A l’occasion de notre dégustation de vins de Châteauneuf-du-Pâpe du millésime 2003, voici quelques éléments d’information publiés sur le site de la maison des vignerons de Chateauneuf-du-Pâpe.
Une des premières appellations d’origine
Dès 1829, près de 2000 hectolitres de Châteauneuf-du-Pape sont vendus hors du département et Les vins de Châteauneuf bénéficient déjà d’une solide réputation.
Enn 1894, le premier « Syndicat viticole » s’engage à fournir aux acheteurs des vins récoltés sur leur territoire et les meilleurs crus garantis par l’estampille du syndicat.
En 1911, le conseil municipal instaure une commission de 34 viticulteurs pour procéder à la classification des vins dits de Châteauneuf et pour sauvegarder l’authenticité de leur cru. En 1923, le Syndicat des propriétaires viticulteurs de Châteauneuf-du-Pape est créé en vue d’obtenir la reconnaissance de l’Appellation d’origine Châteauneuf-du-Pape, sur les bases de la loi de 1919. On fera appel au Baron Le Roy de Boiseaumarié, à Juriste et vigneron.
Les vignerons de Châteauneuf-du-Pape seront les premiers à s’être imposés des conditions de production. Grâce au dynamisme et à la compétence du baron Le Roy, après plusieurs années de procédure, la Cour de Cassation confirme le 21 novembre 1933 la délimitation et les conditions de production. Malgré quelques légères modifications en 1936 et en 1966, elles sont toujours en vigueur aujourd’hui pour garantir la qualité des vins de Châteauneuf-du-Pape.
La bouteille armoriée
Cette initiative date de 1937 et répond à la nécessité de démarquer les vins des propriétaires de Châteauneuf-du-Pape du reste de la production commercialisée, la bouteille armoriée continue aujourd’hui à remplir pleinement son rôle distinctif.
Elle a non seulement pour but de préciser que les produits qu’elle contient répondent aux normes de production de l’A.O.C. Châteauneuf-du-Pape, mais aussi que ses utilisateurs ont la qualité de vignerons récoltants.
Il s’agit d’une représentation stylisée d’une tiare papale placée au-dessus des clés de St Pierre, entourée de l’inscription » Châteauneuf-du-Pape contrôlé » en lettres gothiques. Elle est protégée pour une multitude de brevets.
Un patrimoine naturel
Châteauneuf-du-Pape est classé dans la catégorie des grands crûs de la Vallée du Rhône.
L’histoire du vignoble castelpapal est étroitement liée à celle du fleuve. L’aire d’appellation de Châteauneuf – 3200 hectares délimités entre 1924 et 1929 – correspond à une unité géographique (le plateau) plus que géologique : grande est la variété des sols. A l’époque des glaciations quaternaires, les eaux du Rhône ont entraîné les fameux cailloux roulés depuis les Alpes jusqu’aux terrasses les plus élevées du vignobles. Les mers intérieures des ères secondaires et tertiaires avaient auparavant déposé des couches successives de sédiments, qui composent aujourd’hui le sous-sol du vignoble.
L’action conjuguée du retrait maritime et l’érosion du fleuve a sculpté un relief de terrasses et de pentes jusqu’au lit actuel du Rhône. La dominante caillouteuse de son terroir confère à Châteauneuf-du-Pape une vocation viticole exceptionnelle.
Un climat protégé
Le vignoble catelpapal doit son ensoleillement privilégié (1000 heures d’insolation moyenne en été, 7 heures par jour à 25°C) à l’action du Mistral qui réduit la pluviométrie et surtout ses effets les plus néfastes.
13 cépages pour une Appellation
Caractéristique originale de l’Appellation Châteauneuf-du-Pape : le poly-encépagement. 13 cépages sont autorisés :
La Syrah – Le Mourvèdre – Le Cinsault
La cournoise – Le muscardin
Le Picpoul – Le Grenache
Le Bourboulenc – La Clairette
La Roussane – Le Vaccarese
Le Picardan – Le Terret Noir
On a coutume de dire que le grenache, cépage majoritaire de l’Appellation façonne l’esprit des vins de Châteauneuf-du-Pape. Les différents cépages sont vinifiés soit ensemble, soit séparément. La Syrah, le Mourvèdre, et le Cinsault entrent principalement dans la composition des rouges. Quant au vin blanc, il repose pour l’essentiel sur la Clairette, le Grenache blanc, la Roussane, le Bourboulenc et le Picpoul.
