sfeer.jpgCette année, Colruyt propose 22 vins à la dégustation au cours de différentes soirées organisées à l’occasion de la sortie de son Catalogue Grands Vins de l’automne 2008.


La carte des vins proposés à la dégustation:

Vins blancs
Sylvaner 2007 Vieilles Vignes,Cave de Turckheim, A.C. Alsace (N° 748875)

Luna di Monte 2007,D.O.C. Valdichiana Bianco,Toscane - Italie (N° 748599)

Nepenthe Tryst, Sauvignon Blanc-Semillon-Pinot Gris, Adelaïde Hills - Australie (N° 748290)

Château de Besseuil Viré-Clessé 2006, Cuvée Fûts de Chêne (N° 748527)

Louis Moulin Meursault A.C. 2006 (N° 748572)

Vin blanc doux
Albert Mann Gewurztraminer Altenbourg 2006, A.C. Alsace (N° 748528)

Vins rouges
Château de Montmirail 2006 “Cuvée des Deux Frères”, A.C. Vacqueyras (N° 748643)

Château de Montmirail 2006 “Cuvée de Beauchamps”, A.C. Gigondas (N° 748638)

Tautavel Réserve A.C. 2005, Gérard Bertrand (N° 748626)

Mas Belles Eaux 2005 “Les Coteaux”, A.C. Languedoc (N° 748694)

Artesano de Argento 2006, Malbec – Cabernet – Shiraz, Mendoza – Argentine (N° 748889)

Tarapaca Last Edition 2005, Maipo Valley - Chile (N° 748467)

Boschi Salviati 2005, San Luciano, I.G.T. Colli della Toscana Centrale - Italie (N° 748813)

Ripasso Valpolicella Superiore 2005, DOC Valpolicella Classico - Italie (N° 748734)

Aranleon Solo 2005, D.O. Utiel-Requena - Espagne (N° 748356)

Museum Real 2004 Reserva, D.O. Cigales - Espagne (N° 748932)

Château La Rose Gadis 2006, A.C. Bordeaux (N° 748468)

Château de Haute Serre 2004, A.C. Cahors (N° 748894)

Château de Chantegrive 2005, A.C. Graves (N° 748307)

Château Pouget 2005,Grand Cru Classé, A.C. Margaux (N° 658735)

Château de Fieuzal 2004, Grand Cru Classé, A.C. Pessac-Léognan (N° 658294)

Les différentes soirées de dégustation organisées par Colruyt:

vendredi 19 septembre au Colruyt Dendermonde, de 18 à 21 h
Oude Vest 98,9200 Dendermonde
Pour le plan d’accès, cliquez ici.
Pour plus d’infos, appelez le Colruyt Dendermonde: 052 21 75 41

vendredi 26 septembre au Colruyt Waterloo, de 18 à 21 h
Chaussée De Bruxelles 684
1410 Waterloo
Pour le plan d’accès, cliquez ici.
Pour plus d’infos, appelez le Colruyt Waterloo: 02 354 82 81

vendredi 3 octobre à Liège, de 18 à 21 h
au Palais des Congrès
Esplanade de l’Europe 2
4020 Liège
Pour le plan d’accès, cliquez ici.
Pour plus d’infos, appelez le Colruyt Liège: 04 344 44 52

vendredi 10 octobre à Gent, de 18 à 21 h
à l’”Eskimo”-fabriek
Wiedauwkaai 25
9000 Gent
Pour le plan d’accès, cliquez ici.
Pour plus d’infos, appelez le Colruyt Gent: 09 226 69 79

vendredi 17 octobre au Colruyt Mol, de 18 à 21 h
Rozenberg 64
2400 Mol
Pour le plan d’accès, cliquez ici.
Pour plus d’infos, appelez le Colruyt Mol: 014 32 36 76

Pour plus d’information, consultez le calendrier des foires aux vins 2008

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Les 26 et 27 avril, Espacevin ouvre ses portes à une quinzaine de vignerons qui se feront un plaisir de vous faire découvrir leurs vins. L’événement qui a lieu deux fois par an est déjà bien connu des amateurs et chaque édition est un succès.Un petit quelque chose de spécial durant cette édition toutefois : l’équipe Vinogusto sera présente. Alors, amateurs de vin, de convivialité et de web, rendez-vous à Genappe (Belgique) !

