Derrière les pages de Vinogusto, il y a des gens, des types faits de chair et de sang, qui aiment concrétiser leurs envies et leurs visions. Issus de terroirs caractéristiques (Wallonie, Flandres, France, Espagne), et nourris d’horizons professionnels diversifiés, leur créativité respective et leur sens de la convivialité ont convergé au sein de Vinogusto. Ensemble, ils forment une équipe soudée qui allie compétences et enthousiasme. Les pieds fermement ancrés dans la réalité, ils ont à cœur de donner à leur vision la fiabilité d’un savoir-faire concret. Il était temps que nous vous les présentions. Et puisqu’une équipe composée avec talent se consomme avec modération, une première étape sera consacrée à 3 authentiques chevilles ouvrières du projet.
Marc : Fondateur, tête chercheuse, penseuse et fonceuse de Vinogusto. En intrépide amoureux du vin, animé par le désir de partager ses coups de cœur, Marc arpente depuis des années tables et caves, découvre des domaines, petites appellations et destinations insolites pour aller à la rencontre des plaisirs du vin. L’idée d’un site communautaire et indépendant axé sur le partage des plaisirs liés au vin lui est venue durant un séjour gastronomique au coeur du Périgord. Après 10 ans de gestion de projet dans le monde de la finance, Marc décide de se consacrer entièrement à cette passion.
“La naissance de Vinogusto a répondu à notre besoin de créer un lieu ouvert à tous qui aide à choisir les vins, à savoir où se les procurer à bon prix, à décider quel domaine visiter. Et tout cela, non pas sur base des avis de quelques gourous ou jurys de haut-vol mais bien sur base des avis de l’ensemble de la communauté des amateurs de vin et de tourisme vinicole, de l’amateur débutant au professionnel, du consommateur occasionnel au gastronome invétéré”
Laurent : Cet authentique gourmand de rencontres humaines, dénicheur de nouveautés et explorateur des possibles est le responsable des développements et systèmes informatiques. Laurent (aka Jack) assure la mise en œuvre de tous les aspects techniques liés à Vinogusto. Créatif et passionné, il scrute les nouveautés qui facilitent et stimulent notre quotidien. Il insuffle à Vinogusto son expérience dans le conseil en informatique, aboutie dans la création et la gestion de deux studios web et de plusieurs sites à large audience.
“Ni œnologue, ni grand spécialiste, je n’en apprécie pas moins de déboucher et partager une bonne bouteille entre amis. Pas toujours facile de consacrer du temps comme on le voudrait à choisir son vin et honorer sa cave, surtout lorsque, comme moi, on a tendance à s’éloigner des goûts conventionnels. Mon besoin de découvertes et de nouveauté m’encourage à aller vers la différence et trouve son expression concrète au sein de Vinogusto”
Sam : Chef cuistot au sein de la délicieuse équipe Mmmmh!, Sam est un orfèvre de la cuisine simple, raffinée et à portée de tous. Avec le même souci de précision et le même amour du travail bien fait, ce nouveau venu de l’équipe s’occupe, au sein du site Vinogusto, des questions d’analyse et de développement. Chaque semaine, vous retrouvez sur le blog Vinogusto la recette de Sam, au cours de laquelle notre analyste - développeur maison assaisonne votre quotidien de ses créations alléchantes. Inspirez vous de la délicatesse et de la pertinence de ses choix, vous ne serez pas déçu par son invitation au voyage.
“Vinogusto représente pour moi une porte d’accès privilégiée au monde du vin ainsi que tous les moyens pour s’y plonger facilement. Passionné de cuisine, Vinogusto m’offre un outil simple et efficace pour chercher le vin adéquat pour mes repas et partager mes meilleurs expériences vinico-culinaires”
Toute l’équipe Vinogusto vous souhaite une très belle visite sur Vinogusto ainsi qu’une excellente et succulente année 2008.

Foie gras poêlé et confiture de figues au vinaigre balsamique
Ingrédients
Un foie gras cru de canard, une dizaine de figues, 5 cuillères à soupe de sucre roux, 5 cuillères à soupe de vinaigre balsamique, des tranches de pain brioché, de la cressonnette, de la fleur de sel et un mélange de poivre 5 baies du moulin.
Recette
Le plat que je vais vous proposer aujourd’hui est assez simple à réaliser et permet de changer du traditionnel foie gras cuit généralement présenté en terrine.