Le millésime 2003 à Chateauneuf-du-Pâpe
Année de tous les records climatiques, à Châteauneuf-du-Pape comme ailleurs, le millésime 2003 aura été marqué durant la période végétative par deux phénomènes :
- Une sècheresse importante puisque la pluviométrie fait apparaître un total de 132 mm de pluie sur la période allant du mois de février au mois d’août 2003, dont seulement 50 mm pour les mois de mai à août.
- Des températures caniculaires avec 83 jours où celles-ci ont dépassé les 30°C contre 46 pour une année normale.
Ces données météorologiques expliquent le fait qu’une majorité des parcelles de raisins blancs et de syrah ont été vendangées sur la deuxième quinzaine du mois d’août. L’année 2003 s’affiche donc comme une année record en terme de précocité.
La récolte des grenaches noirs, cépage majoritaire de l’appellation Châteauneuf-du-Pape a quant à elle débuté autour du 10 septembre pour se terminer début octobre.
La conjonction de la sècheresse et de conditions climatiques idéales (temps clair et venté pendant la maturation) a permis d’obtenir des vendanges saines et de très grande qualité. La maturité phénolique étant atteinte avec des maturités technologiques parfois élevées, les micro-précipitations de la fin août ont permis de stimuler l’accumulation des polyphénols et des anthocyanes.
Les vins blancs présentent des équilibres sur la fraîcheur, avec une bonne ampleur et affichent des arômes très fruités.
La coloration des vins rouges est assez remarquable, notamment sur les grenaches, du fait d’une diffusion rapide des matières colorantes pendant les macérations. Les vins sont équilibrés avec de bonnes maturités tanniques, riches et denses. Ils présentent beaucoup de fruit (fruits frais et confiture) et d’élégance pour ce millésime hors normes.
Plus d’information sur les différents millésimes sur le site de la maison des vignerons.
Accords Mets Vins
Les vins blancs bien que représentant moins de 10 % de la production totale de Châteauneuf-du-Pape, bénéficient aujourd’hui d’un véritable engouement de la part du public. Ce sont des vins très aromatiques, admirables de fraîcheur, qui surprennent par leur élégance et la complexité de leurs arômes.
Jeunes (dans les 2 à 3 ans), ils sont recommandés pour accompagner poissons frais, crustacés et viandes blanches.
Le vin blanc de Châteauneuf-du-Pape met parfaitement en valeur le foie gras d’oie ou de canard et tous les grands crustacés. Il se marie également très bien avec la poularde, le veau, les champignons fins (girolles et cèpes), les fromages à croûte fleurie et les fromages de chèvre.
Si l’on connaît moins bien les excellentes capacités de vieillissement des Châteauneuf-du-Pape blancs, c’est sans doute que les gourmets manquent de patience! Pourtant aux alentours de 5 ans d’âge, le vin blanc de Châteauneuf développe des arômes de miel, de noisette et de pain grillé. Le vin blanc vieux et la truffe constituent un duo pour le moins original. Le vin blanc vieilli – riche en glycérol – exhale la saveur de la truffe et révèle ainsi sa finesse de goût.
Les vins rouges, dont la réputation n’est plus à faire, possèdent de rares vertus de vieillissement. Ils peuvent toutefois se boire dès 2 ans d’âge et déploient alors des arômes fruités agréables. Les qualités gustatives s’affirment en vieillissant, révélant une structure tannique plus importante, des bouquets intenses et profonds. Chaque amateur appréciera les vins rouges de Châteauneuf-du-Pape à des degrés de maturité différents.
Ils se marient traditionnellement avec les viandes rouges, l’agneau (grillades notamment), ainsi qu’avec la plupart des fromages.