Les vignerons présents :
bordeaux :
Château Roquetaillade-la-Grange - Graves

Bourgogne :
Domaine Michel Rey

Languedoc & Roussillon :
Abbaye de Valmagne - Languedoc

Château Gibalaux-Bonnet - Minervois

Château Viranel - Saint-Chinian

Domaine Boudau - Roussillon

Domaine de Mairan - Vins de Pays d’Oc

Loire:
Domaine des 4 Routes - Muscadet

Domaine Christophe Chasle - Bourgueil

Domaine des Chézelles - Touraine

Domaine du Viking - Vouvray

Provence :
Domaine St André de Figuière

Rhône :
Château Vessière - Costières de Nîmes

Mas du Fadan - Côtes du Ventoux

Sud-ouest de la France :
Château Haut-Bel-Air - Bergerac

Château Lastours - Gaillac

Adresse : rue de bruxelles, 74, 1470 Genappe (Belgique)
Les détails sur www.espacevin.com

Imaginer pouvoir évoquer le vignoble médocain en un post est aussi illusoire que de vouloir visiter le Musée du Louvres à Paris en une après midi. La richesse, et la qualité de son terroir viticole n’ont d’égal que la quantité et le prestige des vignobles, domaines et appellations qui s’épanouissent dans cette partie du Bordelais, entre l’Atlantique et l’estuaire de la Gironde : Médoc, Haut-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Moulis et Listrac-en-Médoc.

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L’on peut cependant, en toute simplicité, imaginer un circuit qui rayonnerait de Pauillac et ferait quelques incursions vers ses appellations voisines, le long de ce paysage surprenant où la Gironde semble caresser les vignes. Un circuit qui suivrait la fameuse Route des Vins du Médoc, la départementale D2, qui relie Bordeaux à la Pointe des Graves.

Pauillac
Pauillac est une des grandes appellations du Médoc depuis 1936. Elle s’étend sur près de 1100 hectares, à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux. Cette commune ne compte pas moins de 37 domaines viticoles dont 18 Grands Crus Classés en 1855 parmi lesquels les fameux Château Lafite Rothschild et Château Latour.

Vinifiés uniquement en rouge, et réputés pour leur qualités de longue garde, leur caractère profond, minéral et structuré, les vins de Pauillac ne se limitent pas à ces noms prestigieux. Et un séjour dans l’estuaire de cette charmante bourgade rend très agréable la familiarisation avec une tradition ancestrale. Véritable pierre angulaire des circuits du Médoc, Pauillac est une charmante ville desservie par un petit port de plaisance. Outre la nature qui a façonné ce paysage unique, de nombreuses activités concurrent à la mise en valeur de ce terroir pour le moins séduisant : la Fête de l’Agneau de Pauillac (18 mai) met la gastronomie à l’honneur, tandis que la Maison du Tourisme et du Vin de Pauillac offre tous les jeudis de juillet et août, une dégustation gratuite en compagnie des viticulteurs.

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Gastronomie
Le mouton du Médoc est réputé pour la légère blancheur et la saveur exceptionnelle de sa chair. Enrobé de mie de pain persillée, rôti avec des pommes de terre sautées garnies de fines lamelles de truffes, le met confine au divin.
L’entrecôte à l’échalote, le magret poêlé ou les palombes, ortolans et bécasses, ne laisseront pas plus indifférents les palais à la recherche de plénitude.
Enfin, les pibales (civelles), jeunes anguilles qui remontent l’estuaire, ainsi que les écrevisses, sont autant d’invitation à découvrir les trésors offerts par la Gironde.

Domaines
Au départ de Pauillac et de ses somptueux châteaux, il est possible et même aisé de rayonner sur un partie du vignoble médocain, à la découverte des appellations Pauillac, Médoc, Saint-Julien et Saint-Estèphe.