La confiture
Enlevez le chapeau des figues (la petite tige en haut de la figue). Coupez-les en 4. Versez un fond d’eau dans une casserole. Ajoutez le sucre roux et faites revenir les figues à feu moyen. Un léger sirop va se former. Laissez infuser les figues 10 bonnes minutes afin qu’elles puissent libérer tout leur arôme. Passez-le tout au mix-soupe (ou dans un mixeur) et ajoutez le vinaigre balsamique. Goûtez et rectifiez au besoin l’assaisonnement (ajoutez du sucre si c’est trop acide et ajoutez du vinaigre balsamique si c’est trop sucré). Réservez.
Le foie gras
Coupez le foie gras en tranches d’environ 1,5 cm d’épaisseur. Posez les tranches de foie gras dans une poêle chaude et poêlez-les environ une minute de chaque côté. Epongez sur du papier absorbant.
Disposez une noix de confiture sur l’assiette, quelques tranches de foie gras avec un peu de fleur de sel au-dessus de chaque tranche. Garnissez avec quelques rondelles de figues, de la cressonnette pour la couleur et un peu de pain brioché. Enfin, éparpillez un peu de poivre sur l’assiette. Bon appétit !
Conseils
- La poêle où l’on va poêler le foie gras doit être suffisamment chaude de manière à ce qu’une jolie pellicule plus cuite (brune) se forme et empêche le foie gras de fondre. Attention toutefois car la poêle ne doit pas être trop chaude. En effet, si c’était le cas, votre foie gras brûlerait et deviendrait noir en quelques secondes.
- Les tranches de foie gras ne doivent pas être trop fines car sinon, le résultat serait trop sec. Bien entendu, elles ne doivent pas être trop grosses non plus car le but est de saisir rapidement le foie gras pour qu’il reste moelleux à l’intérieur mais quand même chaud.
- Le foie gras cru que vous achèterez doit être relativement souple et sans tache.
- Le foie gras peut également être déveiné pour une découpe plus simple et une question d’esthétique.
Accord vins-mets
Le vin ne doit pas forcément être très moelleux ou licoreux car ce plat l’est déjà suffisamment avec la confiture. Un Domaines Schlumberger - Gewurztraminer - Les Princes Abbés 2005 convient parfaitement pour ce plat.

Afin d’attirer les regards et les palais, la Cave Saint Marc de Caromb, au pied du mont Ventoux, a fait appel à un invité prestigieux : le Père-Noël, soi-même.
Cette campagne d’affichage et de communication sur le web, pour le moins cocasse et fort à propos, fait la promotion des vins “100% Caromb”.
L’occasion rêvée pour l’équipe Vinogusto de vous souhaiter un bien beau Noël.

Flan d’aubergines
Ingrédients (pour 6 flans de grandeur moyenne)
3 aubergines, 2 petits oignons finement émincés, 2 cuillères à soupe de ciboulette finement émincée, 1 cuillère à soupe de persil plat finement émincé, 3 œufs battus, un petit bloc de parmesan râpé, beurre, sel et poivre.
Accompagnement : Une petite salade.
Recette
Découpez les aubergines en dés et faites-les revenir à feu moyen avec un peu d’huile d’olive dans une casserole ou un wok. Couvrez en remuant de temps en temps. Pour savoir que les dés d’aubergine sont prêts, goûtez-les et ils doivent presque fondre en bouche.
Faites revenir les oignons émincés dans un peu de beurre jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents. Ils ne doivent pas brunir.
Mélangez ensuite dans un mixeur les aubergines, les oignons, la ciboulette, le persil plat et les 3 œufs jusqu’à obtention d’une consistance assez liquide et homogène. Salez, poivrez et ajoutez le parmesan en goûtant régulièrement afin d’avoir la saveur désirée (ça doit être bon !).
Versez le mélange dans des moules (en silicone c’est plus simple sinon beurrez-les) et enfournez-les dans un four préchauffé à 180 degrés pour environ 25 minutes. Démoulez et servez avec une petite salade et quelques copeaux de parmesan pour décorer. Bon appétit !
Conseil
L’aubergine est parfois un peu amère, donnant une certaine légère amertume aux flans. Quelques trucs pour « combattre » cette amertume : Enlevez la peau de l’aubergine (c’est la partie la plus amère); Servez une salade assaisonnée au vinaigre balsamique et à l’huile d’olive qui va adoucir ce côté un peu amer (évitez les salades amères telles que la trévise ou la scarole); Enfin, vous pouvez également vous procurer des aubergines italiennes généralement plus douces.
Accord vins-mets
Je vous recommande un vin assez fruité : Par exemples un domaine de la mordorée - Côtes-Du-Rhône - Rosé 2004 ou un Château Le Parvis De Dom Tapiai 2006.
