Chateau Léoville PoyferréC’est la famille Cuvelier, négociants en vins à Lille depuis 1804, qui préside depuis 1920 aux destinées du prestigieux Château Léoville Poyferré, 2ème Cru classé dans l’appellation Saint-Julien qui étend son vignoble de 80 hectares au coeur du Médoc. Sur ce fabuleux terroir de graves garonnaises complantés de Cabernet Sauvignon, Merlot, Petit Verdot et Cabernet Franc, on distingue 20 hectares consacrés au second vin du château, le Château Moulin Riche.

Didier Cuvelier a su en faire, grâce à un programme de restructuration et de modernisation efficace, l’un des fleurons de l’appellation. Les méthodes d’élaboration des vins sont elles dirigées vers le seul et même objectif d’obtenir une qualité optimale : petits rendements, vendanges manuelles impitoyablement triées, vinifications supervisée par l’oenologue Michel Rolland, fermentations en barrique en sont les plus significatives.

Le Grand Guide des Vins de France 2009 Bettane & Desseauve : 4BD (Production de très grande qualité…) “Une grande partie du terroir fait face à Léoville-Las Case et jouxte Latour et Pichon-Longueville, c’est dire que nous sommes en plein coeur des meilleures terres du Médoc…”

Les Meilleurs Vins de France 2009 - RVF : 2** (Producteur de très grands vins) “Les vins qui y sont élaborés, avec la complicité de Michel Rolland possèdent une sève et une ampleur qui les placent désormais au sommet de l’appellation…”

La famille possède également le Château Le Crock, Cru Bourgeois Supérieur à Saint-Estèphe, acquit en 1903. Ce domaine, qui fait l’objet des mêmes soins que Léoville Poyferré, est entouré des Grands Crus Classés Château Cos d’Estournel et Château Montrose et compte 32 hectares de vignes. Les plus vieilles et les mieux situées produisent le grand vin du Château Le Crock, les autres constituent le deuxième vin, La Croix Saint-Estèphe.

Le Grand Guide des Vins de France 2009 Bettane & Desseauve : 2BD (Production de très bonne qualité…) ” MIchel Rolland en est l’oenologue conseil, privilégiant le potentiel de garde. Le côté austère dans sa prime jeunesse s’affine au fil des ans, pour céder la place à la race et la complexité…”

Quelques vins…

Château Léoville Poyferré 2001
Robert Parker 90/100, Gault Millau 92/100, Bettane & Desseauve 17/20, RVF 17/20
“Grand Saint-Julien d’un équilibre aristocratique et irréprochable, avec de la vinosité et du caractère” (Le Grand Guide des Vins de France 2009 Bettane & Desseauve). Expression ultime d’un terroir prodigieux, ce 2ème Grand Cru Classé se place indiscutablement parmi les plus réputés de l’appellation Saint-Julien !

Château Moulin Riche 2001
” Attention vin exceptionnel” (France Soir), “Un super second !” (Chefs & Saveurs), 1* Etoile Guide Hachette 2005 “Bien extrait et aromatique…”. Tout est dit ! Un vin qui exprime avec conviction toute la typicité d’un Grand terroir… Assurément un grand vin prêt à la dégustation !

Château Le Crock 2002
Ce superbe Cru Bourgeois a comme voisin quelques-uns des châteaux les plus réputés de l’appellation, comme le Château Montrose et le Château Cos d’Estournel. Il bénéficie des mêmes soins que son cousin, l’autre prestigieuse propriété des Cuvelier, le Château Léoville Poyferré !

Pavillon de Poyferré 2004
Le cadet et nouveau second vin du Château Léoville-Poyferré, succèdant à Moulin Riche, est issu des plus jeunes vignes du domaine. C’est un vin plaisir qui s’apprécie dans sa jeunesse pour son côté fruité et sa souplesse typique de l’AOC Saint-Julien.

La Croix Saint-Estèphe 2004
Second vin du Château Le Crock (Cru Bourgeois), il bénéficie des mêmes soins apportés au premier vin. Ample, charnu aux tannins puissants et arrondis il est parfait à être dégusté dès à présent et sur les trois à quatre prochaines années. Idéal sur un gigot d’agneau !

Pour profitez des offres de 1jour1vin, rendez-vous sur leur site (Vinogusto vous parraine!).

(Source: www.1jour1vin.com)

Bodega PoesiaBodega Poesia est l’aventure Argentine débutée en 2000 d’Hélène Garcin et Patrice Lévêque, expatriés volontaires des vignobles Garcin, regroupant le domaine du Clos de l’Eglise (Pomerol), le Château Branon et le Château Haut-Bergey (Pessac-Léognan), et le Château Barde-Haut (Saint-Emilion Grand Cru).
Bodega Poesia est un domaine qui élabore ses vins sur l’une des plus vieilles vignes de Mendoza. Plantée de Malbecs et Cabernets Sauvignons en pieds francs datant de 1935, la propriété est située au cœur de Lujan de Cuyo à 900 mètres d’altitude, lieu historique, communément reconnu comme « primera zona » pour le Malbec Argentin. Le travail traditionnel du vignoble est respectueux de l’environnement, aucun pesticide ou herbicide n’est utilisé. La production faible d’environ 20 hectolitres par hectare, ainsi que des vendanges manuelles, en cagettes de 15 kilos, permettent de préserver les qualités naturelles des raisins. Les vinifications s’effectuent dans de petites cuves en bois et acier inoxydable de 50 à 120 hl. L’élevage des vins dure entre 12 et 18 mois, en barriques de chênes français d’un vin ou neuves spécialement importées de Bordeaux. Ces méthodes traditionnelles et respectueuses contribuent à élaborer ces produits rares.

