Alain Brumont est Gascon. Cela se lit, s’entend, à travers des mots qui vibrent et claquent comme les galets des Pyrénées. Cela se goûte dans ses vins de Madiran: Montus et Bouscassé. Lancez le sur un mot – au hasard, tannat, ce cépage robuste, noir et intense qui est le coeur du Madiran – et il vous en servira une tirade où la gourmandise et la truculence s’en vont bras dessus-bras dessous pour vous attirer irrésistiblement en ses terres.

Quelle est l’histoire de votre vignoble ?
Je suis né sur le site, à Madiran. Ma famille y est installée depuis 7 à 8 générations. Mes parents étaient dans la vigne et mes arrières grand pères étaient célèbres dans le vin, ça remonte bien à la fin du 19e siècle. Ils ne connaissaient pas la mer mais, par contre, les meilleurs maîtres de chai sur plusieurs générations. On utilisait à cette époque le Madiran pour améliorer les autres vins. Puis, le Madiran a séduit par sa générosité, son tanin, sa couleur noire, ses degrés excédentaires. Toutes les qualités que lui confère le cépage tannat. Ce fut une étape importante. Vous savez, je ne crois que ce que je vois. Ce que je vois, c’est ce qui est exploitable. A une époque, le Madiran a été un grand vin, mais celui-là, on n’en a plus la trace. Il y a eu un coup d’arrêt lors de l’attribution de l’appellation contrôlée en 1948. Il faut savoir qu’entre environ 1870 et 1907 il y avait une législation, une sorte d’AOC en interne : la dégustation était obligatoire pour que le vin puisse être vendu. Il y a une règle qui demande que l’on attende 40 mois avant dégustation. Nous avons une bouteille de Montus XL qui est une cuvée de 40 mois. Vous imaginez qu’il faut attendre longtemps, et trouver toute sorte de solution pour déguster, car la bouteille ne se laisse pas ouvrir aussi facilement. Pour un épanouissement idéal, la règle est qu’il faut multiplier le nombre d’années d’élevage par lui même avant d’ouvrir: 4 années d’élevage, multiplié par 4, soit seize ans. Un Montus XL 1994 serait idéal aujourd’hui. Durant un demi siècle ça s’est passé comme ça. J’ai débuté en 1985. En 1982 j’avais fait ma première école. Mais 1985 correspond à l’année du premier vin qui a bouleversé les Bordeaux et Bourgogne, le Château Montus Cuvé Prestige. En confrontation avec les meilleurs Bordeaux, il a toujours été super bien classé. On a gardé cette place 23 ans après. J’organise des dégustations avec mes vins de tête pour les dégustateurs du monde entier, qui confirment cette situation. On a été comparés dans plusieurs top 100, ou des rendez vous plus concentrés, les 20, 30 meilleurs vins du monde – je peux vous dire qu’en classements, il y en a pour tous les goûts. Je suis personnellement fier de nos primeurs. Depuis 20 ans, dans ma propriété, on les travaille bien. C’est un phénomène remarquable hors de Bordeaux, ça représente 50-60¨% de notre production. On tient la comparaison avec les grands vins.
Pourquoi, à votre avis ?
Tout cela on le doit au terroir, au tannat et à nos vins atypiques. On travaille toujours dans le sens du cépage. On travaille avec chirurgie les grappes sur plus de 180ha. Chacune est calibrée au grain près. On travaille d’arrache pied, je peux vous dire. Je m’intéresse aux nouvelles technologies, au travail du raisin. Le plantage des rangs, le calibrage des feuillages, l’espacement des grappes de 10-15cm pour que le soleil puisse en faire le tour. Durant les vendanges, on laisse le raisin au ras de terre ou sur les galets pour poursuivre sa relation avec le terroir. Il est important de protéger le sol : il doit le sentir, pour amener tout cela à la bouteille.

Vos cépages sont durs à travailler ?
95% des grands terroirs de Madiran étaient abandonnés il n’y a pas si longtemps. Et c’était pas à cause du phylloxera. Il y avait des terres franches de pied. On a fait du marcottage : au bout de 30 ans, 50% seulement sont devenues franches de pied. Dans les vignes, il faut pouvoir travailler les pentes, toutes semées de gros galets. C’est très difficile. Plutôt que le phylloxera, on a souffert d’une désertion de la vigne, au gré de l’appel des usines. Pour les jeunes, travailler 70h à l’usine était préférable aux vignobles.
Exister par rapport ou Bordeaux et aux autres grands vins est une vraie préoccupation ?
C’est curieux. Bordeaux, c’est l’étranger pour nous, qui sommes dans le cœur du sud ouest. J’ai pas demandé à être comparé aux Bordeaux et Côtes-Rôties. On peut simplement faire un grand palmarès avec le tannat. Entre Bordeaux et Bourgogne, on est content de trouver du vin et des vignerons avec de la personnalité. Et puis, vous voyez, on est proche des Pyrénées : il y a une trilogie de vin qui s’installe depuis 6 ans : Madiran, Priorato, Ribera del Duero . C’est extraordinaire. On trouve de nouveaux découvreurs de vins qui sont passionnées par cette trilogie. C’est une trilogie nouvelle, qui amène un message nouveau qui arrive avec cette trilogie. Depuis 15 ans, c’est à la mode de visiter les vignobles du sud ouest. J’obsèrve deux clientèles différentes : une qui se positionne par l’argent et ce qu’il permet d’acquérir et l’autre qui est émue par la qualité. Quand on a moins d’argent on est obligé d’être plus intelligent. Dans les vins du midi, il y a Hervé Bizeul, qui monte assez fort. Il a une vraie une philosophie du terroir. Il amène une certaine personnalité dans le midi.