L’interview de Nico
Aller à la rencontre d’un vigneron, de son travail et de sa région au cours d’une entrevue décontractée, un échange convivial ou une dégustation en direct : tous les mois, c’est l’interview de Nico et c’est -avouons-le- rien que pour vous donner envie de prolonger le plaisir et de rendre visite aux vignerons et producteurs qui font la différence. Hop! Première étape : le charmant Domaine des Hauts de Riquets.

Situé à Baleyssagues, entre Dordogne et Bordelais, le Domaine des Hauts de Riquets allie savoir faire, amour du terroir et convivialité. C’est sur ses terres que, dans les années 30, est née l’appellation Côtes de Duras. Géré par Pierre et Marie-José Bireaud, le domaine propose aussi son gîte pour vous accueillir et vous faire découvrir les délices d’une appellation tout en douceur et de sa région propice aux flâneries oenologiques.
Rencontre avec Marie-José, la passionnée.
Quelle est l’histoire des Côtes de Duras ?
L’appellation Côtes de Duras est située entre le Bergerac et le Bordelais. Elle est composée de cépages cabernet sauvignon et sémillon. Il s’agit d’une petite appellation, qui recouvre environ 2000ha. Duras a une histoire particulièrement déchirée, due à sa situation entre le sud ouest et le bloc bordelais. Son terroir et son climat le distinguent également de ses voisins. Notre arrière grand père a créé l’ aoc (appellation d’origine contrôlée), avec d’autres vignerons. Auparavant, l’appellation était celle de « vin du haut pays ». Elle alimentait le marché de Bordeaux. Les vignerons n’avaient pas le droit de commercialiser avant que tout le Bordeaux soit vendu. Plus tard, avec la création des départements, la région s’est retrouvée hors de Gironde et de Dordogne. Ceci nous a permis de prendre les choses en main et de créer notre appellation, dans les années 30. L’appellation Duras était dans le premier wagon des appellations créées grâce à la Loi Capus et les décrets les protégeant. Depuis, elle a connu une évolution en dent de scie. La vente direct a beaucoup aidé : 60 % de la vente se fait par les vignerons et cela évolue encore. Les vins de Duras représentant de petits volumes, le grand négoce n’est pas très intéressé. Nous avons donc l’obligation de faire des vins de terroirs en vente directe chez les cavistes et les particuliers. Ce qui nous convient plutôt bien.
Quelles sont les caractéristiques de votre vignoble?
Nous voulons continuer à créer et proposer des produits qui reflètent le terroir. Le domaine est composé de 6ha de vignobles vinifiés destinés à l’appellation et 22ha en coopératives, c’est-à-dire destinés au marché de grande distribution. C’est un ilôt différent. Nous faisons La vinification se fait à partir de cabernet sauvignon et cabernet franc, de sémillon, de merlot et de malbec. En blanc, on travaille le chenin. C’est un respect de l’appellation. Nous portons une attention particulière au choix du clone, du porte greffe. Les vignes s’expriment de façon très différente, il est donc important de faire bien attention aux clones, de bien les sélectionner. C’est une question de qualité. Nous communiquons sur le vignoble et l’appellation en France. Pour l’exportation, nous travaillons en vente directe.
Comment vivez-vous la situation des vignobles et du vin en France ?
Il faut bien garder à l’esprit qu’il y a deux marchés. Un marché industriel, souhaitable, qui doit exister mais qui répond à d’autres critères. Un autre plus artisanal, avec ses réseaux, sa production qui se développe à une échelle bien différente. On ne peut se situer sur le grand marché, donc on se concentre sur l’autre façon de travailler, qui nous convient bien, car elle offre de vrais rapports humains, nous fait rencontrer des personnes tout autant amoureuses du terroir, avec qui nous avons envie de partager cette passion. Bien sûr, il y a une diversification possible de l’activité, par la vente de raisin, notamment, mais c’est plus limité.
Des petites structures ont de plus en plus de mal à alimenter le grand marché et à y survivre. Toutefois, on sent que leur situation s’améliore, les investissements repartent (en vigne, en matériel). Ceux qui ne revalorisent pas leur travail ont plus dur : en Duras et en Bordeaux, les vignerons qui ne veulent pas s’investir dans la commercialisation de leur produit, par la vente directe, la recherche de partenaires à l’étranger pour vendre leur vin, ont beaucoup de mal. Moi, je suis optimiste de nature. Le produit du terroir, travaillé sur quelque chose de particulier, une autre façon de découvrir le vin et sa région ça fonctionne plutôt bien. Je m’occupe des activités d’été, les sentiers botaniques, les dégustations. Mon mari s’occupe davantage des aspects commerciaux. Nous évoluons pas à pas. L’important, c’est de franchir les paliers progressivement. 60000 bouteilles par année à l’export, on nous dit que c’est un palier à franchir. Mais nous, on y arrive progressivement.