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Pauillac
Château Pontet-Canet
Château Lynch-Moussas
Château Peyrabon

Médoc
Château Les Ormes Sorbet
Château Haut-Maurac
Château Loudenne

Saint-Julien
Château Lagrange
Château Branaire-Ducru
Château Ducru-Beaucaillou

Saint-Estèphe
Château Andron Blanquet
Château Lilian Ladouys
Château Montrose

A noter dans l’agenda, cet évènement majeur de l’année viticole qu’est le Printemps des Châteaux (12 et 13 avril) : soit 52 domaines viticoles qui ouvrent leurs portes aux visiteurs, gratuitement et sans rendez-vous, et proposent leurs vins à la dégustation.

Se loger
Chambres d’hôtes
La Hourqueyre
Le Domaine du Bel Air
Beau Séjour

Gîtes
La Chenaie
Les Vendangeurs

En savoir plus
Maison du tourisme et du vin de Pauillac
Le blog professionnel du réseau oenotouristique “Destination Vignobles en Médoc”
Un carnet de voyage touristique en Médoc (pdf)
Conseil des vins du Médoc
Chambres d’hôtes en Médoc

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Auteur du blog Vinsurvin, Fabrice Le Glatin organise tous les mois à Paris des rencontres conviviales et en toute simplicité afin de prendre le temps de partager et faire découvrir à des petits groupes de lecteurs les vins et les vignerons dont il parle sur ses pages. Alors que la troisième édition de ces Tupperwine vient de s’achever, Fabrice nous parle d’une idée aussi simple que belle qu’on serait bien inspiré d’étendre au delà de Paris, pour prolonger les rencontres et les délicieuses surprises.

 

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Comment avez-vous commencé les soirées Tupperwine? Dans quel but?
L’idée est née lorsque des lecteurs m’ont demandé où pouvoir déguster les vins dont je disais le plus grand bien sur VINSURVIN. Je suis donc entré en contact avec quelques vignerons que je connaissais en leur demandant des échantillons, et j’ai fait le tour des cavistes de mon quartier. Lorsque j’ai eu assez de vin et quelques lieux pour organiser mes premières dégustations, j’ai lancé l’idée sur VINSURVIN, et ça a pris immédiatement!

Le but est de faire découvrir des cépages, des vins, des vignerons, des régions de France à de simples amateurs, qui n’ont pas forcément la chance ou le temps de participer à des dégustations et d’accéder à ces types de vin, dans la vie de tous les jours. Faire comprendre au plus de gens possible que le vin n’est pas affaire de pro et passer un excellent moment sont aussi des objectifs!

Comment ça fonctionne?
Sur VINSURVIN, une semaine environ avant le jour J, je donne aux lecteurs désireux de participer aux Tupperwine une tâche à accomplir : un court poème sur le vin, une photo, un quiz… les premiers vainqueurs (enfin, inscrits!), gagnent leur invitation.

Qui participe?
Les lecteurs de VINSURVIN. On trouve des gens d’horizons divers et beaucoup de jeunes. Ce qui est très important pour moi, d’ailleurs.

Tupperwine

Combien de personnes sont conviées?
Vingt personnes est un grand maximum. Il faut garder une certaine intimité afin que l’on puisse recueillir les impressions de tout le monde et que personne ne se sente un peu isolé.

Comment participer en tant que caviste ?
En me disant “je suis d’accord” lorsque je lui rends visite ou en me contactant.

Faut-il être un expert pour y participer?
Absolument pas! Bien au contraire! Il faut aimer le vin, sans a priori. Et être curieux!

Y-a-t-il des désaccords qui se dégagent des notes de dégustation ou des discussions?
Oui, et ça c’est super! Hier, certains ont apprécié un St Nicolas de Bourgeuil 2004, que personnellement je n’ai pas aimé. Certains voient des vins corsés quand d’autres les voient fruités! Etc… Chacun respecte et se nourrit du commentaire de l’autre.

Certaines dégustations se font chez des particuliers?

Effectivement, c’était le cas hier soir, pour la première fois. Un très bon acceuil chez des jeunes de 25 ans qui avaient invité des amies du même âge. Elles ne verront plus le vin de la même façon à présent!

Une délocalisation temporaire est-elle envisageable (chez un vigneron, ou un caviste hors de Paris le temps d’un week end)?
Ce serait super! Il faut voir dans quelles conditions. Mais Tupperwine n’est pas parisianiste, bien au contraire!

