Vous souhaitez réserver une table au restaurant? Grâce à un accord entre Lafourchette.com et Vinogusto.com, près de 2.000 restaurants de France sont accessibles en quelques clics…
Pour réserver dans un restaurant, il suffit de:
- choisir parmi les 3.000 restaurants,
- cliquer sur le lien ‘Réserver en ligne’
- choisir la date, l’heure, le nombre de convives et… envoyer!
Le 13 février prochain, le guide du vin et réseau social Vinogusto.com officialisera un troisième tour d’investissement à hauteur de 355.000 euros.
Les résultats de l’année 2008 confirment l’énorme potentiel de ce guide du vin et du tourisme vinicole basé sur les avis des consommateurs.
Quelques chiffres clés:
- 450.000 visiteurs uniques/mois (+ 350% en un an),
- 100.000 vins et avis de consommateurs, 65.000 adresses, 375.000 photos,
- 100.000 offres de vin (vente en ligne, cavistes, vente directe au domaine),
- publication en 5 langues (Anglais, Espagnol, Français, Italien et Néerlandais).
Les fonds levés permettront d’organiser 2009 autour de 3 axes:
- amélioration constante de l’expérience de l’utilisateur,
- enrichissement du contenu, entre autres par des partenariats avec des critiques et experts reconnus (Winedecider.com, Toprural.com, et bientôt Quarin.com et Idealwine.com)
- offre de services aux professionnels du secteur (présentation des établissements liés au monde du vin avec leur offre de vins et de services),
Vinogusto.com devant Snooth.com
Selon Google Trends, l’audience de Vinogusto.com est supérieure à celle de son homologue américain Snooth.com.
L’année 2009 débute donc de façon passionnante pour toute l’équipe de Vinogusto
Articles liés:
- Troisième tour d’investissement pour Vinogusto sur le blog de François Derbaix
- Vinogusto ouvre ses portes aux professionnels du vin sur le blog de Vinogusto
- Wine Review Site Snooth Raises Cash And A Following sur Techcrunch
- Partenariat entre Toprural et Vinogusto sur le blog de Toprural
A partir du mois de Janvier 2009, Vinogusto ouvre ses portes aux professionnels.
Qui sommes nous?
Vinogusto.com est un guide du vin et du tourisme vinicole basé sur les opinions des consommateurs. Notre site accueille jusqu’à 500.000 visiteurs par mois et les aide à :
- choisir le vin qui leur convient et l’endroit où l’acheter,
- découvrir de nouvelles adresses à visiter (domaines et producteurs, cavistes, marchands en ligne, restaurants et bars à vins, logements dans les régions vinicoles,…).
Vinogusto pour les domaines et producteurs:
Nous vous proposons de présenter votre établissement ainsi que les vins et/ou services prestés à nos internautes. Nous travaillons sur base d’abonnements annuels avec différents niveaux de visibilité (Prestige à 450€/an, Normale à 150€/an et Réduite à 50€/an).
Dans tous les cas, l’abonnement comprend:
- Une présentation avec les données de contact, un lien vers votre site web, les conditions de visites, la localisation sur carte,…
- Description des autres services: dégustation, chambres d’hôtes, gîte rural, animations,…
- Une galerie de photos illimitée
- Une présentation des vins produits
- Tarif des vins en vente au domaine avec lien vers le site du producteur ou données de contact
- Publication en 5 langues (Français, Anglais, Espagnol, Italien et Néerlandais)
- Modification des données à tout moment
- Excellente visibilité nationale et internationale
Comment s’inscire?
Le coin du professionnel de notre site vous donne accès au détail des différents abonnements ainsi qu’au système d’inscription en ligne.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter
Données de la société :
Raison sociale : Vinogusto sprl
TVA : BE889.923.431
Siège social : Rue J-B Vannypen, 75, 1160 Bruxelles
Site web: www.vinogusto.com
Tel : +32 2 672 86 55
Fax : +32 2 792 47 05
Une recette de pâtes un peu relevée qui permet de servir quelques rouges ensoleillés.
Ingrédients
(pour 4 personnes)
- un petit chorizo (doux ou piquant)
- un poivron rouge, un poivron jaune
- 100 grammes d’olives dénoyautées
- 100 grammes de tomates confites
- sel, poivre, ail en poudre
- huile d’olive
- copeaux de parmesan
- 500 grammes de penne (aux olives si possible)
Préparation
Découper le chorizon en tranches de 3-4 millimètres d’épaisseurs et les faire revenir 2-3 minutes dans un fond d’huile d’olive. Y ajouter les poivrons découpés en lanières. Faire sauter le tout quelques minutes, les lanières de poivrons doivent être saisies mais pas trop ramollies.