Vous êtes passés récemment à la culture biologique?
Nous voulions toucher à quelque chose de moins ordinaire. Nous avons fait la conversion au biologique en 2006. Pas question de le mettre en avant sur les étiquettes, car notre produit c’est le vin pas le bio. On ne doit pas confondre, ni acheter un vin simplement parce qu’il est bio. Notre domaine est sur une terre calcaire, qui donne un vin fin. Nous ne voulons pas de goût de bois dans le vin. Donc, nous prenons des barriques qui ne sont pas neuves. On ne veut pas d’oxygénation mais des échanges entre le milieu extérieur et le vin. On n’aime pas ce qui est trop boisé. Il n’est pas dit qu’à mesure on ne changera pas et on ne mettra pas une ou deux barriques neuves. Mais pas pour le moment. On privilégie toujours des chauffes très légères, afin de préserver absolument le fruit et la fraicheur.
On a l’impression que votre domaine s’inscrit réellement dans son terroir et son environnement.
En Duras, on n’est pas dans une monoculture de vigne ; c’est un paysage très diversifié, un atout réel. C’est ce qu’on aime : des endroits vierges, des vignes avec des orchidées sauvages à foison. Les vignes matraquées à coup de pesticides, ça le fait pas. Il est important que le visiteur se sente bien : qu’il touche, sente, et voie les fleurs sauvages et les herbes dans la vigne. Ça se voit à l’œil nu, c’est magnifique. Vous savez, j’ai une formation botanique, je suis amoureuse de cette diversité, de cette richesses. Beaucoup de gens passent à côté : ils n’ont pas le temps, ou ne savent simplement pas… Quand on fait des dégustations, chez nous, on se ballade aussi sur le sentier botanique : on admire la flore, les orchidées sauvages. Là, les gens sont davantage ouverts. On peut leur expliquer comment on vendage, montrer les différences de floraison dans les vignes, qui rythment les vendages. Cela permet de visualiser. On apprécie ce lien entre ce qu’on observe sur le vignoble et ce qu’on expérimente dans le chai, ce qu’on goûte au moment de la dégustation. Je voudrais continuer à développer ce lien. Raconter le vécu simplement en laissant les gens l’intégrer par eux même. C’est le joli côté de ce qu’on vit.
D’où l’importance croissante du tourisme viticole chez vous ?
Oui et les gens en sont ravis. Nous faisons les choses dans une grande simplicité : nous restons des paysans vignerons. Mais cela a commencé il y a longtemps. En 1991, on faisait de la vente directe de produits (des pruneaux notamment) et ça attirait les gens. En 1993, on a commencé le sentier botanique, sans y voir spécifiquement de lien avec le vin. Cette année je l’ai expérimenté lors de dégustations. Le fait qu’on soit dans le bio aide beaucoup. En 1994 on a créé le gîte. En 2003 on a reçu l’appellation « Gîte Bacchus » (obligation de développer une thématique autour du vin). Il y avait déjà du monde qui venait, notamment plusieurs groupes pour des week-end sur le thème du vin. On organise donc des balades, et des dégustations approfondies de 2h, très conviviales.
Les Hauts de Riquets ont également leur blog.
Les pays anglo-saxons sont, depuis longtemps déjà, adeptes du “byo”. Gné? Kessidi “byo”?
“Byo”, c’est pour” Bring Your Own”, “apporter son vin”. Une vraie coutume diy (”do it yourself”) qui permet au client, lors de sa venue au restaurant, d’amener sa propre bouteille. Le patron, lui, peut demander en retour un forfait somme toute modique, appelé “droit de bouchon”. De plus en plus de lieux proposent cette alternative qui peut devenir une belle occasion de partage et de découvertes, pour peu qu’on respecte quelques principes de convivialité. Petit tour d’horizon.

Vérifiez que le vin que vous désirez emmener s’harmonise avec la cuisine proposée dans le restaurant. Un petit coup d’oeil sur les accords mets-vins ne sera pas superflu si vous avez un doute.
