentée d'une autre partie, ici en traduction libre: "Il y ainsi des vins parfaitement insérés dans ce contexte, moelleux, veloutés, élégants, même sophistiqués ou branchés, bons ou moins bons, c'est "toujours plus de la même chose", ce sont des vins au pluriel qui se dirigent à tous à n'importe quelle heure.... Et puis il y a le Brutalis, qui se dirige à tous, mais juste de temps en temps. Le Brutalis est un vin qui sans être proprement désélégant et "ultra-puissant", se présente à première vue comme un fainéant au torse poilu qui va droit au but, ne manquant cependant pas de subtilités et bonnes manières quand il vous bombarde les sens avec une rafale bien polie d'exagérations - c'est vraiment une main de fer dans un gant de velour; un vin pour les moments où on en a marre de tout et on ne veut pas toujours plus de la même chose."
En parlant d'exagération le texte est un bel example :-)
Et si le texte est plutôt comique, en soi le vin ne mérite sans doute pas autant d'attention.
Pas vraiment 'brutal', mais pas vraiment fin non plus, le vin est assez bon, avec une belle structure et une bonne acidité, pas mal de concentration, légère sensation d'alcool sur la finale, un vin pour un plat de viande en sauce, pas fin mais goûtu. Date de dégustation : 01 mai 2011 Classé dans une liste il y a 2 ans |