Les plus beaux gibiers méritent les saveurs tanniques du vin rouge de Châteauneuf-du-Pape vieilli épicé et vineux. Nombre de restaurateurs le recommandent pour accompagner les gibiers aux goûts prononcés : cerf, sanglier, bécasse et grive.
Servir les vins de Châteauneuf du Pape à bonne température :
- Vins blancs : 12° environ. En dessous de 10°, le vin perd une partie de ses qualités aromatiques.
- Vins rouges : entre 16 et 18°.
Source d’information
Toutes les informations publiées ci-dessus proviennent du site www.chateauneuf.com
Pour vos achats de vin
Vinadéa – Maison des vins
8, rue Maréchal FOCH – BP 68
84232 CHATEAUNEUF DU PAPE
Tél : 04 90 83 70 69
www.vinadea.com
Article lié: dégustation de vin de Chateauneuf-du-Pâpe, millésime 2003
Je vous propose aujourd’hui la recette du tajine de poulet aux citrons confits. C’est un ami marocain (Mohamed) qui m’a appris cette délicieuse recette
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Ingrédients (pour 4 personnes)
4 cuisses de poulet, 2 citrons confits (en vente dans les épiceries marocaines) découpés d’abord en 2 et puis en fines tranches (5 mm), 2 oignons rouges coupés grossièrement, 1 bouquet de persil plat (avec tige) émincé mais pas trop finement, 5 tomates en grappes, 100 g d’olives vertes (à l’eau), 2 petits fenouils émincés, 5 carottes découpées en gros tronçons, une dizaine de petites patates à chair ferme pelées et coupées en morceaux ou en « grosses frites », huile d’olive, 2 doses de safran en poudre, 2 pincées de poivre noir, 2 pincées de gros sel, 2 pincées de gingembre, 2 pincées de curcuma, 2 gousses d’ail émincées finement, 3 cubes de bouillon de poule, 1/2 litre d’eau.
Recette
Versez un fond d’huile dans un tajine (une grande casserole peut aussi faire l’affaire). Ajoutez les cuisses de poulet et les oignons. Mélangez à feu vif pendant quelques minutes de manière à dorer la viande. Ajoutez ensuite les épices, l’ail, les cubes de bouillon et le persil plat. Mouillez avec un peu d’eau chaude au fur et à mesure pour éviter que ça attache. Maintenez le tout couvert et laissez mijoter à feu moyen. Enlever la partie verte des tomates à l’aide de la pointe d’un couteau et plongez-les 10 secondes dans l’eau bouillante. Plongez-les ensuite dans l’eau froide, pelez-les et écrasez-les avec une fourchette. Incorporez le tout dans la préparation. Ajoutez les olives entières. Laissez mijoter à couvert 20 minutes. Ajoutez ensuite les citrons confits et laissez de nouveau mijoter à couvert une vingtaine de minutes. Rectifiez l’assaisonnement. Ajoutez ensuite le fenouil, les carottes et les patates. Laissez cuire à couvert jusqu’au moment où vous pourrez facilement enfoncer la pointe d’un couteau dans les différents légumes. Servez accompagné de pain marocain. Bon appétit !
Accord met-vin
Un Châteauneuf-du-Pape Château de Vaudieu 2004 offrira un répondant adéquat aux saveurs épicées de ce repas.
Vous voulez en savoir plus
Le tajine désigne à la fois le plat en terre cuite mais également le contenu du plat.
Santé et dégustation de vin rouge: pas de contre-indication !
A l’heure où la France envisage d’interdire les dégustations de vin, je vous propose de découvrir une brève intervention de Richard Beliveau:
« Le raisin est un des fruits les plus répandus et un des fruits les plus anciens sur terre, on estime que la fabrication du vin remonte à environ 7000 ans. Cela aurait d’abord été initié en Chine et dans le Caucase, et dans toute l’histoire de l’humanité et dans toute l’histoire des médecines, le vin rouge a toujours été associé à des bénéfices santé, avec raison.