Signalez à l’avance au patron, par exemple lorsque vous réservez votre table, que vous arriverez accompagné de la dive bouteille. N’hésitez pas à lui préciser de quel vin il s’agit. Il pourra ainsi vous suggérez un plat qui s’harmonisera à merveille avec votre nectar. Il s’agit là d’un échange de courtoisie et de bon procédé, car rien ne ravira plus votre hôte que de vous voir comblé, en train de déguster à sa table un vin qu’il ne peut proposer sur sa carte! Bien souvent, c’est l’occasion rêvée pour taper le bout de gras avec lui ou le sommelier.
Généralement, un droit de bouchon vous sera demandé. Il s’agit d’un forfait de 8 eur en moyenne (par bouteille de 75cl) qui permet au restaurateur de vous assurer un service de qualité (verres, personnel). Au delà de 15 eur, ça commence à sentir un peu trop le bouchon. Plusieurs formules attrayantes sont possibles : certains restaurants ne vous proposeront ce service qu’un jour par semaine, parfois sans même demander de droit de bouchon. Raison de plus pour prendre vos renseignements à l’avance.
Laissez-vous allez au confort et à la découverte, en toute convivialité, auprès de ces quelques adresses que nous avons sélectionnées.
Bruxelles
Le Doux Wazoo. Un bel écrin de convivialité situé à Ixelles. On y apporte son vin le mardi, sans droit de bouchon.
Le Max. Cette enclave de Méditerrannée au coeur de Schaerbeek abrite une cuisine sarde fine et originale.
La Cave à Jules. A Nivelles, Fredo, sommelier bordelais a ouvert cette cave à vin qui est aussi un resto. Vous pouvez achetez votre vin à emporter ou le déguster sur place, contre un droit de bouchon.
Les Trois P’tits Bouchons. Une cuisine atypique, entre terroir traditionnel et touche perso au coeur de Charleroi, “le plus beau coin de terre” si on en croit la chanson.
Le Verre d’Eau. Maître cuisinier, Jean-Pierre Fleuvy attire depuis 10 ans sur les terres de Plançenoit une clientèle séduite par sa cuisine raffinée à la qualité jamais démentie.
Flandres
De Kwizien. Elégance et cuisine de saison pour cette enseigne sise à Hasselt, qui se place davantage dans le haut de gamme.
Invincible. Anvers tient le haut du pavé en matière de style et de savoir vivre. Illustration ici avec ce resto alliant sobriété et classe.
Eatcetera. Dans un cadre design et intime, une cuisine belge moderne et avenante en direct de Malines. Essayez le coucou!
Bien d’autres restaurant réserveront un accueil de choix à vous et à votre vin de prédilection. Découvrez les sans attendre.

Raviolis à la bergamasque et asperges vertes
Ingrédients (pour 40 raviolis)
Raviolis : Des carrés de pâte à raviolis (feuilles de wonton par exemple), un rôti de porc de 800g, quelques oignons, un bloc de parmesan râpé, une tige de romarin, du thym en épices, 750 g d’épinards hachés décongelés et égouttés, de l’ail, de la noix de muscade, du beurre, sel et poivre.
Sauce : Lardons natures et feuilles de sauge.
Accompagnement : 3 bottes d’asperges vertes.
Recette
Je n’avais que 2 ou 3 ans quand mon grand-père préparait ce plat mais je m’en souviens encore comme si c’était hier, peut-être par l’enthousiasme familial provoqué par cette recette. 27 ans plus tard, ma mère m’a enfin transmis la recette tant convoitée que je vous livre aujourd’hui en exclusivité. J’y ai ajouté les asperges pour la couleur. Notez que dans la recette originale, on réalise également la pâte à raviolis mais pour faire plus simple ici, j’ai acheté mes carrés de pâte tout fait.
Commencez par la farce des raviolis. Faites revenir dans une casserole 2 gousses d’ail pressées dans une bonne noix de beurre (prenez quelques secondes pour sentir cette odeur tellement agréable de beurre et d’ail cuit). Ajoutez les épinards, de la noix de muscade, du sel et du poivre. Laissez cuire à feu moyen en mélangeant de temps en temps.
La cuisson du rôti est très simple. Mettez-le dans une grande casserole, ajoutez du beurre, les oignons découpés en rondelles, la branche de romarin et le thym. Salez et poivrez. Laissez cuire à feu doux une petite heure. Couvrez pour conserver les saveurs.
Découpez le rôti et passez le tout au mixeur en ajoutant quelques rondelles d’oignons cuites et un peu de jus de cuisson. La consistance finale doit être assez fine mais ne doit pas être de la purée (ne mixez que quelques secondes). Mélangez le rôti mixé aux épinards et ajoutez du parmesan râpé. Goûtez pour doser et dès que le goût vous semble très bon, c’est que vous y êtes :-).