Ajouter ensuite les tomates confites sauf quatre et les olives (éventuellement découpées en rondelles). Faire revenir 2-3 minutes et réserver.
Cuire les pennes, mais pas trop. Al dente sera parfait. Egouter les pennes mais sans excès, il peut rester un peu d’eau.
Ajouter les pennes au mélange de chorizo, poivrons, tomates et olives. Faire revenir le tout à feu vif. Incorporer quelques copeaux de parmesan qui fondent parfaitement.
Servir très chaud garnis de quelques copeaux de parmesan supplémentaires et d’une tomate confite.
Accord Met-Vin
Ce plat est exlcu les vins légers qui ne résisteraient pas au côté relevé du chorizo doublé de l’acidité relative des tomates. L’expérience montre qu’un vin italien à base de Sangiovese ou un Espagnol de Navarre font généralement bon ménage avec ce plat. Pourquoi ne pas essayer un Chivite ? Ou un Gran Feudo ?
Un article de Ivan Letessier publié sur le site du Figaro ce 14 janvier 2009 confirme que la France n’est plus le premier pays producteur de vin.
Toutefois, on peut se demander s’il s’agit là d’une mauvaise nouvelle. En effet, la quantité est un indicateur, mais qu’en est-il de la valeur des exportations ou de la qualité des vins proposés ? Découvrez l’article ci-dessous.

(photo Figaro)
La production et la consommation mondiales progressent, mais l’Hexagone perd des parts de marché.
Le millésime 2008 gardera un goût amer pour nos viticulteurs. C’est l’année où la France a perdu la place de premier producteur de vin, au profit de l’Italie, avec l’équivalent de 485 millions de caisses de bouteilles élaborées dans l’Hexagone, contre 552 millions de l’autre côté des Alpes. Bien sûr, les producteurs bordelais, bourguignons et languedociens ont souffert l’an passé d’une «petite» récolte, à l’inverse de leurs collègues italiens. Mais ils ne regagneront pas leur leadership, selon une étude réalisée par le cabinet anglais IWSR pour le compte des organisateurs du salon Vinexpo : après une croissance de 13% en 2009, la production de vin français devrait à nouveau s’éroder d’ici à 2012, alors que l’Italie restera leader.
Nos terroirs ont décidément moins la cote. Non seulement la France n’est plus le premier exportateur en volume depuis 2005, lorsque l’Italie l’a devancée, mais elle s’est fait dépasser par l’Espagne en 2008, selon les estimations de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Autre déconvenue, les Italiens sont devenus en 2007 les premiers consommateurs de vins tranquilles, devant les Français. Dès cette année, ces derniers descendront encore d’une marche sur le podium, au profit des Américains, qui deviendront en 2011 les premiers consommateurs de vin, selon IWSR.
La baisse de la consommation en France résulte de l’action «des ayatollahs anti-alcooliques , estime Robert Beynat, le directeur général de Vinexpo. Ils ont notamment appuyé les dernières campagnes contre la consommation d’alcool par les femmes enceintes.» La chute devrait toutefois se ralentir. Après avoir baissé de près de 9% depuis 2003, la consommation va reculer de 3% d’ici à 2012.
S’adapter pour exporter plus
Au niveau mondial, en revanche, la production de vin devrait progresser de 4% entre 2008 et 2012, et la consommation de 6%. Les producteurs français ont une carte à jouer, à condition de s’adapter aux marchés à fort potentiel : Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Japon et Russie. «Avec ses quelque 500 appellations d’origine contrôlée, la France propose une offre de vin complexe pour l’export, où les offres simples rencontrent beaucoup de succès, confie au Figaro Xavier de Eizaguirre, président de Vinexpo et directeur général de Baron Philippe de Rothschild. Les producteurs français ne sont pas les meilleurs en stratégie et en marketing, et continuent à vendre du vin comme autrefois.» Leurs concurrents du Nouveau Monde se sont imposés en mettant en avant une marque et un cépage. Les vignerons français devront revoir leurs étiquettes pour séduire les nouveaux consommateurs, tels ces Anglais et Russes qui remplacent la bière par du vin blanc.