Le but poursuivi est d’exprimer au travers des vins d’assemblage ou de cépage de Bodega Poesia l’identité d’un « terroir » comme Hélène et Patrice le font pour leurs grands crus de Bordeaux. Ils sont aidés en cela par leur ami et conseiller Alain Raynaud, propriétaire du Château La Croix de Gay (Pomerol). En tant qu’interprètes, ils recherchent l’équilibre et l’élégance, c’est donc avec un souci permanent du détail qu’ils produisent leur gamme, dont Clos des Andes et Pasodoble. Un véritable trait d’union entre leur vision bordelaise et cette terre Argentine.

Pasodoble 2005Tenter l’assemblage à parts égales de la Syrah et ses notes épicées, du Malbec très corsé et du Cabernet Sauvignon très raffiné, et ce en terre argentine n’avait pas eu de précédent jusqu’ici ! La cuvée Pasodoble est né de l’expérience acquise par Hélène Garcin et Patrice Lévèque, aux sein des vignobles Garcin à bordeaux, et d’une parfaite connaissance des terroirs de Mendoza. Le Pasodoble 2005 est un vin très expressif, à forte identité Argentine, sur des notes de petits fruits rouges, à la structure fine et élégante. Un excellent rapport qualité-prix !

Clos des Andes 2001L’Argentine est réputée pour être l’un des pays d’Amérique du Sud les plus favorables à la culture de la vigne, et la province de Mendoza un écrin aux conditions géologiques et climatiques optimales. C’est là que s’épanouit le cépage phare de la région, le malbec, dans l’une de ses plus belles expressions. Les 5 hectares de vieilles vignes de malbec de la Bodega Poesia sont cultivés sans ajout chimique, sur un sol argilo-limoneux avec graves en sous-sol. Ils donnent entre autres cette cuvée Clos des Andes, qui se révèle en 2001 particulièrement savoureuse et est aujourd’hui à parfaite apogée. Une valeur sûre, à découvrir !

Ou trouver les vins ?

Les vins de la Bodega Poesia sont notamment commercialisés lors des ventes privées organisées par 1jour1vin. Pour y accéder et être averti des prochaines opportunités, il suffit de s’inscrire sur le site de 1jour1vin (Vinogusto vous parraine).

Imaginer pouvoir évoquer le vignoble médocain en un post est aussi illusoire que de vouloir visiter le Musée du Louvres à Paris en une après midi. La richesse, et la qualité de son terroir viticole n’ont d’égal que la quantité et le prestige des vignobles, domaines et appellations qui s’épanouissent dans cette partie du Bordelais, entre l’Atlantique et l’estuaire de la Gironde : Médoc, Haut-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Moulis et Listrac-en-Médoc.

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L’on peut cependant, en toute simplicité, imaginer un circuit qui rayonnerait de Pauillac et ferait quelques incursions vers ses appellations voisines, le long de ce paysage surprenant où la Gironde semble caresser les vignes. Un circuit qui suivrait la fameuse Route des Vins du Médoc, la départementale D2, qui relie Bordeaux à la Pointe des Graves.

Pauillac
Pauillac est une des grandes appellations du Médoc depuis 1936. Elle s’étend sur près de 1100 hectares, à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux. Cette commune ne compte pas moins de 37 domaines viticoles dont 18 Grands Crus Classés en 1855 parmi lesquels les fameux Château Lafite Rothschild et Château Latour.

Vinifiés uniquement en rouge, et réputés pour leur qualités de longue garde, leur caractère profond, minéral et structuré, les vins de Pauillac ne se limitent pas à ces noms prestigieux. Et un séjour dans l’estuaire de cette charmante bourgade rend très agréable la familiarisation avec une tradition ancestrale. Véritable pierre angulaire des circuits du Médoc, Pauillac est une charmante ville desservie par un petit port de plaisance. Outre la nature qui a façonné ce paysage unique, de nombreuses activités concurrent à la mise en valeur de ce terroir pour le moins séduisant : la Fête de l’Agneau de Pauillac (18 mai) met la gastronomie à l’honneur, tandis que la Maison du Tourisme et du Vin de Pauillac offre tous les jeudis de juillet et août, une dégustation gratuite en compagnie des viticulteurs.

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Gastronomie
Le mouton du Médoc est réputé pour la légère blancheur et la saveur exceptionnelle de sa chair. Enrobé de mie de pain persillée, rôti avec des pommes de terre sautées garnies de fines lamelles de truffes, le met confine au divin.
L’entrecôte à l’échalote, le magret poêlé ou les palombes, ortolans et bécasses, ne laisseront pas plus indifférents les palais à la recherche de plénitude.
Enfin, les pibales (civelles), jeunes anguilles qui remontent l’estuaire, ainsi que les écrevisses, sont autant d’invitation à découvrir les trésors offerts par la Gironde.

Domaines
Au départ de Pauillac et de ses somptueux châteaux, il est possible et même aisé de rayonner sur un partie du vignoble médocain, à la découverte des appellations Pauillac, Médoc, Saint-Julien et Saint-Estèphe.

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Pauillac
Château Pontet-Canet
Château Lynch-Moussas
Château Peyrabon

Médoc
Château Les Ormes Sorbet
Château Haut-Maurac
Château Loudenne

Saint-Julien
Château Lagrange
Château Branaire-Ducru
Château Ducru-Beaucaillou

Saint-Estèphe
Château Andron Blanquet
Château Lilian Ladouys
Château Montrose

A noter dans l’agenda, cet évènement majeur de l’année viticole qu’est le Printemps des Châteaux (12 et 13 avril) : soit 52 domaines viticoles qui ouvrent leurs portes aux visiteurs, gratuitement et sans rendez-vous, et proposent leurs vins à la dégustation.