Pour confectionner les raviolis, posez à plat une feuille de pâte à raviolis et mettez une petite noix de farce au centre de celle-ci. Humidifiez les 4 bords de la feuille avec un peu d’eau et placez une seconde feuille par-dessus. Pressez bien autour de la boule formée par la farce afin de fusionner les 2 feuilles. Pour éliminer l’excédent de pâte, utilisez un emporte-pièce (ou un verre). Réservez.
Pour la sauce, faites simplement revenir les lardons avec quelques feuilles de sauges dans un petit peu de beurre.
Pour les asperges, coupez les en 4 dans le sens de la longueur. Faites les sauter dans un wok avec un peu d’huile d’olive. Elles doivent être cuites mais rester croquantes.
Passez les raviolis une minute dans l’eau bouillante salée et égouttez.
Sur chaque assiette, je dispose quelques asperges vertes en pagaille, je place au-dessus quelques raviolis, je verse un peu de sauce et j’accompagne avec un peu de parmesan râpé. Bon appétit !
Accord vins-mets
Pour ceux qui préfèrent les vins assez doux, je conseillerais un Château Segonzac 2000. Pour les amateurs de vins un peu plus corsé (peut-être plus en accord avec certains goûts forts de ce plat), prenez plutôt un Santa Cristina - Antinori.
Ah, les fêtes de fin d’année! Promesses de belles tablées garnies d’une bruyante compagnie, flanquées de délicieuses préparations culinaires et bordées de quelques bonnes bouteilles. Quantité de vins trouvent là une place de choix pour offrir toutes leurs qualités. Comment les choisir et, surtout, où les trouver?

Afin de ne pas vous laisser seuls devant l’embarras du choix, nous avons soumis à la question quelques cavistes de Bruxelles, qui nous livrent ici leurs recommandations de saison.
Vin rouge
Château d’Eck 2003 : vin de Graves gourmand et souple, il accompagnera vos gibiers et viandes rouges, en soulignant généreusement les saveurs et les contrastes.
Château Pontoise Cabarru : Haut Médoc tout en finesse et en élégance, qui sublimera votre gibier à plume et, pourquoi pas, un roti de Veau piqué aux pistaches.
Château Peychaud 2004 : voilà un Côtes de Bourg composé de cabernet sauvignon et de merlot. Sa souplesse et sa rondeur tout en jeunesse vous encourage à l’envisager pour accompagner votre repas de Noël, du plat principal au fromage.
Yann Chaves Crozes Hermitage 2005 : un vin du Rhône septentrional qui fait merveille autour de pâtés, de terrines et de fromages, mais offre toute sa volupté sur une daube de boeuf provençale ou des gibiers en sauce.
Vin blanc
Domaine de Charles Hours Clos Uroulat 2005 : toute la fraîcheur des notes de fruits qui éclosent dans sa robe scintillante fait de ce Jurançon un compagnon de choix (et de grande classe) pour votre foie gras.
Château La Tour des Remparts 2004 : un Sauternes liquoreux tout à fait renversant. Foie gras? Fromages piquants? Desserts? Il ne tient qu’à vous de choisir, selon votre menu et vos envies.
Domaine du Grand Chemine Viogner 2006 : rapport qualité / prix indépassable pour ce vin de pays d’Oc vif et généreux qui ouvrira vos papilles comme on déballe son cadeau sous l’arbre… ou encore un poisson en papillotes.
Lemasson Les Vins Contes ‘Les Rosiers’ 2006 : Le cépage romorantin qui compose ce vin de Loire touchera au coeur ceux qui auront opté pour le plateau de fruits de mer, un must des repas de fêtes.
Champagne et vin mousseux
Champagne Consulat Palace : un réel joyau que ce Champagne, surprenant mélange de chardonnay et de pinot meunier. Fruité mais robuste, il égayera votre apéritif et ne fera certainement pas rougir de honte votre homard, que du contraire.
Champagne Alfred Gratien Brut Classique : une des plus belles cuvées non millésimées de Champagne, selon “Revue de France”, qui flattera votre langouste et vous offrira une ouverture prestigieuse des festivités.
Champagne Canard Duchêne Cuvée Charles VII blanc de blanc : une gamme de prix un brin supérieure, mais qui ne gâchera en rien votre plaisir à déguster ce cru onctueux et vivifiant.