Tupperwine ambiance

Un souvenir particulièrement agréable?
Le 1er chez ce premier caviste m’ayant dit oui, j’étais aux anges! Aux Abbesses, en plein coeur de Montmartre! On était 8. On a fini au resto!

La 2ème à l’Hardi Vin (photo) avec Daniel-Etienne Defaix, grand vigneron de Chablis, restera longtemps gravée dans ma mémoire (et celle des convives) : une verticale de Chablis Les Lys 1er Cru de 2000 à 1981… Fantastique!

Le Domaine de la Mordorée est la création de Christophe Delorme. Situé tout proche d’Avignon, entre Provence et Languedoc, il produit parmi les plus beaux crus d’appellation contrôlée: Châteauneuf-du-Pape, Lirac, Tavel et bientôt Condrieu. Il propose également de remarquables vins de pays. Son vignoble s’est établi contre les vents et marées d’une tradition locale peu encline à accepter ses techniques de culture et de vinification exigentes et soucieuses du respect de la terre et des hommes.

Christophe Delorme

Homme de conviction, certes, mais aussi de succès, grâce notamment à la qualité et au renom de son Châteauneuf-du-Pape La Reine des Bois, Christophe Delorme a acquis une place de choix dans le pinacle des jeunes vignerons audacieux et visionnaires. Il faudra compter avec lui désormais. Un entretien à chaud, bouillonnant, passionnant et sans concessions, au terme duquel on ne souhaite qu’une chose, accompagner un jour Christophe à travers ses vignes, admirer avec lui les tumicules et guetter l’envol des bécasses, ces reines des bois qui donnent son si joli nom au Domaine.

 

Comment avez vous décidé de vous lancer dans le vin, créer votre domaine?,
A la base, je ne viens pas à proprement parler d’une famille de vigneron. Mon père était industriel. J’ai fait une école de commerce et n’avais pas dans l’idée de me lancer dans un vignoble. Ma mère par contre a des vignerons dans sa famille, à Tavel, depuis le 16e siècle. En 1986, mon père a arrêté ses affaires. Nous avions un vignoble en fermage. J’ai eu la possibilité de le reprendre, je m’y suis lancé alors que je n’y connaissais rien. J’ai rencontré beaucoup de vignerons. Vous savez, dans la région, on est assez têtus, on se fie à son intuition. La passion venant, on apprend très vite. J’ai vite découvert que ne pas écouter les autres, c’est très bien. Dans les premières réunions de producteurs auxquelles j’ai assisté, il y avait des gens imposants, des personnes importantes dans l’appellation, qui déblatéraient leurs discours. Je les écoutais patiemment, bien sûr, et avec respect. Mais j’avais comme un goût amer en sortant. Tout cela me paraissait idiot. Et croyez-moi, la bêtise, ça se transmet de père en fils. Attention, il y a des gens extraordinaires dans le milieu vigneron, à Châteauneuf, à Vacqueyras. A Tavel, c’était plus rare à l’époque, même si maintenant ça a changé. Il y avait une pépinière de gens incompétents qui voulaient constamment me dire ce qu’il fallait faire : méthode culturale, procédé de vinification. J’ai choisi ma façon de faire. J’ai fait beaucoup de bêtises et connu quelques échecs. Le risque c’est d’avoir à le payer toute sa vie. Mais il y a aussi des bonnes intuitions, et, avant tout, une volonté de bousculer les choses.La tradition n’est pas une valeur en soi, car elle peut être synonyme de médiocrité. Il faut la bousculer, s’adapter. Nous sommes dans une région privilégiée, un terroir extraordinaire. Mon grand père s’est battu pour avoir l’AOC à Tavel. C’était une des premières en France, avec Châteauneuf-du-Pape. Les gens à cette époque se sont battus avec un courage extraordinaire. La génération suivante s’est trop reposée sur le travail des anciens et a conduit la région à la catastrophe. Au début des années ’70, il y a eu le grand virage de la chimie, les insecticides, le désherbant. Les vignerons alors pensaient se simplifier la vie, ils ne savaient pas ce qui en découlerait. En 1980, on savait que c’était une impasse : on mettait en danger sa santé, celle de ses voisins, de ses clients. On portait atteinte à la qualité issue de notre région. Ma grande fierté, plus encore que d’être encensé par Parker ou d’obtenir des bonnes notes dans les guides, c’est d’avoir stoppé cette méthode, d’avoir récupéré les terroirs morts, sans vie. Après 10 ou 15 ans, ils redeviennent des sols vivants, intéressants. On m’en veut encore beaucoup, mais ça m’est égal.