Pas question pour autant de désespérer. La France reste leader de l’exportation en chiffre d’affaires, avec 6,7 milliards d’euros, contre 4,4 milliards pour l’Italie. Les fortes croissances des producteurs transalpins et espagnols sont réalisées avec du simple vin de table. «L’offre française est aussi une force pour demain» , assure Xavier de Eizaguirre. Les consommateurs riches et exigeants privilégieront toujours les vins haut de gamme. Les grands crus passeront entre les gouttes.
La France fait donc face à un énorme défi. Mais quelle sera la stratégie adaptée? Imiter les produits des concurrents d’Italie, d’Espagne et du nouveau monde en terme de concept et de marketing, ou mettre d’avantage en avant la qualité et la typicité des produits issus des terroirs de France? Et quels moyens pour cela? Oenotourisme ? Réglementation plus souple en matière de publicité? Sensibilisation de toute la chaîne de distribution ?
Article du figaro: La France n’est plus le premier producteur de vin au monde
Repas de famille. Mon grand-père à la sélection et au service du vin, ma grand-mère aux cuisines et au service des plats. Mon grand-père goûte le vin, mon père confirme qu’il est bon, les femmes n’y connaissent rien mais reçoivent quand même un petit verre après hésitation. Les hommes – eux qui savent apprécier – voient leurs verres généreusement remplis…
Heureusement, c’était il y a longtemps. Fini le temps où les femmes étaient tenues éloignées du monde du vin. Le vin est devenu une affaire de femme, et c’est tant mieux! Vigneronnes, sommelières, cavistes, maîtres de chai, critiques,…on ne compte plus les femmes qui réussissent dans le monde du vin.
Mais ne cherchons pas si loin, ce sont les femmes qui achètent près de 70% du vin vendu dans les supermarchés, qui scrutent la carte des restaurants, goûtent et partagent leurs impressions – dans un mélange de franchise et finesse qui fait parfois défaut aux amateurs masculins.
Les femmes boivent pour le plaisir, pour se détendre, parce que c’est bon… et non pas par habitude ou pour la quantité. Il s’en suit qu’elles se montrent plus exigeantes et choisissent avec plus d’attention. Si je bois, ça doit me faire plaisir et être de qualité. Pas envie de payer le prix d’un mal de crâne ou d’une santé entachée…
Quant aux termes ‘Vin de femme’, je crains qu’il ne s’agisse que d’une invention d’homme. Et de quoi s’agit-il, en fait ? D’un vin rond, souple, soyeux, sucré, fruité ? Trop sucré ? Trop rond ? Je connais des femmes qui ne jurent que par les Gigondas et Châteauneuf-du-Pâpe, d’autres ‘addicted aux vins’ du Jura, les suivantes qui refusent systématiquement tous les vins moelleux car généralement trop ‘lourds et sucrés’. Par contre, il existe sans doute des différences de goût, et une sensibilité féminine qui mène à percevoir la subtilité des arômes et à apprécier la souplesse de certains crus plutôt que d’autres. Il n’y a pas plus de vin de femme que de vin d’homme, mais bien une tendance à oser ses propres goûts plus affirmée chez les femmes. Elles apprécient ce qu’elles apprécient et pas ce qu’il est communément admis d’apprécier. Les femmes boivent quand c’est bon, point. J’aime écouter l’avis des femmes sur le vin car c’est sincère, et surtout épargné par les discours oenologiques fumeux et éculés…
Envie de rencontrer quelques personnalités féminines du monde du vin ? Commençons par rendre visite à Juliette Bécot au Château Joanin Bécot dans les Côtes-de-Castillon, Françoise Levêque au Château de Chantegrive , Marie-josé BIREAUD au Domaine les Hauts de Riquets, Anne Gros au Domaine Anne Gros, ou encore Martine Tixier au Domaine Tixier…
Sur ce, Messieurs, ne dites plus, « vin de femmes » mais bien « quel vin choisiriez-vous, Madame ? ».
Marco (Marc Roisin)
D’après la brève ‘USA : Le consommateur se tourne vers des vins moins chers’ publié sur le site Vitisphere.com le 8/01, les américains augmentent leur consommation mais diminiue le prix déboursé par bouteille.