Argyle Sparkling Wine Brut 2002 : en provenance de l’Oregon, ce mélange de pinot noir et de chardonnay, tout en élégance, offre une splendide alternative pour une entrée en matière originale et décontractée.
Les coups de coeur du Vinoblog
Vin rouge
Château Gibalaux-Bonnet Cuvée Prieuré 2005 : pour un prix tout doux tout doux, cet agréable Minervois ravira les amateurs de vins légers. Très indulgent pour un vin du sud, sa souplesse épousera vos réalisations inspirées de mets du terroir, plats en sauces et salades. Recommandé.
Vin blanc
Domaine Roger Perrin Cuvée Prestige 2006 : dès le premier contact, cet alliage de cépages marsanne, roussanne et viognier éclot littéralement en bouche, libérant tour à tour onctuosité et fraîcheur. Idéal pour l’apéro, il enrobe sans fausse candeur les entrées à base de poissons et crustacés, et fera du bien à votre budget miné par les Coquilles Saint-Jacques. Se boit également pour lui-même et rien que pour lui-même.
Champagne Fresnet-Juillet Rosé Grand Cru : Attention, révélation ! Découvert lors d’une dégustation privée, ce champagne rosé a littéralement renversé nos coeurs, émoustillé nos papilles et remisé pas mal de nos préjugés. Loin de tout effet de mode, ce cru merveilleusement charpenté laisse s’échapper des saveurs de fruits rouges et des arômes de tabac blond. Notre conseil dégustation : à faire mirroiter devant un faisan ou tout autre gibier à plumes.
Retrouvez toutes ces sélections et bien plus encore sur la page vin de fête de Vinogusto.
Nous vous invitons chaleureusement à visiter personnellement ces cavistes et à récolter dès aujourd’hui toutes les bonnes infos sur leurs pages Vinogusto:
Jean-Michel Jaeger (Champion) - A. Mouchart - De Coninck - Thierry Letellier - Au divin - A bout de soufre - Le vin passion - Mig’s world wine
Toute l’équipe de Vinogusto vous souhaite de délicieux préparatifs pour les fêtes qui s’annoncent.
Fruits de la tradition, de la coutume, mais également du hasard et de l’expérience, les alliances entre vins et mets peuvent se révéler une source intarissable de découvertes et de délicieuses surprises pour certains, mais un vrai casse-tête pour d’autres. Respirez un bon coup, défaites un bouton de votre col de chemise : vinogusto vous aiguille et vous conseille dans ces accords délicats, difficiles ou passionnants. Que ce soit pour les fêtes ou à l’occasion d’un repas improvisé, la solution est à votre portée!

Avant de démarrer, gardons bien à l’esprit que toute concurrence dans l’intensité est fatale au plaisir de la dégustation: harmonisez vin léger / plat léger, vin puissant / plat relevé, vin subtil / plat fin.
Vous avez le vin mais pas encore le plat
De façon générale, certaines règles d’accord président à l’harmonisation vins-mets. Elles sont assez simples:
Vin rouge : thon et poissons grillés, canard, viandes rouges, sauces au vin rouge.
Vin rosé : volailles et charcuteries.
Vin blanc : poissons, crustacés, volailles et viandes blanches
Vins blancs moelleux ou demi-sec : desserts.
Vous avez le plat mais cherchez un vin à marier
Je ne saurais trop recommander dans ce cas-ci de rester ouvert aux mariages surprenants, à la nouveauté, de laisser vagabonder votre curiosité tout en gardant oeil sur les préceptes cités plus hauts. L’important étant de sublimer les qualités du vin et des mets qu’il accompagne. Quelques cas de figures intéressants :
Hors d’oeuvres et entrée. Puisque les fêtes arrivent, prenons le cas du foie gras. Certes, il y a les valeurs sûres : le vin blanc doux ou liquoreux. Un Gewurztraminer est un bon début. Personnellement, mon affection va plutôt au Sauterne, choix classique et souvent honéreux, mais qui fait éclore merveilleusement tout le moelleux du foie gras en terrine, à l’image d’un onctueux Château Rieussec. Pourquoi pas un vin rouge de Loire, idéal avec le canard, qui procurera d’agréables surprises, surtout avec un foie gras poilé. Le Domaine de la Clotière offre ici une belle approche à petit prix.
Poissons. Le poisson est le territoire du vin blanc, où celui-ci règne - quasiment - sans partage. En sauce, grillé ou fumé, votre fantaisie ou les recommandations de vos amis vous les feront accompagner d’une des nombreuses gammes de vin blanc sec ou pétillant. Le poisson grillé, comme le thon, trouveront dans le vin rouge un compagnon original et très agréable. Mon choix : le Château Bouscassé, un Madiran.
