Imaginer pouvoir évoquer le vignoble médocain en un post est aussi illusoire que de vouloir visiter le Musée du Louvres à Paris en une après midi. La richesse, et la qualité de son terroir viticole n’ont d’égal que la quantité et le prestige des vignobles, domaines et appellations qui s’épanouissent dans cette partie du Bordelais, entre l’Atlantique et l’estuaire de la Gironde : Médoc, Haut-Médoc, Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Saint-Julien, Moulis et Listrac-en-Médoc.

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L’on peut cependant, en toute simplicité, imaginer un circuit qui rayonnerait de Pauillac et ferait quelques incursions vers ses appellations voisines, le long de ce paysage surprenant où la Gironde semble caresser les vignes. Un circuit qui suivrait la fameuse Route des Vins du Médoc, la départementale D2, qui relie Bordeaux à la Pointe des Graves.

Pauillac
Pauillac est une des grandes appellations du Médoc depuis 1936. Elle s’étend sur près de 1100 hectares, à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux. Cette commune ne compte pas moins de 37 domaines viticoles dont 18 Grands Crus Classés en 1855 parmi lesquels les fameux Château Lafite Rothschild et Château Latour.

Vinifiés uniquement en rouge, et réputés pour leur qualités de longue garde, leur caractère profond, minéral et structuré, les vins de Pauillac ne se limitent pas à ces noms prestigieux. Et un séjour dans l’estuaire de cette charmante bourgade rend très agréable la familiarisation avec une tradition ancestrale. Véritable pierre angulaire des circuits du Médoc, Pauillac est une charmante ville desservie par un petit port de plaisance. Outre la nature qui a façonné ce paysage unique, de nombreuses activités concurrent à la mise en valeur de ce terroir pour le moins séduisant : la Fête de l’Agneau de Pauillac (18 mai) met la gastronomie à l’honneur, tandis que la Maison du Tourisme et du Vin de Pauillac offre tous les jeudis de juillet et août, une dégustation gratuite en compagnie des viticulteurs.

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Gastronomie
Le mouton du Médoc est réputé pour la légère blancheur et la saveur exceptionnelle de sa chair. Enrobé de mie de pain persillée, rôti avec des pommes de terre sautées garnies de fines lamelles de truffes, le met confine au divin.
L’entrecôte à l’échalote, le magret poêlé ou les palombes, ortolans et bécasses, ne laisseront pas plus indifférents les palais à la recherche de plénitude.
Enfin, les pibales (civelles), jeunes anguilles qui remontent l’estuaire, ainsi que les écrevisses, sont autant d’invitation à découvrir les trésors offerts par la Gironde.

Domaines
Au départ de Pauillac et de ses somptueux châteaux, il est possible et même aisé de rayonner sur un partie du vignoble médocain, à la découverte des appellations Pauillac, Médoc, Saint-Julien et Saint-Estèphe.

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Pauillac
Château Pontet-Canet
Château Lynch-Moussas
Château Peyrabon

Médoc
Château Les Ormes Sorbet
Château Haut-Maurac
Château Loudenne

Saint-Julien
Château Lagrange
Château Branaire-Ducru
Château Ducru-Beaucaillou

Saint-Estèphe
Château Andron Blanquet
Château Lilian Ladouys
Château Montrose

A noter dans l’agenda, cet évènement majeur de l’année viticole qu’est le Printemps des Châteaux (12 et 13 avril) : soit 52 domaines viticoles qui ouvrent leurs portes aux visiteurs, gratuitement et sans rendez-vous, et proposent leurs vins à la dégustation.

Se loger
Chambres d’hôtes
La Hourqueyre
Le Domaine du Bel Air
Beau Séjour

Gîtes
La Chenaie
Les Vendangeurs

En savoir plus
Maison du tourisme et du vin de Pauillac
Le blog professionnel du réseau oenotouristique “Destination Vignobles en Médoc”
Un carnet de voyage touristique en Médoc (pdf)
Conseil des vins du Médoc
Chambres d’hôtes en Médoc

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raclette_valaisanne.jpgSelon une vieille légende alpine, boire de l’eau par-dessus une fondue ou une raclette expose l’imprudent à de graves déconvenues digestives. Nous voilà donc prévenus. Quoiqu’il en soit, qu’elle soit au vacherin, valaisanne, moitié-moitié, savoyarde ou au fromage de chèvre, la fondue est un plaisir qui ne peut être complet sans un vin adéquat. Bien accompagnées, fondues et raclettes sont de réelles bénédictions… et toujours de saison.