On parle de consommation modérée de vin rouge, on parle d’un à deux verres pour les hommes et d’un seul verre pour les femmes et un verre c’est 120 ml, consommation très modérée donc, on parle évidemment de gens qui n’ont pas d’histoire d’alcoolisme familiale ou d’histoire d’alcoolisme personnelle, mais lorsque nous n’avons pas d’histoire d’alcoolisme, le vin rouge est un aliment santé. Une réduction d’environ 20 % à 30 % de mortalité totale associée à une consommation très modérée de vin rouge et c’est associé à la présence, dans le vin rouge, à cause du processus de fermentation, de toute sorte de molécules, les acides phénoliques, différents types de molécules les anthocyanes, mais surtout des molécules que l’on ne retrouve que dans le vin rouge qui s’appelle le resvératrol. Le resvératrol, et les autres molécules du vin rouge ont été associés à des effets cardiovasculaires très importants. Cela diminue l’agrégation plaquettaire, cela favorise la fluidité du sang. Il y a des études qui ont montré des effets importants au niveau de la réduction des maladies cardiaques au niveau même de la formation des accidents vasculaires cérébraux. Il y a des gens qui postulent que cela serait impliqué également dans une réduction de l’incidence de la maladie l’Alzheimer. Le vin rouge et les molécules qui le composent, cela fait partie également des molécules qui ont été identifiées comme ayant des rôles dans la prévention du cancer. Cela inhibe l’initiation, la promotion et la progression de certaines cellules cancéreuses. Ce sont des molécules assez rares, et je pense qu’il y a possibilité d’intégrer les molécules que l’on retrouve dans le vin rouge, dans l’alimentation globale.
On ne se mettra pas en santé juste en consommant du vin, mais la consommation des produits dérivés du vin rouge et des produits associés au vin rouge peut faire partie d’une stratégie de santé qui sert à nous garder en santé le plus longtemps possible en prévenant l’apparition des maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le cancer. »
Article original et vidéo : les bienfaits sur vin rouge
Le tourisme vinicole est capital pour préserver le patrimoine culturel des régions vinicoles. Convaincus des bienfaits de cette forme de tourisme pleine de promesses, nous publions un article de Sophie Kurdziel, initialement publié sur le blog de Midi-Vin.com
Oenotouristes, bienvenue !
Quoi de plus agréable que de passer une nuit dans un mas avec vue sur les vignes, de se promener avec un vigneron entre les ceps en l’écoutant raconter son terroir et de découvrir ses vins lors d’une dégustation sur le thème du jeu ?
Ceci s’appelle l’oenotourisme. En plein développement en France, cette “nouvelle” façon de découvrir le monde vitivinicole connaît un franc succès. Quoi de plus normal lorsque l’on sait que la France possède une histoire toute tournée sur la production de vin grâce à des terroirs très hétérogènes et tous d’une grande valeur.
Aujourd’hui les vignerons se décident à intégrer plus que du terroir dans leur vin. A la bouteille s’ajoute la découverte des paysages, du patrimoine, et de l’amour du producteur pour son produit. Plus qu’une sensation le vin se transforme en un voyage, une évasion pour “l’oenotouriste”. Découvrons ensemble pourquoi et comment se développe ce tourisme moderne, mais surtout sous quelles formes il se décline.
Une étude menée par l’AFIT (Association française de l’ingénierie touristique) en 1999 a montré l’intérêt des vacanciers français et étrangers pour le tourisme vitivinicole. Selon cette étude, 1 français sur 5 choisit sa destination de vacances parce qu’elle est vinicole. De plus 40% des touristes étrangers visitent la France entre autre pour ses vins et sa gastronomie.
Il y avait donc de très bonnes raisons au boum du tourisme du vin. Aujourd’hui les vignerons vous invitent sur leur propriété pour vous rencontrer, vous montrer, vous faire vivre le vin. Mais quel est l’intérêt du développement de cette nouvelle offre de découverte, de ce nouveau tourisme?
Pour le producteur ?
Le vigneron, hier producteur de raisin et vinificateur, voit aujourd’hui son métier se transformer peu à peu.
En effet, il apparaît aujourd’hui comme une personnalité aux multiples compétences. Il doit chaque jour intégrer les notions de gestion, d’économie ou de marketing à ses connaissances de bases, pour maintenir son activité.