« La crise économique et financière aux USA semble modifier les habitudes de consommation de vin. Si consommateur américain ne semble pas décidé à réduire sa consommation de vin, en revanche il est plus regardant sur le prix de la bouteille et se reporte sur des vins moins coûteux. Il fréquente moins les restaurants et consomme plus volontiers son vin à domicile. Les vins qui ont le plus progressé au cours des derniers mois sont ceux dont le prix est inférieur à 15$ et particulièrement ceux à moins de 7 $ la bouteille. Durant les fêtes de fin d’année, qui sont l’une des périodes les plus actives de l’année pour les ventes de vin, les détaillants ont observé un report des achats de Champagne vers des effervescents californiens, espagnols ou italiens bien meilleur marché. Le site Wine.com, un des premiers website de vente de vins, a noté que le prix moyen de la bouteille vendue au mois de décembre 2008 a baissé de 17% par rapport à l’an dernier, mais le nombre de bouteilles vendues est en hausse de 15%.
Cette tendance se retrouve également sur les achats des entreprises pour leurs cadeaux de fin d’année. Globalement, le montant moyen du cadeau d’entreprise reste inchangé, mais les entreprises ont opté pour une sélection de vins moins chers, plutôt que pour une seule bouteille très couteuse, geste qui pourrait être mal interprété par temps de crise. »
Article lié: augmentation des ventes sur Internet
Un article de Jean-François MUNSTER publié dans le journal Le Soir du 3 janvier 2009 analyse les différentes composantes du prix d’une bouteille de vin.
L’article en question:
« Des caves du château jusqu’à la table du consommateur, la bouteille prend de plus en plus de valeur. Voici les différentes étapes.
L’exercice est ardu vu la multitude des paramètres pouvant influer sur le prix : niveau de concurrence, circuit de distribution, quantités en jeu… Il a fallu faire des choix. Nous nous sommes aussi limités à analyser la bouteille à la sortie de l’exploitation. Remonter plus en amont nous aurait menés trop loin. Les structures de coût peuvent varier fortement d’un domaine à l’autre : selon que le vigneron ait sur les bras un prêt à rembourser pour l’acquisition de son terrain ou qu’il en soit pleinement propriétaire. Selon aussi la région de production. Les disparités de prix peuvent être énormes : un kilo de raisins dans la Mancha (Espagne) vaut 20 cents. A Reims, au cœur de la Champagne, 7 euros.
Seul poste à être plus ou moins fixe quelle que soit la région concernée : la matière sèche (bouteille, étiquette, bouchon, collerette, caisses…). On estime qu’elle revient à moins d’un euro la bouteille. Plus la production est importante, plus le vigneron pourra obtenir des rabais de la part de ses fournisseurs. En jouant sur la qualité des matériaux, il pourra faire passer ce prix en dessous de la barre des 50 cents
Le premier poste au départ de l’exploitation est celui du transport. Son coût dépend bien sûr de la provenance du vin. Un loire coûte moins cher à acheminer en Belgique qu’un bordeaux. La distance ne veut néanmoins pas toujours tout dire. Le vin chilien qui arrive par containers entiers dans les ports européens ne coûte pas beaucoup plus cher, à la bouteille, qu’un flacon ramené de Bordeaux par camion. Les volumes sont tellement grands que cela compense la distance. Cet effet de taille est également valable pour le transport par camion. Un grand distributeur pourra remonter ses cargaisons de bordeaux par camions entiers à un tarif de 5 à 8 cents la bouteille tandis qu’un petit caviste payera 30 cents la bouteille pour sa palette. Certaines chaînes (Delhaize, Colruyt) font également des économies sur les frais de transport en acheminant le vin en citernes et en le mettant en bouteille en Belgique. Cela leur revient deux fois moins cher. Une fois la frontière traversée, l’importateur doit s’acquitter d’une série de taxes : accises (35 cents la bouteille), écotaxes (7,38 cents par bouteille non réutilisable). Il y a aussi le coût des formalités administratives et, pour les vins du nouveau monde, des droits de douane. Comptons 50 cents pour le tout.
Ensuite ? Tout va dépendre du circuit de distribution emprunté par la bouteille et du nombre d’intermédiaires. Le plus court chemin est celui emprunté par la grande distribution. Les chaînes de magasins achètent un maximum de vin directement au producteur. Elles doivent néanmoins parfois recourir à des intermédiaires. Des agents ou négociants par exemple qui ont reçu une exclusivité de commercialisation de la part d’un vignoble. Ou des courtiers : des spécialistes qui jouent les entremetteurs entre producteurs et revendeurs.