 

Du vin d’accord, mais lequel ? Rouge ? Blanc ? Fendant ? Si le fromage savoyard requiert davantage un vin rouge, la fondue valaisanne se délecte avec un vin blanc sec. Les charcuteries accompagnant le fromage sont évidemment à prendre en considération avant de faire son choix, afin de permettre à vos papilles surexposées aux salaisons d’ être capables de profiter du vin. Les possibilités d’accord sont alors multiples, et parfois surprenantes. Prenez notes de ces suggestions ou donnez-vous le temps de flâner sur nos pages, vos papilles vous diront merci. Comme votre estomac.
Vins blancs
Le fendant est un réflexe de base quand il s’agit de fondue et de raclette. Pourtant, si on furète du côtés des vin d’Arbois , des Côtes-du-Jura, de la Roussette-de-Savoie, et du Vin-de-Savoie, on y trouve bien plus que son compte.

Roussette-de-Savoie

- Altesse la Séduisante 2005 de la Maison Phillipe Viallot
- Cépage Altesse Sec 2005

Vin-de-Savoie
- Jacquère Tradition 2005 de Jean Perrier et Fils
- Chignin Bergeron 2006 du Domaine La Combe des Grand’Vignes

Côtes du Jura
- Chardonney Bâtonné et Veilli en Barriques du Caveau des Jacobins
- Clos des Grives Savagnin 2001 du Clos des Grives

Arbois
- Les Graviers 2005 de Stéphane Tissot
- Fruitière Viticole d’Arbois Chardonnay 2001

Fendant (tout de même)
- Fendants Denis Mercier
- Fin Bec 2006


Vins rouges

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Bien souvent, le vin rouge s’avère être le meilleur élément de combinaison. Il déjoue les notes aigües de poivre et sel du fromage et des charcuteries, et offre bien volontiers ses rondeurs et son acidité pour agrémenter le repas. On pensera en général au Vin-de-Savoie toujours, mais surtout au Beaujolais, Juliénas en tête et, particulièrement pour les raclettes, au Côtes-de-Brouilly. Quelques découvertes se sont révélées de surprenantes et somptueuses associations. On trouvera donc parmi ces outsiders un vin naturel d’Ardèche et la valeur montante du vignoble Suisse, la Dôle.


Juliénas

- Juliénas Traditionnel 2006 du Domaine du Capou
- Château de la Bottière 2004

Vin-de-Savoie
- Mondeuse Montueux 2005
- Mondeuse Prestige des Arpents 2005 du Domaine Charles Trosset

Côtes-de-Brouilly
- Domaine Baron de l’Ecluse
- Château de Briante les Muses 2005


Outsiders

- La Souteronne Gamay d’Ardèche
- Dôle des Monts 2006 Par Robert Gillard


Digestion

Attention. On ne vous apprendra rien si on vous dit que le fromage fondu est un peu lourd à digérer. On vous a déjà prévenu des méfaits de l’eau, ça c’est fait. Pour accompagner le repas ou bien le digérer, on conseillera une tisane de verveine, ou un thé. Côté digestifs alcoolisés, la liqueur de verveine soulagera grandement les estomacs encombrés. Ceux parmi les plus téméraires qui décident de poursuivre dans le monde du vin s’égayeront avec un liqueur de vin du Jura, le Macvin :

- Macvin Ligier Père et fils
- Les Larmes des Abbesses

Trempez le pain, raclez les religieuses, croquez les cornichons et bon appétit.

Notre deuxième étape provençale nous emmène non loin des rives du Rhône Méridional, entre Vaucluse et Alpes de Hautes Provence. Surplombant les vignobles, gardien d’un terroir ancestral, le Mont Ventoux règne en bon père de famille sur une terre gorgée de Gigondas, Vacqueyras, Châteauneuf-du-Pape, Côtes-du-Ventoux et Côtes-du-Lubéron.

 

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Aux pieds du Géant de Provence, de Vaison la Romaine à Apt en passant par les dentelles de Montmirail, les forêts du Lubéron, Carpentras, Gordes et Roussillon, plusieurs circuits offrent la possibilité de découvrir les vignobles, tout en profitant des attraits incontestables de la région.

Vaison la Romaine et Beaumes de Venise

Depuis les flancs du Mont Ventoux jusqu’aux Dentelles de Montmirail, des vues à couper le souffle. L’antique berceau de la vigne et de l’olivier offre vestiges romains et villages perchés, que relient de bien agréables routes buissonnières bordées de chapelles et de châteaux.