Avec la consommation par habitant en chute libre depuis un siècle, et l’arrivée sur la scène viticole de concurrents internationaux, le vigneron doit maintenir et renouveller des cercles de commercialisation de ses vins.
C’est dans ce contexte que l’activité de tourisme viti-vinicole est née, le but étant de renforcer la vente directe (au domaine) afin d’être moins dépendant de circuits de distribution instables.
Bien sûr la motivation pourrait venir du fait que les marges sur les ventes sont plus importantes avec la vente directe, mais ce n’est pas la seule.
Il faut aussi réaliser que pour le vigneron, l’oenotourisme est plus qu’un moyen de vendre son vin. En effet l’expérience qu’il vise en rencontrant le consommateur est de pouvoir défendre ses vins, les expliquer mais surtout comprendre les attentes de ses visiteurs en termes de qualité de produits. Son but est donc également de pouvoir évoluer pour sa clientèle et ainsi de la fidéliser. Et puis, au -delà des réflexions commerce/marketing, il y a la dimension humaine qui existe autour de ce tourisme un peu particulier. En effet, si le vigneron vous invite à découvrir son vin à l’endroit même de sa production, c’est pour pouvoir transmettre ses connaissances, partager sa fierté et son amour du produit.
Enfin cette démarche permet d’inscrire le vin dans son univers culturel, c’est à dire lié à la gastronomie et à la convivialité, valeurs qui se perdent à chaque fois qu’une loi est appliquée à la consommation d’alcool.
Et le touriste alors?
Comprendre le vin est un art parfois difficile. Beaucoup pensent que l’art de déguster vient d’un savoir faire acquis en s’entraînant, en apprenant un vocabulaire spécifique et, ce faisant, donnent une dimension très technique à ce qui devrait n’évoquer que du plaisir.
Bien sûr les professionnels s’attachent à travailler la dégustation, mais leur but est de proposer un produit qui devra être apprécié. Pour les amateurs, boire du vin, devrait être synonyme de plaisir, sensualité, détente, partage et amitié.
Jusqu’à il y a peu découvrir et comprendre un vin consistait à l’acheter, le déguster et à le racheter si on l’avait aimé. A moins d’être allé l’acheter à la propriété, toute l’information disponible sur le produit était issue de la contre-étiquette et des explications du caviste.
L’oenotourisme apporte une dimension qui n’existe ni dans l’acte d’achat, ni dans la dégustation d’un vin chez soi. Il permet d’inclure ce nectar tant apprécié dans son contexte culturel et paysager. Découvrir non seulement le produit, mais aussi la terre qui a vue mûrir ses raisins, le producteur qui a transformé le moût en vin, vous donnera des souvenirs inoubliables. Lorsque vous boirez à nouveau ce produit, à sa saveur s’ajouteront des évocations de soleil, de détente, d’amour du produit (si le message est bien transmis), d’amusement (si vous l’avez découvert autour d’un jeu) et de bien d’autres choses encore.
L’oenotouriste a donc tout à gagner à se laisser entrainer par un voyage des sens au cœur même du lieu de production du produit. En plus de découvrir un vin chez un producteur, les différentes formules, comme les routes des vins, vous permettront de remettre chaque région viticole dans son contexte géographique, géologique, climatique et bien sûr humain.
Tout a commencé avec les pionniers de l’oenotourisme: les alsaciens. Ils ont été les premiers a tracer une route des vins qui sillonne leur vignoble, vous amenant chez les producteurs, mais vous invitant également à découvrir des maisons du vin (musées) et surtout à profiter du patrimoine architectural de la région à chaque étape.
Aujourd’hui chaque région viticole française (et même internationale) crée ou a crée sa route des vins.
Le Languedoc ne possède pas encore de route des vins à proprement parler, mais possède toutes les qualités requises pour s’en créer une.
Pensez par exemple aux vignobles du Minervois, qui vous emmènent à la découverte de la ville fortifiée de Minerve. Venez également découvrir les vignobles de Saint-Chinian ou de Faugères inscrit dans des paysages bucoliques que sont les contreforts des Cévennes ou la Montagne Noire.