Justement, en parlant de philosophie…
Le tempranillo, c’est une lutte de cépage, de climat, de terroir. Le Madiran est un terroir personnalisé : il a le plus grand écart de température jour/nuit. Un terroir et des hommes de tempérament. On est dans la sincérité, l’authenticité. On aime les gens qui disent apprécier des vins tendus, profonds, puissants, élégants, intelligents. Qui ne se contentent pas de consensuel. Les vins du nouveau monde nous ont beaucoup apporté. Il y a un retour de l’Europe pure et dure à ce niveau. La rencontre du trios cépages tannat, tempranillo et grenache commence à beaucoup plaire. Je découvre 7 à 10 tannats par an. Il a une superbe acidité dans les pays chauds, beaucoup d’acide tannique. En plus, on est dans une zone protégée : à 70 km à la ronde, pas de dioxine. Je surveille l’eau depuis 50 ans. Je profite aussi d’un environnement de qualité avec ces collines. Le tannat et le Château Montus sont issus d’un terroir unique, le dernier mamelon, le dernier tumulus des Pyrénées, fait de pentes et de galets. Pour le Bouscassé, on marie du tannat à la terre argilo-calcaire. Le tannat a bousculé la hiérarchie pour la 1ere fois. Les vignerons gascons ont une philosophie attachante. On se réunit, on s’échange ses bouteilles «pirates», sans étiquette, entre vignerons de passage.
On visite votre domaine ?
Mais quand vous voulez! Venez prendre le temps de sentir ce qu’on fait ici, mais aussi à Jurançon, rencontrez les vignerons. Chez nous, on ouvre de plus en plus au public. L’intérêt d’un vigneron est d’avoir un bon nombre de clients qui le sollicite. C’est un travail de relation directe : intéresser, encourager l’ouverture d’esprit. Je fais des soirées de dégustation depuis 5 ans : je ne peux jamais dire la même chose. Je n’y peux rien, je suis vivant. Je reçois beaucoup, mais je tiens à travailler dans la vigne, c’est le plus important. Mais organiser une porte ouverte, c’est une organisation. Je monte des défis : Château Montus face aux 10 grands vins du monde. Et puis un événement qui me tient cœur : «Madiran intemporel», 4 sortes de Madiran à travers les âges. C’est intéressant car on n’est plus dans le subjectif, les styles de vin se bouleversent. Enfin, je fais des journées primeur en weekends à partir du 12 avril : 25 vins (blancs, rouges, moelleux) de 2007. On déguste le primeur en barrique et des vins proche du millésime à leur apogée. C’est exactement là que l’amateur se mélange au professionnel. Selon moi, d’ailleurs, tout le monde est professionnel. On fait goûter les différences de techniques dans les vins. C’est pédagogique, mais on reste loin des discours stéréotypés. Il faut dire la vérité.

Le pays de Cahors, dans la vallée du Lot, diffuse un charme exceptionnel dans les vins qui représentent son appellation. Des paysages et des architectures rurales étonnement bien préservés confèrent simplicité et rusticité à cette région enrichie d’un patrimoine et d’un terroir historique.

Terroir et gastronomie
Pour peu que l’on s’égare au-delà de la jolie bourgade, que ce soit dans les villages vignerons, les bourgs médiévaux, à Rocamadour, ou en bordure de
Malbec
Il est bon de noter que dans l’AOC Cahors, le cépage Malbec, qui fait actuellement le bonheur des vignobles argentins, représente
Historiquement, la fortune du cépage Malbec remonte à
Quasiment décimé par le phyloxera au 19e siècle, le vignoble de Cahors renait au milieu du 20e siècle, lorsque des vignerons fondent la cave coopérative de Parnac, afin de redonner vie au Malbec et au vin de Cahors. Alors qu’il n’est établi que sur