A la place des vins qui sont le reflet des cépages, de la vinification, de la fermentation, je préfère les vins qui sont le reflet d’un terroir. Et ça change tout : ça engendre des choses complexes, uniques, pas toujours facile à apprécier dans l’immédiat, mais rares et précieuses pour qui veut prendre le temps. Voir les tumicules sur les sols - vous savez, les déchets rejetés par les lombrics- ça me rend heureux plus que tout autre chose, car je vois que le sol est vivant. Ça, ça ne se comptabilise pas dans le prix de la bouteille. C’est une question de travail bien fait, d’éthique. Selon moi c’est la voie à suivre. Cela se ressent en termes de qualité, c’est incomparable. La génération de mes parents est une génération perdue, repliée sur ses certitudes. Elle est en train de se retirer et laisse place à une nouvelle génération, consciente, prête à faire des efforts. Les jeunes qui, à 20-30 ans, reprennent des vignes viennent nous voir, nous rencontrer, nous poser des questions, ils viennent pour goûter, pour partager. Ils nous respectent (alors que les vieux, eux, nous détestent). Ça va dans le bon sens, celui de la valorisation de l’appellation.

Lorsque vous parlez de faire revivre des terroirs morts, vous faites allusion à la parcelle acquise pour produire l’appellation Condrieu (un blanc du Rhône 100% Viognier) ?
Alors ça c’est un coup de cœur, un terrain qui vient de la 4e dimension : de beaux vignobles, une belle région. Mais les coteaux de Condrieu, très pentus, c’est de l’équilibrisme. La valeur immédiate du produit, vient du fait qu’il est le fruit d’un combat absolu. Pour moi, faire ça avec soin, passion et amour, c’est une suite logique à notre travail sur le rouge et le rosé, et une chance incroyable. Avoir quelques poussières de Condrieu dans la gamme, c’est un grand plaisir. J’adorerais aussi exploiter à Saint Joseph, si l’opportunité se présente. Une appellation exceptionnelle et pas assez reconnue.

 

Tavel Dame Rousse 2006

Vous êtes situé sur le territoire de l’appellation Tavel, le rosé du Rhône par excellence. On dit même que “du rosé coule dans le sang de Christophe Delorme”. Or, le rosé souffre de nombreux clichés et d’une mauvaise image dans l’opinion générale. Comment travaillez-vous le vôtre ?
Ma mère est née à Tavel, mes racines sont ici. Je me sens tavellois plus que tout autre. En effet, le rosé n’est pas le plus intéressant à produire, mais le plus complexe, celui qui nous échappe le plus. Il existe mille pistes de travail pour améliorer un rouge. Le rosé, lui, est « entre les mains du bon dieu ». C’est lui qui décide de l’équilibre, de la couleur. Dans la tête des gens, c’est un peu un vin facile, pas terrible. Mais j’ai envie de le défendre car Tavel est un terroir exceptionnel. Il a le potentiel pour aller encore bien au-delà : longueurs incroyables, définition, complexité aromatique. Il faut le goûter patiemment comme on goûte un rouge, pour capter ses nuances, ses qualités exceptionnelles. J’ai envie de me de me battre pour ça, le travailler et le faire reconnaître comme un grand vin.