Se loger
Chambres d’hôtes
La Hourqueyre
Le Domaine du Bel Air
Beau Séjour

Gîtes
La Chenaie
Les Vendangeurs

En savoir plus
Maison du tourisme et du vin de Pauillac
Le blog professionnel du réseau oenotouristique “Destination Vignobles en Médoc”
Un carnet de voyage touristique en Médoc (pdf)
Conseil des vins du Médoc
Chambres d’hôtes en Médoc

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Alain Brumont est Gascon. Cela se lit, s’entend, à travers des mots qui vibrent et claquent comme les galets des Pyrénées. Cela se goûte dans ses vins de Madiran: Montus et Bouscassé. Lancez le sur un mot - au hasard, tannat, ce cépage robuste, noir et intense qui est le coeur du Madiran - et il vous en servira une tirade où la gourmandise et la truculence s’en vont bras dessus-bras dessous pour vous attirer irrésistiblement en ses terres.

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Quelle est l’histoire de votre vignoble ?
Je suis né sur le site, à Madiran. Ma famille y est installée depuis 7 à 8 générations. Mes parents étaient dans la vigne et mes arrières grand pères étaient célèbres dans le vin, ça remonte bien à la fin du 19e siècle. Ils ne connaissaient pas la mer mais, par contre, les meilleurs maîtres de chai sur plusieurs générations. On utilisait à cette époque le Madiran pour améliorer les autres vins. Puis, le Madiran a séduit par sa générosité, son tanin, sa couleur noire, ses degrés excédentaires. Toutes les qualités que lui confère le cépage tannat. Ce fut une étape importante. Vous savez, je ne crois que ce que je vois. Ce que je vois, c’est ce qui est exploitable. A une époque, le Madiran a été un grand vin, mais celui-là, on n’en a plus la trace. Il y a eu un coup d’arrêt lors de l’attribution de l’appellation contrôlée en 1948. Il faut savoir qu’entre environ 1870 et 1907 il y avait une législation, une sorte d’AOC en interne : la dégustation était obligatoire pour que le vin puisse être vendu. Il y a une règle qui demande que l’on attende 40 mois avant dégustation. Nous avons une bouteille de Montus XL qui est une cuvée de 40 mois. Vous imaginez qu’il faut attendre longtemps, et trouver toute sorte de solution pour déguster, car la bouteille ne se laisse pas ouvrir aussi facilement. Pour un épanouissement idéal, la règle est qu’il faut multiplier le nombre d’années d’élevage par lui même avant d’ouvrir: 4 années d’élevage, multiplié par 4, soit seize ans. Un Montus XL 1994 serait idéal aujourd’hui. Durant un demi siècle ça s’est passé comme ça. J’ai débuté en 1985. En 1982 j’avais fait ma première école. Mais 1985 correspond à l’année du premier vin qui a bouleversé les Bordeaux et Bourgogne, le Château Montus Cuvé Prestige. En confrontation avec les meilleurs Bordeaux, il a toujours été super bien classé. On a gardé cette place 23 ans après. J’organise des dégustations avec mes vins de tête pour les dégustateurs du monde entier, qui confirment cette situation. On a été comparés dans plusieurs top 100, ou des rendez vous plus concentrés, les 20, 30 meilleurs vins du monde – je peux vous dire qu’en classements, il y en a pour tous les goûts. Je suis personnellement fier de nos primeurs. Depuis 20 ans, dans ma propriété, on les travaille bien. C’est un phénomène remarquable hors de Bordeaux, ça représente 50-60¨% de notre production. On tient la comparaison avec les grands vins.

Pourquoi, à votre avis ?
Tout cela on le doit au terroir, au tannat et à nos vins atypiques. On travaille toujours dans le sens du cépage. On travaille avec chirurgie les grappes sur plus de 180ha. Chacune est calibrée au grain près. On travaille d’arrache pied, je peux vous dire. Je m’intéresse aux nouvelles technologies, au travail du raisin. Le plantage des rangs, le calibrage des feuillages, l’espacement des grappes de 10-15cm pour que le soleil puisse en faire le tour. Durant les vendanges, on laisse le raisin au ras de terre ou sur les galets pour poursuivre sa relation avec le terroir. Il est important de protéger le sol : il doit le sentir, pour amener tout cela à la bouteille.

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Vos cépages sont durs à travailler ?
95% des grands terroirs de Madiran étaient abandonnés il n’y a pas si longtemps. Et c’était pas à cause du phylloxera. Il y avait des terres franches de pied. On a fait du marcottage : au bout de 30 ans, 50% seulement sont devenues franches de pied. Dans les vignes, il faut pouvoir travailler les pentes, toutes semées de gros galets. C’est très difficile. Plutôt que le phylloxera, on a souffert d’une désertion de la vigne, au gré de l’appel des usines. Pour les jeunes, travailler 70h à l’usine était préférable aux vignobles.

Exister par rapport ou Bordeaux et aux autres grands vins est une vraie préoccupation ?
C’est curieux. Bordeaux, c’est l’étranger pour nous, qui sommes dans le cœur du sud ouest. J’ai pas demandé à être comparé aux Bordeaux et Côtes-Rôties. On peut simplement faire un grand palmarès avec le tannat. Entre Bordeaux et Bourgogne, on est content de trouver du vin et des vignerons avec de la personnalité. Et puis, vous voyez, on est proche des Pyrénées : il y a une trilogie de vin qui s’installe depuis 6 ans : Madiran, Priorato, Ribera del Duero . C’est extraordinaire. On trouve de nouveaux découvreurs de vins qui sont passionnées par cette trilogie. C’est une trilogie nouvelle, qui amène un message nouveau qui arrive avec cette trilogie. Depuis 15 ans, c’est à la mode de visiter les vignobles du sud ouest. J’obsèrve deux clientèles différentes : une qui se positionne par l’argent et ce qu’il permet d’acquérir et l’autre qui est émue par la qualité. Quand on a moins d’argent on est obligé d’être plus intelligent. Dans les vins du midi, il y a Hervé Bizeul, qui monte assez fort. Il a une vraie une philosophie du terroir. Il amène une certaine personnalité dans le midi.