Quelle marge les grands distributeurs réalisent-ils sur le vin ? Elle varie en fonction de la présence ou non d’intermédiaires mais aussi et surtout de l’état de la concurrence. Certains petits bordeaux par exemple – ou des grandes marques de champagne en fin d’année – seront vendus avec quelques pour cent de marge voire sans la moindre marge, car on les retrouve partout. Ils sont considérés par les enseignes comme des produits d’appel sur lesquels il faut se battre. D’autres bouteilles seront vendues avec des marges dépassant les 20 % parce qu’elles sont propres à une enseigne, difficilement comparables. En moyenne, pour les vins « peu exposés », une marge fluctuant autour de 20 % semble assez répandue en grande distribution. Ce à quoi il faut encore ajouter les 21 % de TVA pour avoir le prix magasin.
Pour des raisons évidentes de taille et de moyens, les petits détaillants s’approvisionnent moins régulièrement en direct auprès des producteurs. Ils ont recours aux services de grossistes-importateurs qui prennent entre 20 et 30 % de marge. Ces cavistes prendront à leur tour 30 % de marge.
C’est aussi à ces mêmes grossistes que s’adressent la plupart des restaurateurs – même si certains n’hésitent pas à importer eux-mêmes du vin ou à l’acheter en grande surface. Quelle marge prennent-ils ? Là aussi, on retrouve tous les cas de figure. Une constante cependant. Plus le vin est bon marché, plus le pourcentage de marge sera important. Exemple : le pichet de rouge du patron à la pizzeria du coin. On pourra le payer jusqu’à 15 euros le litre alors qu’il a coûté 1 euro à l’achat : « fois 15 » ! A l’autre extrémité, un bordeaux grand cru vendu 100 euros dans le commerce sera affiché à 200 euros sur la carte d’un restaurant. L’exploitant se contentant là d’un « fois deux ». Pour des vins de milieu de gamme, « l’usage » est de multiplier le prix (TVA comprise) par trois. Mais il ne s’agit pas d’une règle absolue. Chacun fixe ses prix comme bon lui semble. Et certains restaurateurs connaissent très bien leurs tables de multiplication.
L’acheteur se fie trop à l’étiquette
Le très sérieux Institut de recherches économiques et sociales de l’Université catholique de Louvain (Ires) s’est penché récemment sur un sujet un peu moins ardu que d’habitude : le prix des grands vins.
Deux chercheurs, Vincent Scourneau et Daniel Weiserbs ont analysé les différences de prix observées entre 215 vins de Bordeaux millésimés de 1997 à 2001 et cotés dans le guide Parker. Leur conclusion ? Le marché donne un poids considérable, dans la fixation du prix, au nom du vin, à sa commune d’origine et au titre que lui a conféré le classement officiel du Haut-Médoc établi en 1855. Par contre, l’effet de l’avis des experts sur la qualité du vin est très faible. Bref, le consommateur se laisse (trop) vite guider par les étiquettes et les noms ronflants.
Le facteur qualité joue tout de même. Les chercheurs constatent qu’un point supplémentaire dans la cotation de Parker accroît le prix d’un vin de 4,5 %. Mais elle est insuffisante pour expliquer les différences de prix observées. Sa contribution apparaît même marginale par rapport au facteur réputation. Réputation du producteur et réputation du terroir. Parker classe les producteurs en six catégories selon leurs performances passées. Les chercheurs de l’Ires constatent qu’un producteur qui est rétrogradé de la première à la deuxième catégorie voit le prix de sa bouteille baisser en moyenne de 60 %. Mais, plus que la réputation individuelle, c’est la réputation collective, celle du terroir, qui joue. Le classement officiel du Haut-Médoc, établi en 1855 (avec des révisions mineures en 1856 et 1973) continue à jouer un rôle considérable malgré son caractère jugé obsolète.
C’est particulièrement vrai pour la mention de premier grand cru classé qui donne au vin une prime importante. L’Ires prend l’exemple théorique de deux vins identiques en tous points (cote, réputation, millésime, production…) mais dont l’un bénéficie de l’appellation « Margaux premier grand cru classé du Haut-Médoc » et l’autre simplement « de Haut-Médoc ». Selon le modèle mathématique développé, le prix du premier sera un peu plus du double du second. L’effet de classement est similaire pour les autres crus classés : du 2e au 5e rang. Une remarque cependant : les Saint-Estèphe sont, à caractéristiques égales, nettement moins chers que les Margaux et les Saint-Emilion.