Toujours à l’ouest, il y a encore Carcassonne et sa cité médiévale. Puis en vous dirigeant vers l’est et le Nord, vous pourrez faire une petite randonnée (accessible même aux marcheurs du dimanche, faites moi confiance) au Pic Saint Loup. Plus à l’est encore, Nîmes et ses Costières vous laisseront un souvenir incroyable. Bref, où que vous alliez en Languedoc-Roussillon, ou dans une autre région, n’hésitez pas à vous promener à la découverte de la culture, de l’art de vivre à la française, qui, bien entendu, passe forcément par la découverte de nos vins.
Mais l’oenotourisme ne s’arrête pas à des marches sillonnant le vignoble, il y a de plus en plus d’offres complémentaires en la matière. Il y a les nombreuses possibilités de nuit chez l’habitant, qui, dans notre cas, est le vigneron, mais il y a aussi les multiples possibilités de découverte du vin lors d’une soirée ou d’une journée œnologique. Pour celles-ci vous apprendrez sur le thème du jeu ou non, l’art de la dégustation autour des produits d’une région. On vous apprendra à accorder mets et vins, à vous exprimer sur vos préférences et à être capable de déchiffrer l’offre vin.
N’hésitez plus lorsque vous planifiez vos vacances, venez à la rencontre des « petites mains » du vin. Les vignerons vous attendent avec leur accent chantant, leurs anecdotes, leur perception et leur envie de vous transmettre un savoir.
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Ces 17, 18 et 19 avril 2009, la deuxième édition du Salon des Vignerons vous ouvrira ses portes à Olne (Belgique).
Le thème de ce « Salon des Vignerons » est centré sur les vins de qualité. Les 35 Vignerons présents, venant de toutes les régions de France sont engagés dans une démarche qualitative à la vigne (agriculture biologique, biodynamie) et à la cave (limitation des intrants œnologiques : soufre…). Certains sont des références du vignoble français (Pierre Frick, Mosse, Hauvette, Clusel-Roch, Dupasquier, Champ des Treilles, Cosse-Maisonneuve, La Rectorie et la Préceptorie), et d’autres des jeunes qui montent (Domaine de l’Octavin, La Grange Tiphaine, Causses Marines, Franck Pascal, Hervé Villemade…). La dégustation et la vente sur place sera complétée par des séances de dégustation à l’aveugle avec des professionnels, des conférences animées par les vignerons ainsi que des ateliers de cuisine et d’accords mets/vins. Une petite restauration avec des produits du terroir sera proposée.
Les différents vignerons à découvrir par région de France…
Alsace
Jean-Pierre et Chantal Frick – Domaine Pierre Frick (Alsace – Crémant d’Alsace – Alsace Grands Crus Steinert, Vorbourg, Eichberg – Alsace Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles)
Beaujolais
Michel Guignier – Domaine Michel Guignie (Beaujolais – Moulin à Vent – Fleurie)
Bourgogne
Thomas Pico – Domaine Pattes Loup (Chablis)
Agnès et Sébastien Paquet – Domaine Paquet (Auxey-Duresses)
Céline et Laurent Tripoz – Domaine Tripoz (Macon – Pouilly-Loché)
Bordeaux
Corinne et Jean-Michel Comme – Château du Champ des Treilles (Sainte-Foy Bordeaux)
Champagne
Franck Pascal – Champagne Franck Pascal (Champagne)
Corse
Nicolas Mariotti Bindi – Domaine Nicolas Mariotti Bindi (Patrimonio)
Jura
Alice Bouvot et Charles Dagand – Domaine de l’Octavin (Arbois)
Languedoc