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Justement, en parlant de philosophie…
Le tempranillo, c’est une lutte de cépage, de climat, de terroir. Le Madiran est un terroir personnalisé : il a le plus grand écart de température jour/nuit. Un terroir et des hommes de tempérament. On est dans la sincérité, l’authenticité. On aime les gens qui disent apprécier des vins tendus, profonds, puissants, élégants, intelligents. Qui ne se contentent pas de consensuel. Les vins du nouveau monde nous ont beaucoup apporté. Il y a un retour de l’Europe pure et dure à ce niveau. La rencontre du trios cépages tannat, tempranillo et grenache commence à beaucoup plaire. Je découvre 7 à 10 tannats par an. Il a une superbe acidité dans les pays chauds, beaucoup d’acide tannique. En plus, on est dans une zone protégée : à 70 km à la ronde, pas de dioxine. Je surveille l’eau depuis 50 ans. Je profite aussi d’un environnement de qualité avec ces collines. Le tannat et le Château Montus sont issus d’un terroir unique, le dernier mamelon, le dernier tumulus des Pyrénées, fait de pentes et de galets. Pour le Bouscassé, on marie du tannat à la terre argilo-calcaire. Le tannat a bousculé la hiérarchie pour la 1ere fois. Les vignerons gascons ont une philosophie attachante. On se réunit, on s’échange ses bouteilles «pirates», sans étiquette, entre vignerons de passage.

On visite votre domaine ?
Mais quand vous voulez! Venez prendre le temps de sentir ce qu’on fait ici, mais aussi à Jurançon, rencontrez les vignerons. Chez nous, on ouvre de plus en plus au public. L’intérêt d’un vigneron est d’avoir un bon nombre de clients qui le sollicite. C’est un travail de relation directe : intéresser, encourager l’ouverture d’esprit. Je fais des soirées de dégustation depuis 5 ans : je ne peux jamais dire la même chose. Je n’y peux rien, je suis vivant. Je reçois beaucoup, mais je tiens à travailler dans la vigne, c’est le plus important. Mais organiser une porte ouverte, c’est une organisation. Je monte des défis : Château Montus face aux 10 grands vins du monde. Et puis un événement qui me tient cœur : «Madiran intemporel», 4 sortes de Madiran à travers les âges. C’est intéressant car on n’est plus dans le subjectif, les styles de vin se bouleversent. Enfin, je fais des journées primeur en weekends à partir du 12 avril : 25 vins (blancs, rouges, moelleux) de 2007. On déguste le primeur en barrique et des vins proche du millésime à leur apogée. C’est exactement là que l’amateur se mélange au professionnel. Selon moi, d’ailleurs, tout le monde est professionnel. On fait goûter les différences de techniques dans les vins. C’est pédagogique, mais on reste loin des discours stéréotypés. Il faut dire la vérité.

 

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Le pays de Cahors, dans la vallée du Lot, diffuse un charme exceptionnel dans les vins qui représentent son appellation. Des paysages et des architectures rurales étonnement bien préservés confèrent simplicité et rusticité à cette région enrichie d’un patrimoine et d’un terroir historique.

 

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Terroir et gastronomie
Pour peu que l’on s’égare au-delà de la jolie bourgade, que ce soit dans les villages vignerons, les bourgs médiévaux, à Rocamadour, ou en bordure de la Dordogne, la régalade est également assurée, tant pour les yeux que pour les papilles. Au cœur du Quercy, Cahors et l’endroit idéal pour découvrir le véritable trésor qu’est la truffe noire. On se délectera également des confits de canard, foie gras ou magret, dans les adresses dont le lieu regorge.

Malbec
Il est bon de noter que dans l’AOC Cahors, le cépage Malbec, qui fait actuellement le bonheur des vignobles argentins, représente 3.707 ha, c’est-à-dire 80% de la superficie de l’appellation. L’Union Interprofessionnelle des Vins Cahors a d’ailleurs déclaré 2008 l’année du Malbec, dont les premières journées internationales auront lieu les 4, 5 et 6 avril.

Historiquement, la fortune du cépage Malbec remonte à la Renaissance (« Mal bec », mauvaise bouche) et est due à sa popularité auprès des pèlerins en route vers St Jacques de Compostelle qui faisaient étape à Rocamadour. Exporté en 1848 en Argentine par l’agronome français Michel Pouget, il y fait depuis florès et couvre 25000 ha. En France, il est persistant quoique peu répandu en Languedoc, en Aquitaine et dans la vallée de La Loire. Le Quercy est pratiquement la seule région qui offre à ce cépage sensible et très productif un terreau qui lui convienne. Voilà pourquoi il est l’élément indispensable, avec le Merlot et le Tannat, de l’appellation Cahors.
Quasiment décimé par le phyloxera au 19e siècle, le vignoble de Cahors renait au milieu du 20e siècle, lorsque des vignerons fondent la cave coopérative de Parnac, afin de redonner vie au Malbec et au vin de Cahors. Alors qu’il n’est établi que sur 440 ha, le vin de Cahors décroche l’AOC en 1971. Durant les années 80, le Cahors se définit avec plus de précision, comme un vin à la fois élégant et vigoureux.

 

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Domaines
- Domaine Saint Didier de Parnac.Propriété de la famille Rigal depuis 3 siècles, comme le Château de Grezels et le Prieuré de Cénac.

Tous trois sont sis sur un terroir de grande qualité, comme leurs voisins :
- Château Chambert
- Château de Haute Serre
- Château le Brézéguet
- Château de Mercuès
- Château Croze de Pys (Jean Roche)
- Château du Cèdre

N’oubliez pas, bien sûr, de visiter les nombreux cavistes et négociants éparpillés dans la ville de Cahors.