Pour ces chercheurs, le classement de 1855, bien que jugé obsolète par de nombreux connaisseurs, a créé une véritable aristocratie des vins du Haut-Médoc, qui procure aux propriétaires une rente, à condition qu’ils maintiennent leur réputation de qualité. »
Les Bordeaux 2007 dégustés en primeur
479 vins commentés, classés par ordre alphabétique
Résultats:
- Aucun vin exceptionnel noté entre 18,5 et 20
- 53 vins excellents notés entre 16,5 et 18,25
- 181 très bons vins notés entre 15,25 et 16,25
- 224 bons vins notés entre 14 et 15
- 21 vins laissant un goût d’insatisfaction, notés en dessous de 14
Extraits du Carnet 55 : Les bordeaux 2007 en primeur:
« Le millésime est moyen et très hétérogène. Il existe des réussites de crus
plus que d’appellations. Dans pareilles circonstances, il convient de regarder
chaque vin au cas par cas et d’être très sélectif. Je me suis appliqué à vous
indiquer les vins à la maturité douteuse (notes vertes au nez induisant souvent
une fin de bouche étriquée). Ceux-là n’évolueront pas bien.
Au cours des dégustations, j’ai souvent pensé au millésime 1993 (aspect
coulant et fluide), aux 1997 (manque de richesse en milieu de bouche), ou
encore aux 2001 (Bonne corpulence, aspect tendre, fondu et très aromatique).
Sachez aussi qu’il existera des 2007 supérieurs aux 2006. Cette variété de
perception complique la synthèse. Il faudra le temps de l’élevage pour
parvenir à des perceptions plus précises et plus définitives.
Pour l’instant, les Bordeaux rouges 2007 apparaissent comme des vins de
soif, de moyenne garde, à la note plaisir forte. Ce dernier point est nouveau.
Que peut-on imaginer lorsque l’été n’est pas réussi à Bordeaux ? A coup sûr
des vins verts au nez et rudes en bouche. Un type de vins que par le passé, on
vous a recommandé de garder longtemps ; comme si le temps pouvait leur
apporter le plaisir manquant. Chimère.
Cette idée de la médiocrité n’est pas le profil des 2007 réussis. Leur tendreté
de structure, leur aspect facile, l’éclat de leur fruit, leur présence tannique
enrobée invitent à une consommation jeune. Seules la puissance et la
complexité manquent.
[...]
QUELS PRIX POUR 2007 ?
Voilà la grande question ! Selon les chiffres de l’Union des Grands Crus,
la fréquentation des dégustations primeurs par les professionnels a été
similaire à l’an dernier. D’autres signalent des chiffres plus élevés encore.
Les Américains ont boudé le rendez-vous, les Asiatiques sont venus moins
nombreux qu’espérés.
Je viens de participer à un débat sur France 3 en compagnie de Denis Marsan,
responsable des achats pour la société des alcools du Québec (450 000 caisses
de Bordeaux achetées chaque année). M. Marsan a martelé à l’antenne que
vu la hauteur de l’euro, il fallait une baisse de 30 % pour que l’achat des
2007 reste intéressant. Dans le cas contraire, les 2005, achetés avec une autre
parité, se révèleraient moins chers pour le consommateur final que le 2007.
Anthony Barton, raisonnable (mais le moins riche de tous, dit-il) me racontait
son inquiétude à la sortie d’un déjeuner avec un collègue (il a tu son nom),
qui n’avait aucune intention de baisser les prix.
De façon inattendue, il existe cette année de très bons vins dans le milieu
de gamme. Dans le haut de gamme, les notes semblent proportionnellement
plus basses. Or, l’émulation et l’intérêt pour le millésime sont créés par le
haut de gamme. Comme d’habitude, les prix seront établis selon la hiérarchie
des crus et non pas selon leur valeur gustative intrinsèque. Cela signifie
que même si certains vins sont très bons, les distributeurs ne les achèteront
que s’ils restent dans le prix du marché. De fait, de bonnes affaires sont
réalisables. Par exemple, à notation quasi égale avec le 2005, je ne pense pas
que Fleur Cardinale vendra son 2007 au même prix. Son propriétaire le sait,
le regrette, mais n’y peut rien. Ce n’est que plus tard, deux à trois ans après
la vente en primeur, que le marché pourrait estimer le vin à la hausse. Ce fut
le cas pour le 2002. Donc, autant acheter le 2007 de suite.