 

Vous donnez beaucoup d’importance à l’explication et la description de vos millésimes. 2007 sera selon vous l’année du raffinement ?
2007 sera un millésime grandiose. Les consommateurs vont adorer. La critique professionnelle, qui juge les vins pour leur capacité de garde, mettra certainement un bémol, car la garde sera moins bonne qu’en 2005. Par contre en termes de plaisir immédiat, c’est tout simplement superbe, gourmand, gorgé de fruit. C’est une année dont la réussite sera généralisée, même chez les gens qui ont des facilités pour tout rater. Mon millésime favori c’est 2005. 2007 est dans l’esprit de 2000 : pas de trame tannique énorme, un vin plein, gourmand. En rosé et en blanc, c’est le meilleur millésime qu’on ait réalisé : il a du grain, de la longueur, beaucoup de finesse. C’est sûr, on va vendre des petites merveilles. On vient de mettre en bouteilles le Lirac Reine des Bois 2006, avec des tannins parfaitement policés, succulent, et bien je me demande si je ne le préfère pas à 2005.

En comparant ce millésime avec celui d’autres régions, vous avez déclaré récemment : “le millésime a été tellement difficile pour les autres régions qu’il faudra clamer haut et fort notre différence”.
L’énorme problème, c’est que le millésime, c’est le Bordeaux qui le fait. Si le Bordeaux n’est pas bon, le millésime est déclaré mauvais. Les producteurs de la Vallée du Rhône (remarquez que je ne dis pas « Côtes du Rhône », qui est une mauvaise appellation) souffrent d’une image dévalorisée auprès de la presse. Quand, en plus, on est Méridional, on est perçu comme pas sérieux. C’est insupportable qu’on nous prenne de haut comme ça, que l’on ne porte d’intérêt qu’aux Bordeaux et aux Bourgogne, en s’attardant, à la limite, sur les vins de Loire, parce qu’ils ne sont pas très loin de Paris. Pourtant, nous sommes capables de faire des grands vins. Pour avoir rencontré de grands vignerons du Bordelais et de Bourgogne, je peux vous dire qu’on n’a rien à leur envier. Nos vins ont des personnalités différentes, et tant mieux.

 

Châteauneuf-du-Pape Reine des Bois

Comment gérez-vous le succès qu’a rencontré votre Châteauneuf, notamment dans le monde anglo-saxon ?
Avant tout, le succès du Châteauneuf permet d’orienter les gens vers le Tavel. Mais personne ici ne nous dira merci, au contraire, nos problèmes ne finiront pas. On n’enflera pas de la tête pour autant. Dans l’univers des grands vins de la région, on est comparable avec les autres. On met un point d’honneur à ce que nos vins soient accessibles, toujours disponibles au caveau de la propriété. On ne se laisse pas aller à la facilité de vendre tout ou aux enchères, à spéculer sur ce succès relatif. Ce serait malsain. Qu’ils soient aisés ou modestes, les amateurs sont conformes à la population : des passionnés et non des spéculateurs, qui veulent boire, découvrir, profiter et non pas revendre.

Vous limitez donc le nombre de bouteilles de Châteauneuf-du-Pape mises à la vente afin de le rendre toujours accessible ?
C’est histoire d’en avoir toujours disponible au caveau. On ne sait jamais, si quelqu’un voit de la lumière et décide de s’arrêter. C’est le BA BA pour recevoir les gens, partager, faire goûter, expliquer. Ça encourage les gens aussi à rester, découvrir autre chose. Notre réputation est construite sur le Châteauneuf. Mais quand on fait gouter autre chose, comme le Tavel, en prenant le temps, les préjugés sont oubliés. Les visiteurs nous disent « on adore ». C’est ça notre récompense : lorsqu’on arrive à convaincre sur les appellations. On ne peut pas toujours être au meilleur niveau. Je fais des erreurs, mais j’aime avoir un regard neuf, faire évoluer, remettre en question, trouver des nouvelles pistes de travail. C’est important de continuer à être dans le peloton de tête et continuer à faire des vins que l’on aime. A ce propos, le concept de la buvabilité, qu’on essaie de nous vendre dans les medias, est une calamité. Sous couvert de cette buvabilité, on boit des vins dilués, plats, qu’on nous dit rafraîchissants. Si vous avez soif, buvez de l’eau ! Il y a beaucoup de trop de superficialité dans tout ça. Mon intérêt à moi est d’être dans les vignes et de travailler dans les vignes. Quand je bois du vin, j’ai envie d’y retrouver un terroir, une matière, une concentration, j’ai envie de sentir que les racines sont allées tirer la quintessence de la terre. Sinon, autant boire de l’Evian. On me dit que j’ai tort, des journalistes me le disent, mais je préfère faire du vin comme j’aime le boire.