Se loger
Gîte rural
- Le Blanat
- Grange Lasfargue
- La Petite Bergerie

Chambre d’hôte
- Domaine des Catalpas
- Combe de Redoles

 

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Notre deuxième étape provençale nous emmène non loin des rives du Rhône Méridional, entre Vaucluse et Alpes de Hautes Provence. Surplombant les vignobles, gardien d’un terroir ancestral, le Mont Ventoux règne en bon père de famille sur une terre gorgée de Gigondas, Vacqueyras, Châteauneuf-du-Pape, Côtes-du-Ventoux et Côtes-du-Lubéron.

 

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Aux pieds du Géant de Provence, de Vaison la Romaine à Apt en passant par les dentelles de Montmirail, les forêts du Lubéron, Carpentras, Gordes et Roussillon, plusieurs circuits offrent la possibilité de découvrir les vignobles, tout en profitant des attraits incontestables de la région.

Vaison la Romaine et Beaumes de Venise

Depuis les flancs du Mont Ventoux jusqu’aux Dentelles de Montmirail, des vues à couper le souffle. L’antique berceau de la vigne et de l’olivier offre vestiges romains et villages perchés, que relient de bien agréables routes buissonnières bordées de chapelles et de châteaux.

Domaines
Domaine du Champ-Long, Le Mas de Flauzières, Domaine de la Pigeade, Domaine Bouletin, Xavier Vignon, Domaine de la Bouissière, Maison Arnoux et Fils

Se loger
Chez Christiane et Georges Moulin
Gîte les Syrah

La Calade

Mas des Abeilles

Du Mont Ventoux à Carpentras

Ici, le Géant de Provence a les pieds plongés dans une mer de vigne. On n’appelle pas cette région le Piémont du Ventoux pour rien: les regards se perdent dans l’lignement des cépages et le long des sentiers vignerons ancestraux. Les producteurs œuvrent à la reconnaissance de leur savoir faire, dont le fruit est un vin aromatique et gorgé de soleil.

Domaines
Cave saint Marc, Clos des Patris, Domaine Chaumard, Domaine de Marotte, Les Hauts de Bacchus

Se loger
Au mas de Bonnety
La Pastourale
Domaine de Marotte

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De Carpentras au plateau de Sault

Toute l’aridité provençale semble ici concentrée et offre un contraste saisissant avec les précédents paysages, plus luxuriants. La succession de plateaux et de collines où pointent quelques belvédères ne constitue pas moins un spectacle grandiose aux yeux du visiteur.

Domaines
Domaine le Grand Vallat, Château Unang, La Ferme Saint Pierre, Château Tour des Genêts, Les vignerons de Canteperdrix, Domaine de Fondrèche

Se Loger
Le Tamaris
Le Mas des Palmiers
Domaine de la Grange Neuve

Gordes – Roussillon - Apt

Reliant Gordes au « petit Colorado » de Roussillon et de Rustrel, les Monts de Vaucluse, qui flirtent avec le Lubéron tout proche, exigent une étape un peu plus longue, mais toujours à l’abri des flux estivaux. Ici, les minéraux, roches ou terre, sont des joyaux, et les sens succombent au charme du pittoresque. Les férus d’histoire apprécieront l’Abbaye de Sénanque, en contrebas de Gordes, et l’église romane de St Pantaléon, tandis que les adeptes du farniente se prélasseront sur les terrasses ombragées d’un village au nom plutôt engageant : Viens.

Domaines
Domaine des Cancelades , Château de l’Isolette , Domaine de Mayol , Domaine de Tara , Domaine de Lauvières

Se loger
La Bergerie du Lubéron
La Partide
Relais de Roquefure
Le Logis
La Voie Lactée

 

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« Il n’y a pas de Provence. Qui l’aime aime le monde ou n’aime rien » En disant cela, Jean Giono résume la complexité qu’il y a à vouloir cerner la Provence, lui soumettre une étiquette géographique précise, et exprime la passion qui se dégage de son histoire, de son terroir et de ceux qui le font vivre.

Vigne provençale et borie

La Provence se couche de part et d’autre du Rhône méridional, pour aller se baigner aux côtes de la Méditerranée et s’appuyer sur les flancs des Alpes qui jouxtent l’Italie. Pays aussi généreux qu’insaisissable, où les limites géographiques, floues, chevauchent allègrement les délimitations des vignobles et leurs appellations. Ainsi, la culture viticole provençale épouse une partie des vins de la Vallée du Rhône (Côtes du Ventoux, Gigondas, Côtes du Lubéron…), distincte du vignoble de Provence stricto sensu. Faisons donc étape -ce qui nous permettra en outre de prolonger le plaisir de la découverte en la multipliant par deux- et penchons-nous en premier lieu sur le vignoble provençal dans ses appellations classiques : Côteaux d’Aix-en-Provence, Côteaux varois, Côtes-de-Provence, Bandol, Cassis.

Terroir et gastronomie
Toutes ces AOC sont l’expression d’un terroir aux facettes multiples, qui fleurit du sud d’Avignon à la pointe des Alpes Maritimes. Terre de soleil, auréolée d’une imagerie constellée de cigales, de lavandin, de partie de belote, la Provence semble conserver toute sa chaleur lors des saisons d’automne et de printemps, que l’on conseillera vivement de choisir pour découvrir en toute quiétude des vignobles gorgés de touristes en été.