La situation économique internationale actuelle (euro fort vis-à-vis du dollar),
ainsi que la réputation moyenne du millésime n’est pas favorable à la vente
des 2007.
Le négoce, à qui les particuliers achètent, paiera les grandes marques au
prix demandé par la propriété, pour ne pas perdre son droit à acheter l’an
prochain. Déjà, ces marchands savent qu’il faudra financer des stocks. Par
conséquent, ils achèteront des quantités minimales et référenceront très
peu de crus. Alors, qui les vendra ? Probablement la grande distribution. Je
m’attends donc à retrouver de très nombreux crus vendus en foire aux vins
à l’automne 2009. » + Lire la suite sur le site de Jean-Marc Quarin
Commander le Carnet dégustation #55 : Les Bordeaux 2007 en primeur
Le 8 janvier 2004, Jean-Marc Quarin publiait un chronique intitulée: « Les Bordeaux inoubliables dégustés en 2003″. Cinq ans après, nous vous invitons à (re-)découvrir cette chronique…
Notation
Note de l’année : pour chaque vin, j’indique le score attribué à ma dégustation effectuée en 2003.
Note moyenne : pour chaque vin, j’indique la moyenne de toutes les notes obtenues par ce vin depuis sa première dégustation.
Cette notation est le reflet de mon vécu de dégustateur. Elle signifie que le goût d’un grand vin n’est pas figé. Un même vin peut exprimer des performances différentes d’une bouteille à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un contexte à l’autre. J’ai consacré tout un Carnet à cette problématique concluant qu’à terme « Il n’existe pas de grands vins, il n’existe que des grandes bouteilles ».
Dans ma notation, le plus grand vin est celui qui obtient la moyenne la plus haute. Or, rien n’empêche qu’un autre se goûte merveilleusement bien à un moment donné.
Le lecteur tiendra compte de la note moyenne pour ne pas surestimer la signification d’une note exceptionnelle.
Je goûte trop de vins bien notés sans en percevoir les fondements gustatifs réels.
Je constate qu’à terme l’emphase sous toutes ses formes (notation très haute, « atroce dévalorisation du verbe ») profite plus au vendeur qu’à l’acheteur.
Château Margaux 2000
Note de l’année : 20 – Note moyenne : 19,5.
Goûté sept fois depuis sa naissance et signalé dès les primeurs comme mon vin préféré du millésime, je lui ai donné en 2003 la note maximale. Elle fait honneur à sa complexité, son raffinement et, plus généralement, à son expression tout à fait exceptionnelle. Les mots pour la traduire relèvent plus de la joie, du bonheur, de la paix intérieure que de tout autre champ lexical. Ce vin m’impose le respect.
Château Margaux 1995
Note de l’année : 19,75 – Note moyenne : 18,75.
Goûté dix fois depuis sa naissance, dont une fois avec la note maximale. Dégusté trois fois de façon inégale en 2003. Somptueux au château, somptueux à Beyrouth, sa classe a échappé à beaucoup quand il a été maladroitement servi froid et non décanté dans un dîner trop arrosé et trop bruyant à Bordeaux. Son nez de prune est exceptionnel. A l’aveugle, il serait bien difficile de dire que ce vin est un Bordeaux, tant il montre des odeurs mûres et presque exotiques, merveilleusement associées à la fraîcheur. Il possède une entrée en bouche pulpeuse et royale et, quand son tanin reste caché dans la chair du vin jusqu’en finale, il mérite la note maximale. Or ce dernier point peut varier, au contraire de l’entrée en bouche qui a toujours été divine depuis sa naissance.
Cheval Blanc 1998
Note de l’année : 19,5 – Note moyenne : 19.
Goûté neuf fois depuis sa naissance, il est depuis les primeurs mon vin préféré du millésime. Goûté à l’aveugle en juin dernier chez Jean-Luc Thunevin à côté de Valandraud, Lafite et Pavie, il a largement dominé par l’éclat de son fruit et la densité intérieure qu’il manifeste. Il possède le grain du tanin royal de Cheval Blanc. Sa finale est interminable. Un vin remarquable dont les qualités vont s’imposer peu à peu à tous ceux qui n’ont rien vu venir.
Pour les curieux, Valandraud ce jour-là a dominé Lafite (trop ferme) et Pavie (goûté deux fois cette année, décevant et méconnaissable depuis que je l’avais porté aux nues en primeur).
Cheval Blanc 1982
Note de l’année : 19,25 – Note moyenne : 19.