Domaines
Domaine du Champ-Long, Le Mas de Flauzières, Domaine de la Pigeade, Domaine Bouletin, Xavier Vignon, Domaine de la Bouissière, Maison Arnoux et Fils

Se loger
Chez Christiane et Georges Moulin
Gîte les Syrah

La Calade

Mas des Abeilles

Du Mont Ventoux à Carpentras

Ici, le Géant de Provence a les pieds plongés dans une mer de vigne. On n’appelle pas cette région le Piémont du Ventoux pour rien: les regards se perdent dans l’lignement des cépages et le long des sentiers vignerons ancestraux. Les producteurs œuvrent à la reconnaissance de leur savoir faire, dont le fruit est un vin aromatique et gorgé de soleil.

Domaines
Cave saint Marc, Clos des Patris, Domaine Chaumard, Domaine de Marotte, Les Hauts de Bacchus

Se loger
Au mas de Bonnety
La Pastourale
Domaine de Marotte

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De Carpentras au plateau de Sault

Toute l’aridité provençale semble ici concentrée et offre un contraste saisissant avec les précédents paysages, plus luxuriants. La succession de plateaux et de collines où pointent quelques belvédères ne constitue pas moins un spectacle grandiose aux yeux du visiteur.

Domaines
Domaine le Grand Vallat, Château Unang, La Ferme Saint Pierre, Château Tour des Genêts, Les vignerons de Canteperdrix, Domaine de Fondrèche

Se Loger
Le Tamaris
Le Mas des Palmiers
Domaine de la Grange Neuve

Gordes – Roussillon - Apt

Reliant Gordes au « petit Colorado » de Roussillon et de Rustrel, les Monts de Vaucluse, qui flirtent avec le Lubéron tout proche, exigent une étape un peu plus longue, mais toujours à l’abri des flux estivaux. Ici, les minéraux, roches ou terre, sont des joyaux, et les sens succombent au charme du pittoresque. Les férus d’histoire apprécieront l’Abbaye de Sénanque, en contrebas de Gordes, et l’église romane de St Pantaléon, tandis que les adeptes du farniente se prélasseront sur les terrasses ombragées d’un village au nom plutôt engageant : Viens.

Domaines
Domaine des Cancelades , Château de l’Isolette , Domaine de Mayol , Domaine de Tara , Domaine de Lauvières

Se loger
La Bergerie du Lubéron
La Partide
Relais de Roquefure
Le Logis
La Voie Lactée

 

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« Il n’y a pas de Provence. Qui l’aime aime le monde ou n’aime rien » En disant cela, Jean Giono résume la complexité qu’il y a à vouloir cerner la Provence, lui soumettre une étiquette géographique précise, et exprime la passion qui se dégage de son histoire, de son terroir et de ceux qui le font vivre.

Vigne provençale et borie

La Provence se couche de part et d’autre du Rhône méridional, pour aller se baigner aux côtes de la Méditerranée et s’appuyer sur les flancs des Alpes qui jouxtent l’Italie. Pays aussi généreux qu’insaisissable, où les limites géographiques, floues, chevauchent allègrement les délimitations des vignobles et leurs appellations. Ainsi, la culture viticole provençale épouse une partie des vins de la Vallée du Rhône (Côtes du Ventoux, Gigondas, Côtes du Lubéron…), distincte du vignoble de Provence stricto sensu. Faisons donc étape -ce qui nous permettra en outre de prolonger le plaisir de la découverte en la multipliant par deux- et penchons-nous en premier lieu sur le vignoble provençal dans ses appellations classiques : Côteaux d’Aix-en-Provence, Côteaux varois, Côtes-de-Provence, Bandol, Cassis.

Terroir et gastronomie
Toutes ces AOC sont l’expression d’un terroir aux facettes multiples, qui fleurit du sud d’Avignon à la pointe des Alpes Maritimes. Terre de soleil, auréolée d’une imagerie constellée de cigales, de lavandin, de partie de belote, la Provence semble conserver toute sa chaleur lors des saisons d’automne et de printemps, que l’on conseillera vivement de choisir pour découvrir en toute quiétude des vignobles gorgés de touristes en été.