Doit-on vous en convaincre? La gastronomie provençale est une pure merveille, où se côtoient classiques absolus et plats méconnus, à redécouvrir sans cesse pour leurs saveurs herbacées et leurs préparations riantes : bouillabaisse, ratatouille, aïoli, salade niçoise, mais aussi anchoïades, tians d’agneau ou de poisson, daube de bœuf, beignets de fleur de courgette, tapenade, soupe au pistou, pieds paquets… En période de chasse, sanglier, bécasses, grives et lièvres viennent honorer bien des tables.

Aïoli provençal

Visiter les vignobles
L’accueil est sans doute une des vertus provençales qui s’expriment le mieux hors des moments d’affluence… on aime y prendre le temps, gratter l’écorce rugueuse des contacts estivaux trop furtifs pour aller à la rencontre de l’autre et lui faire partager ses passions. On n’ira pas jusqu’à vous révéler LE coin à champignons (tout au plus un endroit pour vous distraire en grappillant, ravi, quelques poignées de chanterelles), mais la générosité du partage, la chaleur de la parole constituent déjà de biens beaux présents.

Coteaux varois
Une appellation au nord de Toulon qui date de 1993. Encore en plein développement, elle cohabite avec une tradition de coopératives et de vins de pays varois qui valent certainement leur petit détour.

Château La Lieue

Domaine de Fontlade

Les Caves du Commandeur: coopérative de Montfort-sur-Agens où le vin de pays varois prend ses lettres de noblesse.

Coopérative Le Cellier de Saint-Louis

Se loger
La Dryade
Les Adrets

Côtes-de-Provence
La zone géographique de cette appellation qui s’étend de Trets à Saint-Raphaël, est coupée en deux par les côteaux varois, laissant la place à deux appellations régionales : Les côtes-de-Provence Sainte-Victoire au nord-est de Marseille et les côtes-de-Provence Fréjus, à l’est. Nous sommes ici au cœur du vignoble provençal traditionnel, entre Bouches du Rhône, Var et Alpes Maritimes, où le vin rosé, héritier des jadis fameux «friands vins de clérets de la Provence» selon l’expression de Mme de Sévigné, règne en quasi maître (60 % de la production) :

Château Du Rouët

Château Mouresse

Domaine Saint-André de Figuière

Château du Galoupet Saint-Nicolas : là, le rouge n’est pas en reste, comme en témoigne fièrement son cru classé 2005.

Château de Berne : à Lorgnes, une adresse certainement à surveiller de près ces prochaines années.

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La Cabane d’Esteban
La Cagnardette
Les Cigales

Automne dans les vignes provençales

Coteaux d’Aix en Provence
Obtenue en 1984, l’AOC rend hommage aux efforts déployés par les vignerons de cette région pour mettre en valeur un terroir enraciné dans une tradition ancestrale qui n’a pas encore dévoilé toutes ces merveilles aux papilles du monde. A tenter : La route des vins.

Domaine Naïs

Château Bauféran

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Les Lauriers Roses

Bandol
AOC depuis 1941, le Bandol est ancré dans la longue tradition phocéenne, qui plonge au cœur du 5e siècle avant notre ère. Ce cru à base de Mourvèdre a littéralement traversé l’histoire pour offrir son alliage de puissance et d’onctuosité. Pour ne rien gâcher, les vignes sont idéalement situées dans des décors de rêve à deux pas de la Méditerranée. Si vous y séjourner début décembre, ne pas louper la Fête du Millésime.

Domaines Bunan

Château Vannières

Domaine de Frégate

Domaine de l’Olivette

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Les Vignes de Terrisse
Villa Thocha
Lou Pero Mousco

Cassis
C’est la plus vieille appellation de Provence (1936). Rien que le nom est en soi un voyage visuel et gustatif, dont la puissance d’évocation n’a d’égal que la renommée de ses blancs secs et ronds aux notes florales.

Domaine du Paternel

Domaine de la Ferme Blanche

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Villa des Fleurs
Gîte Le Julot

Villa des Fleurs

Ami belges ou de passage dans nos régions, poussez la porte d’Espacevin Pirard à Genappe, à 20 minutes de Bruxelles, découvrez une belle sélection de vins provençaux et profitez des conseils avisés, toujours offerts avec le sourire en prime, peuchère.

Si les vins du Jura représentent une petite partie de la production viticole française, ses crus et appellations ne manquent certainement pas de qualités : diversité, caractère, richesse et typicité des cépages : autant d’arguments imparables pour attirer les fines bouches et séduire les papilles. La région, bordée de falaises calcaires et irriguée par de nombreux torrents et ruisseaux, regorge d’adresses accueillantes et propices à la découverte, aux réjouissances et à la détente.

Chaix du Vieux Bourg

Un terroir millénaire
Jura signifie en Celte “forêt sauvage”. Le vignoble jurassien, que l’on fait remonter à cet ère pré-gauloise, est parmi les plus typiques et les plus originaux de France, bien que le plus petit par la taille. Alliant l’excellence dans les pratiques culturales et l’audace dans les assemblages, les vins du Jura sont les ambassadeurs d’une gastronomie franc-comtoise dont l’évocation provoque un regain d’humidité aux commissures des lèvres : truite au bleu ou au vin jaune, poularde aux morilles, coq au vin jaune, poulet à la Cancoillotte, saucisse de Morteau, ainsi que les fromages comté, Mont d’Or, Cancoillotte, tous de fort recommandables candidats à la fondue.

Le paysage jurassien est lui aussi étonnant : de larges étendues de verdures et de fôrets flanquées de reliefs escarpés. Il offre par ailleur de bien belles surprises aux amoureux d’Histoire, de ballades et de contemplations buccoliques. A cet égard, la fameuse Route des Vins du Jura propose de vrais et sublimes parcours à la rencontre des terroirs et des savoir-faire jurassiens. Avec la possibilité pour les arpenteurs de terroirs de s’offrir de belles randonnées gourmandes, tours des vignes et plein d’animation, dont un pique nique vigneron, annoncé le 10 juin 2008.