Alban Michel – Les Sabots d’Hélène (Corbières)
Michèle et Frédéric Palacios – Le Mas de mon Père (Corbières, Malepère – Vin de Pays d’Oc)
Clément Mengus – Domaine de Cazaban (Cabardès)
Pierre Fabre et Marc Bertrand – Château de Gaure
Limoux
R. Forbes et J.-M. Rieux – Domaine de Gressac (Vin de Pays du Gard)
Luc Lybaert – Domaine Lous Grèzes (Duché d’Uzès)
Loire
Agnès et René Mosse – Domaine Mosse (Anjou)
Isabelle et Hervé Villemade – Domaine du Moulin (Cheverny – Cour Cheverny)
Damien Delecheneau – Domaine de la Grange Tiphaine (Touraine – Touraine Amboise – Montlouis)
Philippe Peulet – Domaine de la Perrière (Côte Roannaise)
Patrick Baudouin – Domaine Patrick Baudouin (Anjou – Coteaux du Layon)
Provence
Françoise Dutheil de la Rochère – Château Sainte-Anne (Côtes de Provence – Bandol)
Dominique Hauvette – Domaine Hauvette (Baux de Provence)
Rhône
Romain Corbin – Domaine le Pré Neuf (Côtes du Rhône – Vinsobres)
Gilbert Clusel et Brigitte Roch – Domaine Clusel-Roch (Côte-Rôtie – Condrieu)
Matthieu Dumarcher – Domaine M. Dumarcher (Côtes du Rhône)
Roussillon
Vincent Parcé – Domaine de la Rectorie (Banyuls – Collioure)… et Domaine de la Préceptorie (Côtes du Roussillon – Maury)
Jean-Philippe Padié et Guillaume Jouquet – Domaine Padié (Côtes du Roussillon – Vin de Pays des Côtes Catalanes)
Lucien Salani – Domaine des Balmettes (Vin de Pays des Côtes Catalanes – Muscat de Rivesaltes)
Savoie
Véronique Dupasquier – Domaine Dupasquier (Roussette de Savoie)
Sud-Ouest
C. Maisonneuve et M. Cosse – Domaine Cosse-Maisonneuve (Cahors)
Patrice Lescarret – Domaine de Causse Marines (Gaillac)
Stéphanie Roussel – Château Lassolle (Côtes du Marmandais)
Où? Salle Théo Dubois, rue des Combattants 13
Prix? 8€ (verre Spiegelau Expert et dépliant de dégustation compris)
Informations complémentaires: www.salondesvignerons.be

Nous en avions parlé à plusieurs reprises, voici venu le moment de concrétiser une première dégustation à Bruxelles! Le mercredi 25 février, je vous propose de savourer ensemble une sélection de Châteauneufs-du-Pâpe du millésime 2003.
Le concept est simple: pas de termes savants, pas de discours creux, mais bien le plaisir de savourer quelques belles bouteilles dans une ambiance détendue, en toute convivialité. Et pour accompagner les dives bouteilles, un repas simple dans un cadre accueillant.
Les vins
Le Côtes du Rhône 2005 de Guigal pour se mettre en jambe et une sélection de Châteauneufs-du-Pâpe:
Le Sang des Pierres 2003
Sélection du supermarché Cora par la SCEA de L’Oratoire, sur l’étiquette, on lit: » Les Arômes épicés et fruités au nez et la richesse du bouquet en bouche éblouiront les palais puissants en recherche de vin de caractère. » Nous verrons…
Clos de l’Oratoire des Pâpes 2003
Le Clos de l’Oratoire des Pâpes rouge présente une robe d’une couleur intense. Son nez complexe est marqué par des notes épicées et fruitées. Très riche en bouche, il développe un bouquet intense et profond où domine des arômes de fruits rouges (source: site Ogier Caves des Pâpes), Robert Parker: 89-91/100
Domaine Chante Cigale 2003
Vin pourpre aux reflets violacés. Nez de sous bois, d’épices et de fruits rouges et noirs. Bouche légèrement torréfiée aux aromes de cannelle et de fruits noirs. Fin de bouche longue, ronde , harmonieuse et persistante sur les aromes olfactifs.