Gibier. Difficile de faire mieux qu’un vin rouge: Côtes du Rhône, Bourgogne ou Bordeaux. Le gibier puissant au goût - lièvre, cerf ou sanglier - s’accomodera évidemment d’un vin qui tiendra le choc tout en conservant son élégance: en Bourgogne, le Château de Marsannay fait merveille. Toujours à poils mais plus légers, biches et chevreuils se dégustent avec un vin du Rhône : un Domaine de la Janasse serait une bien belle idée. Cailles volailles et perdrix s’allient généreusement avec des vins au goût prononcé : en Médoc, pourquoi pas un Haut-médoc de Giscours ?
Desserts. Là aussi le vin blanc, doux ou pétillant, a généralement droit de cité. Attention par contre aux desserts chocolatés. L’amertume qui se dégage de certains chocolats de grande qualité peut occasionner une rencontre désastreuse avec un vin doux si celui-ci ne montre pas de caractère. Certains vous conseilleront d’être audacieux et d’opter pour un vin rouge puissant et corsé, tel un Madiran. Personnellement, l’orgasme sera parfaitement atteint avec un Banyuls ou un Maury rouges, ou, plus sublime encore, un Porto.
Laissez-vous aller à davantage de découvertes et de surprises, écoutez les recommandations de vos amis, soyez curieux, inventifs, mais toujours respectueux de l’équilibre et du savoir faire du vigneron, comme du cuistot.
Sur Vinogusto: une page entièrement consacrée aux accords mets-vins vous attend.
“Vous n’oserez jamais”
Cet authentique appel au plaisir coupable a été imaginé pour introduire en France le concept du vin ready to drink en cannettes, concept breveté réalisé en Australie. Et c’est Barokes qui l’a déniché.

Voilà donc un « vin premium australien » mis en boîte et en trois variétés : blanc (Chardonnay-Semillon), rouge (Cabernet-Shiraz-Merlot), et rosé. Chacun est décliné également dans sa formule pétillante (Bubbly). Le packaging alternatif n’est en soi ni une nouveauté (pensez vin en briques, en bouteilles en plastique), ni une réelle audace (tout le monde connait l’antienne “Peu importe le flacon…”). Un gagdet prêt à consommer de plus, en somme? Qu’à cela ne tienne, foin d’esprit chagrin, regardons l’objet d’un peu plus près.
La description officielle du vin rouge illustre sa volonté d’afficher sa crédibilité, en usant d’une terminologie ad hoc : « Ce vin est issu de l’assemblage de 3 cépages australiens. Les arômes murs du Cabernet, la bouche charnue de la Syrah, la souplesse du Merlot, et une finale élégante. Au nez il développe des arômes de fruits mûrs, avec un boisé subtil. En bouche c’est un vin concentré et parfaitement équilibré. Sa robe est rouge aux reflets bruns ». Mouais. Sauf à être doté d’une vision qui traverse la paroi métallique de la canette, dont le packaging breveté, en plus d’être soooo chic, préserverait la vinification et le vieillissement du vin, nous dit-on.
Target de ce nouveau produit : jeunes branchés, people, fashion addicts. Les lieux où se le procurer : drugstores, restauration à emporter, bars, sandwicheries et snacks.
Ses arguments de vente, en plus de sa coooolitude branchée inhérente :
- Fini les verres cassés. Oui, et bonjour les mégots dans les canettes entamées.
- Evanouie la bouteille dont on se demande en l’ouvrant si on arrivera à la finir. C’est vrai que se la boire seul, sa bouteille, c’est moyen. Par contre à deux ou plus, pour peu qu’on déguste le vin, c’est tout de suite plus faisable et tout de même bien plus convivial que de rester sur son quant à soi.
- En avant, le respect de l’environnement. Jusqu’à preuve du contraire, le verre est tout à fait recyclable, et depuis longtemps. A l’inverse, la canette semble être dans les esprits un objet typiquement jetable : on compte davantage sur les trottoirs des canettes de soda et de ready to drink que de bouteilles de 75cl.
Bref, plutôt pour ceux qui ne se sentent plus à l’idée de boire leur canette seuls, entourés de people et fashionistas enserrant le bidule dans leur petites mimines, une paille entre les lèvres.
Quand aux vins que ces objets renferment, il conviendra de les essayer, et nous nous y attacherons dans un futur proche, d’autant que l’on annonce des variétés issues de terroirs locaux. A suivre…