Quand le vin jaune perce
Six AOC règnent sur un vignoble jurassien de 18000 ha : Arbois, Château-Chalon, L’Etoile, Côtes du Jura, Crémant du Jura (pétillant) et Macvin du Jura (mistelle, un vin de liqueur).

Vin JauneDeux crus notables viennent apporter leur luminosité à une palette déjà bien riche. Le précieux vin de paille, liquoreux, est issu d’une tradition et d’un savoir faire minutieux ainsi qu’en témoigne le Caveau des Jacobins 2002. Le vin jaune, également doux mais d’une superbe fraîcheur, récolte de plus en plus d’adeptes. Le succès rencontré depuis quelques années par le vin jaune a apporté un sérieux coup de projecteur sur l’ensemble de la région. Cet engouement, qu’il inspire enthousiasme ou scepticisme, s’exprime chaque année avec davantage de ferveur lors du grand raout célébrant « l’or du Jura » : La percée du vin Jaune.

Quelques bouteilles de vin jaune à convoiter : Domaine Ligier 1999, Caveau de Bacchus 1998, Caveau des Jacobins Côtes du Jura 1998 , Arbois 1996 de Jean Louis Tissot.

Les Domaines
Les vignerons à épingler dans son carnet de route lors des vacances ou d’un séjour sur mesure :

- Caveau des Jacobins

- Les Chais du Vieux Bourg

- Domaine Ganevat

- Domaine Baud père et fils

- Domaine Berthet-Bondet

- Lucien Aviet et Fils ‘Caveau de Bacchus’

- Henri Maire

- Domaine Morel-Thibaut

- Domaine Ligier père et fils

 

Les cavistes et bars à vins
Pour découvrir tout le caractère, la générosité et la diversité des crus jurassiens, en toute quiétudede nombreux cavistes vous accueilleront à bras ouverts. Parmi eux :

Les Jardins de Saint Vincent : probablement le caviste le pus réputé d’Arbois.

Au Bon Echanson : une carte limpide et bien fournie, à Pontarlier.

L’hébergement
Pour se requinquer entre deux étapes, nous avons sélectionnés deux endroits qui rivalisent de raffinement et rendront votre séjour délicieux:

A l’Ombre du Château : un cadre splendide, un feu ouvert propice à toutes les contemplations.

Le Moulin de la Ferté : dans un écrin de verdure à 10 km d’Arbois, une étape idyllique.

Moulin de la Ferté

Si vous planifiez votre séjour depuis la Belgique, il n’est pas interdit, et même plutôt franchement conseillé, de s’offrir un avant goût des richesses offertes par le vignoble jurassien. A Bruxelles, le caviste Ploussard et Naturé est le spécialiste incontournable de la question.

Quelques liens utiles :

- Vins du Jura : site officiel du vignoble jurassien

- Les routes du Comté : sur les routes du terroir jurassien et de sa gastronomie

- Le blog d’Olif : ou le parcours gustatif du terroiriste jurassique. Un palais sûr, des papilles sur le qui vive et une plume des plus alertes. Une mine de bons plans et de recommandations… et quelques coups de sang.

Si l’on se penche sur les réalisations de Daniel-Etienne Defaix à Chablis, on a l’impression d’être dans une de ces villes du Far West ou un seul type, visionnaire, possède à la fois le saloon, l’hôtel et l’épicerie. En taillant le bout de gras avec cet homme affable et optimiste, on entre immédiatement en contact avec un personnage généreux de sa personne, bon vivant, fin d’esprit, et ancré dans un terroir qu’il entend bien placer au firmament de la qualité, de la convivialité et de l’accueil.

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Avant toute chose, Daniel-Etienne Defaix est vigneron. On lui doit notamment le Chablis 1er cru Les Lys. Homme de partage et d’initiatives, il a créé pas moins de 5 endroits qui honorent le vin et son terroir d’origine. Il nous conte un peu de son histoire, à s’en pourlécher les babines.

Comment avez-vous débuté vos activités?
Je suis issu d’une des plus vieilles familles de Chablis, établie il y a 3 siècles et demi et spécialisée dans le vin. Après mes études de viticulture et d’œnologie, je suis revenu au domaine, et j’ai vu que Chablis était une chance pour une commencer une carrière. Par contre, j’ai du acheter mes propres parcelles car ici, la tradition familiale est qu’on n’hérite pas des terres paternelles avant d’avoir fait ses preuves. J’ai construit mes propres caves, juste à côté de celles de mon papa. Nous avions deux exploitations qui vivaient chacune de son coté. Aujourd’hui, je suis installé sur des terroirs historiques. C’est une chance inouïe. Les vins de Chablis sont les premiers crus dans l’histoire. Il y avait peu de vins jeunes, plutôt des vins de grande garde. J’ai repris cette méthode dans les années 80: je leur offre 5-6 ans d’élevage, afin qu’ils acquièrent plénitude et rondeur. Ce sont des vins bons à boire de suite ou à garder. Mais rappelons-nous cette règle cistercienne : « n’est grand vin que celui qui sait vieillir ».

Enfin, une fois mon emprunt remboursé, j’étais décidé à investir. J’ai acheté un immeuble dans la rue principale de Chablis et j’ai ouvert la première cave à vins de vignerons, Le Monde du Vin, en 1987, il y a vingt ans. On y trouve ma propre production, celle du domaine Defaix, ainsi que d’autres bouteilles achetées directement auprès des vignerons.  Nous sommes ouverts 7 jours sur 7. En 2007, nous avons ouvert un bar à vins et nous recevons les passionnés de vin seuls sans rendez-vous, ou en groupe sur rendez-vous. Une bonne façon d’apprendre en dégustant nos crus, nos millésimes, nos terroirs.