À un jet de bouchon de la place du Châtelain, à Ixelles, Laurence Lardot et Grégory Castreuil ont créé Oeno Tk, à la fois cave et bar à vins. Un lieu simple et raffiné dont la décoration sobre, composée de matières brutes égayées par des lumières chatoyantes disposées parcimonieusement, sert a mettre en valeur le vin, et rien que le vin - les petites faims sont cependant ménagées par un belle proposition d’accompagnements, charcuteries et fromages du sud ouest de la France, d’Italie, d’Espagne. Laurence et Grégory y proposent un accueil de cavistes guidés par une curiosité singulière et une envie de partage manifeste.

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Laurence Lardot nous reçoit d’entrée avec un Madiran Pierre Laplace 2004. Touché. Ne manque plus que le chocolat. Cette historienne de l’art et antiquaire de formation a entamé il y a quelques années une reconversion vers les plaisirs du vins, qui s’est matérialisée dans un premier temps par des cours d’œnologie, sa véritable passion.

Qu’est-ce qui vous a menée à devenir caviste et ouvrir un bar à vin à Bruxelles, dans le quartier du Châtelain ?
J’avais envie d’ouvrir un endroit comme celui-ci car je suis une passionnée du vin. Je trouvais qu’il manquait à Bruxelles un lieu où il était possible de boire un verre de vin sans forcément devoir manger. Il y a très peu de véritables bar à vins en ville, ce sont plutôt des restos / oenothèque / bar à vins où on pratique une multiplication du prix de la bouteille. Ici, on achète son vin, mais nous vous invitons aussi à le déguster sur place, au prix de vente plus un droit de bouchon de 6 €. En réalité, nous sommes surtout cavistes, mais pas toujours reconnu comme tels, car notre clientèle s’attarde volontiers pour déguster sur place. Nous ouvrons aussi les bouteilles pour orienter le client. Si la bouteille achetée n’est pas terminée, on peut le reprendre chez soi. Pourquoi le quartier du Châtelain ? La clientèle est très différente, variée, il y a un vrai brassage, c’est très ouvert. J’ai eu un coup de cœur pour l’immeuble, sa situation, son ensemble de pierres bleues et sa cave voûtée. Le propriétaire était hésitant au départ, puis il a été très intrigué par mon envie de créer un endroit autour du vin. Et nous voilà.

Quelle est la philosophie derrière votre lieu ? Comment y déguste-t-on le vin ?
Nous proposons des dégustations le jeudi soir chacune avec un thème propre. Certains jeudis, on peut venir avec une bouteille issue de sa propre cave et la faire partager, contre un droit de bouchon. Il nous est arrivé du coup de déguster de vieux champagne, c’était formidable. C’est exactement ce genre de convivialité que nous recherchons. Nous avons envie de désacraliser la découverte du vin, la dégager du carcan du vocabulaire, de la terminologie, et rendre la dégustation accessible à tous et encourager à partager les émotions avec des mots simples, mais justes. L’idée est centrée autour du partage : c’est pourquoi nous travaillons avec une carte de suggestions qui évolue tout le temps : les valeurs sures, les vins à découvrir. On trouve aussi des vins demandés par la clientèle et des « one shots », des vins que l’on essaie une fois. Tout tourne autour de la découverte et de l’évolution des goûts de chacun en fonction de ses expériences, des recommandations. En ce qui me concerne, mes goûts ont changé et évolué. Par exemple, j’ai découvert un Pinotage d’Afrique du Sud, un croisement d’Hermitage et de Pinot noir, qui avait un nez très prononcé de chocolat et de café torréfié. Au départ, très difficile à apprécier pour moi. Après l’avoir apprivoisé, j’ai finalement adhéré totalement.