La presse: Wine Advocate : 92/100 – Mars 2006, Wine Cellar : 90/100 – Février 2006, Wine Spectator : 89/100 – Septembre 2006, Decanter Magazine 2006 : Rhône Trophy, Macon 2006 : Or, Challenge International du vin 2006 : Or
E. Guigal 2003
Bettane & Desseauve, Le Guide des Grands Vins de France 2008: 17/20 – « Un vin concentré, superbe d’expression, avec une bonne minéralité en bouche. Les tanins sont fins, c’est un grand vin qui viellira lentement. Fondu et gourmand. La finale est racée. »
Robert Parker: 90/100 – « The 2003 Chateauneuf du Pape possesses a deep ruby/purple color as well as a sweet nose of new saddle leather, garrigue, pepper, kirsch, and blackberries. Dense, full-bodied, and tasty, it is best drunk during its first decade of life. »
Font de Michelle 2003
Cuvée principale du Domaine Font de Michelle. La moyenne d’âge des vignes dont cette cuvée st issue est de 45 ans. Elle est composée de 70% de grenache, 10% de syrah, 10% de mourvèdre et 10% de cépages variés el le cinsault, la counoise, le terret ou le muscardin.
La vinification est traditionnelle et l’élevage de 16 mois en foudres et en fûts de chêne de 2 à 5 vins. C’est un vin de grande garde.
Robert Parker: 89/100
Font de Michelle Etienne Gonnet 2003
En hommage à Etienne Gonnet créateur du Domaine. Cette cuvée élaborée uniquement les grandes et bonnes années, est une sélection de grenaches issus de vignes centenaires ramassés à la limite de la sur-maturité, de syrah et de mourvèdre. Vinification traditionnelle et élevage de 18 mois en foudres et fûts de 1 vin. C’est un vin de très grande garde.
Robert Parker: 93/100 – « Readers who love kirsch liqueur intermixed with ground pepper and almost a liqueur of herbes de Provence and earth will go bonkers over the character and concentration of the 2003 Chateauneuf du Pape Cuvee Etienne Gonnet. This wine is so gorgeous now it is hard to believe it is actually going to age that well, but knowing this wine from the 1990 vintage, which is somewhat similar, it ages beautifully for 12-15 years. »
Château La Nerthe 2003
Robert Parker: 89/100 – « The 2003 Chateauneuf du Pape Tradition (47% Grenache, 20% Mourvedre, 26% Syrah, 5% Cinsault, and 2% various) is a 20,000-case cuvee that is medium ruby, shows evolved, spicy, peppery, herbal notes, soft, round, seductive flavors, impressive complexity, but not the depth and intensity of the top vintages. It is a seductively styled Chateauneuf du Pape to drink over the next 6-8 years. »
Château La Nerthe Cuvée des Cadettes 2003
Bettane et Dessauve: 17/20.
Robert Parker: 91/100 – « The luxury cuvee, the Cuvee des Cadettes, is the only Chateauneuf du Pape completely aged in 100% new oak, a la many Bordeaux and Burgundies. The 2003 is an outstanding wine but somewhat of a letdown after what I tasted from cask. A 1,000+-case blend of 47% Grenache, 36% Syrah, and the rest Mourvedre, the wine has a deep purple color, a sweet nose of graphite, toasty new oak, cassis, and black fruits. In the mouth, it is medium to full-bodied, revealing more rugged tannin than it did last year as well as aggressive new oak. Nevertheless, there is impressive concentration, but the 2003 is not up to the level of the brilliant 2001 or 1998, the two finest Cuvees des Cadettes I have tasted. In short, it seems to have tightened up and taken on a far more tannic personality than it had last year. Anticipated maturity: now-2014. »
Et pour éviter de passer la soirée le ventre creux, une petite sélection de plats simples:
- Jambonneau à la moutarde de Meaux
- Magret de canard au miel et vinaigre de framboise
- Stoemp aux 2 boudins ou saucisses
- Boulettes aux chicons (mon favori!)
- Onglet à l’échalote
- Steack grillé, sauce aux choix
- Américain préparé minute
Infos pratiques
Qui? Toute personne intéressée (20 places maximum)
Quand? Le mercredi 25 février à 19h30
Où? Restaurant « Au Diable Vauvert », 10, Rue Albert Meunier à 1160 Auderghem
Prix ? 45 euros par personne
Comment s’inscrire? En envoyant un message à Marco (marc@vinogusto.com) avec votre nom et prénom ainsi que votre choix de repas. Les inscriptions seront confirmées dès réception des paiements.