- Domaine Saint Didier de Parnac.Propriété de la famille Rigal depuis 3 siècles, comme le Château de Grezels et le Prieuré de Cénac.
- Château Chambert
- Château de Haute Serre
- Château le Brézéguet
- Château de Mercuès
- Château Croze de Pys (Jean Roche)
- Château du Cèdre
N’oubliez pas, bien sûr, de visiter les nombreux cavistes et négociants éparpillés dans la ville de Cahors.
Se loger
Gîte rural
- Le Blanat
- Grange Lasfargue
- La Petite Bergerie
- Domaine des Catalpas
- Combe de Redoles

Ce samedi 8 mars, c’est la Journée Internationale de la Femme. Mais dans le monde des amateurs de vin, les femmes sont et déjà à l’honneur: selon une enquête de consommation menée en Belgique par Delhaize, en collaboration avec BeXpertise, 70% des achats en vin sont effectués par la gente féminine. L’enquête souligne également quelques tendances pour le moins encourageantes pour Vinogusto.

Globalement, le vin rouge règne en maître (55%). Toutefois, il ressort de l’enquête que les femmes choisissent davantage un vin pour l’accorder avec un plat ou une occasion. Ensuite, les critères de sélections retenus sont le prix et les étiquettes. De son côté, l’homme serait plus sensible au pays ou à la région de production, et enfin à l’appellation. Trois groupes sont également épinglés par l’enquête:
- Les « débutants ». De 20 à 35 ans, ils découvrent et boivent du vin entre amis, et le choisiss choisissent en fonction de l’aspect de la bouteille, du bouche à oreille, et de leurs préférences.
- Les « amateurs ». Ils pratiquent l’achat rapide et se laissent volontiers tentés par les vins du monde. Une minorité d’entre eux dégustent un vin quotidiennement.
- Les « connaisseurs ». Leur relation au vin est quotidienne et leur budget plus élastique, car ils ne rechignent pas à délier le cordon de la bourse pour s’offrir un vin qu’ils convoitent pour sa complexité, ses qualités et sa richesse.
Cette enquête souligne enfin l’importance des recommandations dans le choix d’un vin : bouche à oreille, suggestion d’amis, de cavistes ou de professionnels sont davantage sollicités que des explications trop techniques. Les suggestion d’accords vins-mets sont également fort prisées.
Tant de choses et plus encore à glaner sur Vinogusto.
Ce mercredi 19 mars 2008, l’oenokot a le plaisir de vous inviter à sa traditionnelle foire aux vins belges qui aura lieu cette année aux Hall Sainte Barbe entre 19h30 et 23h! Les vins belges, quoique bien côtés, restent assez méconnus du grand public. Cet évènement est donc une bonne occasion pour les découvrir, alors qu’ils sont en pleine expansion.
Nous attendons pour cette année environ 15 producteurs pour un total de 50 produits. Vous aurez le plaisir de déguster aussi bien des vins de fruits ou de raisin, des apéritifs traditionnels ainsi que du fromage et autre découverte en provenance directe de notre terroir.
Cette année, les pré-ventes sont proposées au prix de 5 euros au kot ainsi qu’à la place de l’Agora du 28 février au 9 mars et enfin au magasin Les Secret Du Chef de la rue Charlemagne. Sur place le prix de l’entrée est fixé à 7 euros.
Pour chaque bouteilles achetée vous recevrez vous aurez des chances de gagner pas mal de bouteilles et surtout des places (6 en tout) pour un cours d’oenologie.
Informations pratiques : Le hall Sainte Barbe se trouve dans le haut de la ville à quelques pas de la place des sciences. C’est un hall universitaire spacieux et élégant qui sera parfait comme cadre pour notre foire. Le parking sainte barbe (juste à coté) est gratuit après 19h.
Nous vous souhaitons d’ores et déjà une excellente foire aux vins 2008!
Pour plus d’informations, voir le site de l’oenokot.
Depuis quelques semaines, nous avons un accord avec Ledegustateur.com et publions chaque semaine quelques notes de dégustation en provenance du Canada. Voici un petit extrait des notes publiées sur le site.
La crème des bordeaux ‘94…
Château Cos d’Estournel 1994 (Saint Estèphe)
Superbe! Une des meilleures bouteilles de ce vin que j’ai eu la chance de goûter. Le premier nez est un peu végétal, avec des notes de poivron assez marquées, mais il évolue rapidement vers un caractère très bordelais de cuir, de réglisse et de minéral, enrobé de nuances enchanteresses de moka et de torréfaction dans lesquelles on reconnaît la signature de Cos même à l’aveugle. La bouche est ample, dense et d’une classe sublime, des tannins fermes et très racés, parfaitement enrobés d’un chair somptueuse, de velours, avec des saveurs de cuir, de réglisse et de cassis et beaucoup de poids en fin de bouche, laissant présager un futur encore très prometteur. Une grande réussite. AM : jusqu’en 2019.