Comment choisissez-vous vos vins ?
50% de nos vins viennent de France, 30% d’Europe hors France et 20% du Nouveau Monde. Je n’achète jamais un vin que je n’ai pas goûté au préalable. Nous travaillons avec des importateurs, avec qui je vais très souvent rencontrer les vignerons en France. Certains nous rendent visite ici, ce qui est très agréable : on déguste ensemble. Les relations se développent, s’enrichissent vite. Nous avons une chouette clientèle très diversifiée : beaucoup d’expatriés ou des personnes de la Communauté européenne qui habitent le quartier du Châtelain (les mercredis soir après le marché sont très animés), et bien sûr des passionnés, des professionnels, des passants. Cela nous encourage à diversifier notre offre aussi, et proposer des vins grecs, espagnols, portugais, suisses ou sud africains.

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Quelques recommandations?
Champagne Franck Bonville Grand Cru 2000. Un champagne exceptionnel, 100% Chardonnay, ce qui lui donne beaucoup de finesse. Il est très vineux, mais léger et il offre beaucoup de bulles.

Domaine Boucabeille Rivesaltes Ambré 2004. Issu du Domaine de Boucabeille, un nom à recommander en Côtes de Roussillon. Tout à fait surprenant, il s’apprivoise, s’apprécie pour sa complexité, mais certains lui trouvent un charme immédiat. A découvrir!

 

Domaine Boucabeille Monte Nero 2002. Toujours le Domaine de Boucabeille, qui réussit une superbe combinaison de Syrah, de Mourvedre et de Grenache.

Teofilo Reyez Tamiz 2005. Un Ribera del Duero 100% Tempranillo. Il est conservé 8 mois en fût de chêne. Il montre une belle structure, des tannins fondus si fins qu’on dirait de la soie sur la langue. Ce qui laisse tout le loisir à la framboise de ressortir très fort.

Edoardo Miroglio Pinot Noir 2005. Un magnifique Pinot Noir bulgare, de la Vallée des Thraces, là où on trouve les meilleurs vins du pays. Avec ses accents de fraise, de cerise, d’épices, sa couleur rubis clair, il est tout simplement magique.

 

 

La fédération des vignerons indépendants de France, organise chaque année son grand Salon, décliné en plusieurs évènements, disséminés durant l’année vinicole à Paris, Strasbourg, Lille, Reims, Rennes et Lyon.

Vignerons indépendants

Les trois prochains évènements sont à épingler dans vos agendas, trois occasions de passer un charmant week-end, de caresser vos papilles et faire le plein de bonnes adresses.

Paris : 22 - 26 nov 2007 - Porte de Versailles

Strasbourg : 15 - 18 fév 2007 - Wacken / Hall 20

Lyon : 1 - 3 mars 2008 - Eurexpo / Hall 10

Prix d’entrée : 6 euros… un paille pour découvrir tant de trésors cachés et s’offrir de réelles découvertes.

Toutes les infos pratiques son sur le site du Salon.

Bonne dégustation!

Résultat du tirage au sort parmi les utilisateurs qui ont commenté les vins de la dégustation :

Thomas, Ben, Mouf, Oli-c, Mu-Guet

 Il s seront contactés par e-mail pour les modalités pratiques.

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Le ‘Blind Wine’ était le Santa Rita Medalla Real Cabernet Sauvignon 2004 (Chili).

Début octobre, il y aura 6 mois que nous travaillons sur le site Vinogusto afin de vous proposer les bons plans pour le vin près de chez vous ; et cela sur base des recommandations d’autres consommateurs. A cette occasion, nous vous invitons à notre première dégustation. Ce sera l’occasion de découvrir notre concept, de déguster une sélection de vins inspirée par les utilisateurs du site et, bien sûr, de faire connaissance.

Quand ?           Jeudi 11 octobre, de 19h00 à 22h00

Où ?                 37, rue Borrens à 1050 Ixelles  

(Si vous voyez pas où c’est, clickez là :  Google Maps - 37, Rue Borrens à Ixelles)

Intéressé ?        Inscrivez-vous !

Pour prévoir les quantités adéquates, nous vous demandons de procéder à une inscription en 2 étapes :

1.       S’inscrire sur le site

2.       Envoyer le message ‘Dégustation + votre nom’ à l’utilisateur Marco

Vous recevrez un e-mail de confirmation de votre inscription très prochainement.

L’équipe Vinogusto.