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Vous multipliez différentes réalisations liées à l’accueil (caves, restaurant, hôtel, bar à vins, boutiques gastronomiques..). Dans quelle perspective ?
Lorsque j’ai démarré, Chablis était une ville qui ne savait guère dire « bienvenue ». En effet, le Chablis est davantage un produit d’exportation, plus encore peut être que le champagne. Ne dit on pas, depuis le 17e siècle que “Chablis inonde jusqu’aux Flandres” ? Dans les années 8O, les caves étaient fermées, il n’y avait pas de vins en vente. J’ai voulu essayer de changer les mentalités et les habitudes. Avant toute chose, je voulais dire “bienvenue”. Après 5-6 ans de succès de notre cave, beaucoup de monde à Chablis s’est mis à créer des structures, des lieux. Donc le “bienvenue” s’est étendu, et Chablis est devenu un endroit réellement convivial. Sans doute un peu de jalousie aura été un bon moteur (rires). Je plaisante, là, mais plus sérieusement, derrière la qualité du produit, c’est la communication, le partage, l’accueil, qui forment la base de notre métier. C’est ce qu’on m’a enseigné dans ma famille et au cours de mes études. Le vin c’est avant tout le partage et la communion. Regardez les sommeliers et les vrais cavistes: ils sont le prolongement de notre métier, de sa convivialité, ceux qui continuent de transmettre la bonne parole. J’essaie de voir le vin aussi à travers la relation que d’autres tissent avec lui : pourquoi ils l’aiment ? Comment ils l’aiment ? Mon grand plaisir : j’adore regarder les mimiques faciales des dégustateurs. C’est un dada depuis mes études. J’essaie d’être à l’écoute, de poser des questions sur leurs attentes. Bien souvent, les gens s’enorgueillissent d’y répondre.

Je trouvais aussi incroyable qu’il n’y ait pas de table de qualité, étoilée, à Chablis. Je me suis dis “installons-la, visons une étoile”. Au sein de la jeune Chambre économique, nous avons créé une commission qui fédère des copains vignerons, une quinzaine de maisons sérieuses. Ce n’était pas évident au départ de partager son portefeuille. Nous avons investi dans la restauration d’un vieil hôtel-Dieu abandonné, créé une société, encouragé un chef étoilé au Michelin à nous rejoindre. Une année après, il avait sa maison et une étoile.

Avec tout cela, la qualité est-elle encore accessible ?
J’en suis persuadé. On m’a dit : “l’hostellerie de luxe, c’est bien, mais tout le monde ne peut pas se l’offrir”. Effectivement, si on veut que le vin reste dans l’art de vivre et reste accessible, il faut faire autre chose. J’ai donc ouvert avec un ami hôtelier un autre hôtel, plus accessible, avec un restaurant, un bar à vin, une terrasse, une salle de conférence, et un accès WiFi. Un lit à 60 € la nuit, le repas entre 18 et 25 €, c’est l’hôtel Aux Lys de Chablis. Il est important de s’adapter aux gens pour bien les accueillir. Surtout ne pas faire barrière à l’argent, mais ouvrir son cœur. Une millefeuille de détails, d’attentions, et ça marche, on commence à être connu : des groupes d’œnologie, des clubs d’œnophilies, des adeptes du tourismes viticoles accourent de Suède, du Danemark, de Corée. A tous, je leur dis “be welcome”.

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Je dois aussi confesser une passion : je suis un fou d’art roman et cistercien. Il y a tout un quartier de Chablis qui date de cette époque, et qui devait être rasé. Or il avait entre 8 et 11 siècle ! J’ai investi, et, comme on dit familièrement, j’en ai pris pour 30 ans. Durant 10 ans, des compagnons ont travaillé sous ma direction pour le restaurer, en faire un centre historique qui soit ouvert au public. Là, dans cet endroit qui traverse les millénaires, j’ai ouvert mon restaurant « coup de cœur » : La Cuisine au Vin. Toutes mes tripes, toute mon âme sont dedans : c’est un resto vigneron dans des caves qui ont mille ans, l’intermédiaire entre le grand luxe et la petite hôtellerie, du genre bistro. Prosper Montagné disait qu’on ne fait du bon qu’avec du très bon : j’ai donc pris un bon chef étoilé venant d’un Relais & Châteaux, car un grand sait toujours faire très bon et plus accessible. On y propose toutes les recettes d’autrefois, au vin, uniquement à base de produits frais achetés au marché matinal. Ce sont des repas préparés à la minute, donc il faut attendre un petit peu. C’est prendre le temps d’une cuisine vraie, sincère. Ce sont de gros investissements, mais je me dis que la qualité paie toujours. C’est le bébé à faire grandir aujourd’hui.

Il est important de préserver tout ça, comme il faut préserver les bons terroirs, la qualité du vin. Je me bats pour un monde de grande qualité. In fine, j’ai décliné des produits du terroir qui allaient disparaître, des plats cuisinés au vin. Il s’agit d’une cuisine qui parfois est galvaudée, faites ailleurs, et que je voulais ramener au pays : la vraie andouillette de Chablis tirée à la ficelle, marinée au Chablis - ce qui lui confère une grande digestibilité ; la moutarde au Chablis, pour laquelle on paie des paysans en bourgogne, un peu plus chers, mais qui font de la graine de moutarde bourguignonne, meulée à la meule de pierre pour éviter l’échauffement des graines , et surtout avec 16% de Chablis au lieu de 7% de vinaigre - elle est très fine, admirable, et déjà en six mois, elle se retrouve dans les meilleures épiceries de France ; les escargots au Chablis – une recette de ma grand-mère.

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C’est une richesse historique mondiale sur laquelle nous vivons tous les jours, un patrimoine culturel de qualité, qu’il est important d’honorer et de partager. Je considère que rien n’est mort. Le ferment est là, tout va bien.