Château Margaux 1994 (Margaux)
Profond, minéral, très racé, offrant des notes de cuir, de tabac, de sous-bois, avec des arômes très complexes de thé et d’épices. La bouche possède un toucher majestueux, dense, ferme, très soyeux, avec des tannins extrêmement racés. Une étoffe de grande qualité, offrant une expérience tactile digne de ce cru mythique, avec un équilibre qui sera en mesure de transporter le vin pendant encore plusieurs années. AM: jusqu’en 2024.
Château Latour 1994 (Pauillac)
J’ai eu la chance de goûter ce millésime de Latour plus d’une dizaine de fois. D’un charme irrésistible en jeunesse, il est allé en se refermant avec les années jusqu’à devenir, depuis deux ou trois ans, un peu décevant. Mais il ne faut pas s’en faire pour si peu, les grands bordeaux traversent des phases latentes qui peuvent durer plusieurs années. Rubis, de très bonne saturation, aux reflets grenat. Il n’est pas tout à fait fermé, mais il ne possède pas la magnifique profondeur qu’il a déjà offert, laissant entrevoir un fruit de bonne maturité, aux relents de cassis, avec des nuances de champignon et des subtiles notes florales. La bouche est ample, de bonne matière, avec une structure très bien polie, étonnamment civilisée pour un Latour, de grande finesse, aux saveurs subtiles de cassis, de prune et de chocolat. Il faudra être encore patients. AM: 2012 @ 2024.
Château Montrose 1994 (Saint Estèphe)
Rubis-grenat, très bonne saturation. Très joli nez, mûr, doux, profond, avec des traces végétales mais aussi une belle complexité minérale, arrivant même à évoquer l’asphalte. L’attaque est ample, assez souple, la bouche possède une trame soyeuse, aux tannins encore assez fermes qui procurent une agréable austérité, avec des saveurs subtilement minérales, qui aboutissent en une finale aux relents de tabac. Sec, droit et typé, très racé. Il a un peu souffert de la comparaison avec Cos, mais c’est une grande réussite. AM: jusqu’en 2019.
Pour en découvrir d’avantage, rendez-vous sur la page de ‘ Ledegustateur‘ .
Parce qu’on n’a pas toujours la chance d’avoir une couscoussière chez soi mais qu’on aimerait malgré tout profiter des plaisirs d’un bon couscous, je vous propose cette semaine une recette très simple pour réaliser un couscous chez vous avec une casserole
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Couscous
Ingrédients (pour 2 ou 3 personnes)
Semoule de blé, viandes diverses (quelques pilons de poulet, merguez, …), 2 oignons, 2 grosses carottes, 2 courgettes, quelques navets, une poignée de pois chiches trempés dans l’eau pendant une nuit, 3 cuillères à soupe de raisins secs, 1 cuillère à café de graines de coriandre, 1 cuillère à café de graines de fenouil, 2 gousses d’ail, sel, poivre, beurre, 3 cubes de bouillon (ou du fond), 1 piment séché, un peu de fleur d’oranger, cannelle en poudre et bien sûr du ras el hanout (1 cuillère à café) et du harissa.
Recette
Faites tremper les raisins secs dans un bol d’eau avec un peu de fleur d’oranger.
Faites revenir dans une grande casserole profonde l’oignon et l’ail dans un peu de beurre (à feu moyen). Ajoutez la viande, le ras el hanout, les graines de fenouil et de coriandre que vous aurez pris le soin de concasser, une pincée de cannelle et le piment séché. Salez et poivrez. Faites revenir l’ensemble jusqu’à coloration de la viande. Ajoutez les carottes, courgettes et navets découpés en gros cubes ainsi que les pois-chiches. Couvrez d’eau à niveau et ajoutez les cubes de bouillon. Laissez cuire jusqu’au moment où les légumes et la viande sont cuits. Réservez hors du feu.
Pour la semoule, versez-la dans un bol et ajoutez de l’eau bouillante. Couvrez pendant 5 minutes. Ajoutez ensuite un peu de beurre et égrainez à la fourchette.
Servir le tout avec du harissa et des raisins plus vraiment secs
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Vous voulez en savoir plus
Le ras el hanout est un mélange composé d’une vingtaine d’épices : Cumin, curcuma, gingembre, cardamone, muscade, coriandre etc. Ce mélange est principalement utilisé dans la cuisine traditionnelle d’Afrique du Nord et parfume agréablement les plats tels que le couscous.
L’harissa une purée de piments rouges séchés au soleil et broyés avec différentes épices : Cumin, …
Accord vins-mets
Un Santa Rita – Medalla Real – Cabernet Sauvignon offrira un répondant juste aux saveurs relevées de ce plat.