Goûté quarante-deux fois, excusez du peu, depuis sa naissance, il m’a une fois de plus époustouflé lors d’un dîner. Je me suis pâmé devant la suavité de sa chair et la complexité de ses arômes.
Château Margaux 1990
Note de l’année : 19,25 – Note moyenne : 18, 75.
Goûté neuf fois depuis sa naissance, dont deux fois en 2003 avec la même émotion, tant au château que dans un dîner particulier. Il fascine par son soyeux velouté et sa très longue finale complexe et subtile. En carafe et au cours du dîner, il ne cesse d’émerveiller par sa classe et son goût renouvelés à chaque gorgée.
Lafleur 2000
Note de l’année : 19 – Note moyenne : 17,75.
Goûté cinq fois depuis sa naissance, dont deux en 2003. J’ai surtout vérifié s’il n’avait plus les éléments de verdeur remarqués en primeur. Plus rien ! Goûté à côté de Pétrus chez J-P Moueix, je l’avais noté 17,75 en janvier dernier. Goûté au château trois mois après, je lui ai donné la note que voici. J’ai d’ailleurs remarqué que je le notais toujours mieux lorsque je le dégustais au château et j’espère un jour pouvoir expliquer pourquoi.
Il présente un nez extrêmement jeune mais très complexe, qui prend beaucoup de puissance à l’agitation. La consistance et la qualité de ses saveurs sont remarquables en bouche. Ce vin est opulent (un point qui fait souvent défaut à ce cru que je juge plus élancé que large) et l’enchaînement tanique quasi parfait. C’est un vin d’une très longue garde.
Yquem 1989
Note de l’année : 19 – Note moyenne : 19.
Goûté dix fois depuis sa naissance, je le trouve toujours exceptionnel et plus subtil que le 1990 (noté 18 en 2003).
Mouton Rothschild 1982
Note de l’année : 18,75 – Note moyenne : 18,75.
Goûté six fois depuis sa naissance. Servi dans un dîner avec Margaux 90 et Cheval Blanc 82, il n’avait pas leur subtilité tanique. Mouton est résolument plus ferme et j’espère bien comprendre un jour pourquoi. 1982 brille par sa chair veloutée, son opulence et ses notes exotiques finales qui rappellent les vins de l’Hermitage.
Haut Brion rouge 1989
Note de l’année : 18,75 – Note moyenne : 18.
Goûté huit fois depuis sa naissance avec de grandes variations ces deux dernières années. Je l’ai retrouvé à un excellent niveau dans une dégustation faite chez un particulier en novembre 2003 .
Château Margaux 1996
Note de l’année : 18,75 – Note moyenne : 18,5.
Goûté huit fois depuis sa naissance, dont trois fois en 2003, la dernière fois à 18,75, les deux précédentes à 17,5. Toutes proportions gardées, il possède un grain de tanin sans doute plus fin que le 1995 mais il est beaucoup moins velouté. Il comble de joie les amoureux du grand cabernet sauvignon, mais son caractère élancé, très légèrement vif et en tout cas peu large en bouche, le prive pour l’instant de suavité. Je pense que ce plaisir complémentaire viendra avec le temps et l’évolution en bouteille. Vin de grande garde.
Latour 2000
Note de l’année : 18,75 – Note moyenne : 18,5.
Goûté quatre fois depuis les primeurs, je ne cesse d’apprécier la lente montée vers le plaisir qu’il sait susciter en bouche. C’est un crescendo. Comme les plus grands, il offre la puissance et le raffinement en même temps et s’achève par une grande finale profonde.
La Mission Haut Brion rouge 2000
Note de l’année : 18,5 – Note moyenne : 18.
Goûté quatre fois depuis sa naissance, voici quatre remarques :
1/ je l’ai mieux goûté que Haut-Brion.
2/ ce vin a une structure en bouche plus proche d’un Médoc que d’un Graves
3/ le grain de son tanin me paraît plus fin qu’en 1989
4/ pour la qualité d’orfèvre de son tanin, le mélange entre la puissance, la richesse des saveurs, la solidité de la matière et le raffinement tactile, je choisirais ce vin pour représenter Bordeaux dans une dégustation culturelle des plus grands vins rouges du monde. Le développement en bouteille pourrait amener des points supplémentaires.
Mouton Rothschild 2000, Angélus 2000, Léoville Las Cases 2000, Petrus 2000,…
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