Doit-on vous en convaincre? La gastronomie provençale est une pure merveille, où se côtoient classiques absolus et plats méconnus, à redécouvrir sans cesse pour leurs saveurs herbacées et leurs préparations riantes : bouillabaisse, ratatouille, aïoli, salade niçoise, mais aussi anchoïades, tians d’agneau ou de poisson, daube de bœuf, beignets de fleur de courgette, tapenade, soupe au pistou, pieds paquets… En période de chasse, sanglier, bécasses, grives et lièvres viennent honorer bien des tables.

Aïoli provençal

Visiter les vignobles
L’accueil est sans doute une des vertus provençales qui s’expriment le mieux hors des moments d’affluence… on aime y prendre le temps, gratter l’écorce rugueuse des contacts estivaux trop furtifs pour aller à la rencontre de l’autre et lui faire partager ses passions. On n’ira pas jusqu’à vous révéler LE coin à champignons (tout au plus un endroit pour vous distraire en grappillant, ravi, quelques poignées de chanterelles), mais la générosité du partage, la chaleur de la parole constituent déjà de biens beaux présents.

Coteaux varois
Une appellation au nord de Toulon qui date de 1993. Encore en plein développement, elle cohabite avec une tradition de coopératives et de vins de pays varois qui valent certainement leur petit détour.

Château La Lieue

Domaine de Fontlade

Les Caves du Commandeur: coopérative de Montfort-sur-Agens où le vin de pays varois prend ses lettres de noblesse.

Coopérative Le Cellier de Saint-Louis

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La Dryade
Les Adrets

Côtes-de-Provence
La zone géographique de cette appellation qui s’étend de Trets à Saint-Raphaël, est coupée en deux par les côteaux varois, laissant la place à deux appellations régionales : Les côtes-de-Provence Sainte-Victoire au nord-est de Marseille et les côtes-de-Provence Fréjus, à l’est. Nous sommes ici au cœur du vignoble provençal traditionnel, entre Bouches du Rhône, Var et Alpes Maritimes, où le vin rosé, héritier des jadis fameux «friands vins de clérets de la Provence» selon l’expression de Mme de Sévigné, règne en quasi maître (60 % de la production) :

Château Du Rouët

Château Mouresse

Domaine Saint-André de Figuière

Château du Galoupet Saint-Nicolas : là, le rouge n’est pas en reste, comme en témoigne fièrement son cru classé 2005.

Château de Berne : à Lorgnes, une adresse certainement à surveiller de près ces prochaines années.

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La Cabane d’Esteban
La Cagnardette
Les Cigales

Automne dans les vignes provençales

Coteaux d’Aix en Provence
Obtenue en 1984, l’AOC rend hommage aux efforts déployés par les vignerons de cette région pour mettre en valeur un terroir enraciné dans une tradition ancestrale qui n’a pas encore dévoilé toutes ces merveilles aux papilles du monde. A tenter : La route des vins.

Domaine Naïs

Château Bauféran

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Les Lauriers Roses

Bandol
AOC depuis 1941, le Bandol est ancré dans la longue tradition phocéenne, qui plonge au cœur du 5e siècle avant notre ère. Ce cru à base de Mourvèdre a littéralement traversé l’histoire pour offrir son alliage de puissance et d’onctuosité. Pour ne rien gâcher, les vignes sont idéalement situées dans des décors de rêve à deux pas de la Méditerranée. Si vous y séjourner début décembre, ne pas louper la Fête du Millésime.

Domaines Bunan

Château Vannières

Domaine de Frégate

Domaine de l’Olivette

Se loger
Les Vignes de Terrisse
Villa Thocha
Lou Pero Mousco

Cassis
C’est la plus vieille appellation de Provence (1936). Rien que le nom est en soi un voyage visuel et gustatif, dont la puissance d’évocation n’a d’égal que la renommée de ses blancs secs et ronds aux notes florales.

Domaine du Paternel

Domaine de la Ferme Blanche

Se loger
Villa des Fleurs
Gîte Le Julot

Villa des Fleurs

Ami belges ou de passage dans nos régions, poussez la porte d’Espacevin Pirard à Genappe, à 20 minutes de Bruxelles, découvrez une belle sélection de vins provençaux et profitez des conseils avisés, toujours offerts avec le sourire en prime, peuchère.

 

Initié par Laurent Foubert depuis sa jolie cave parisienne Chez Pantagruel et relayé par son site Vinorazzia, le Projet Noé vise la reconnaissance de l’identité culturelle et gustative des vignobles, français ou étrangers. Il s’est donné un objectif audacieux : faire inscrire par l’Unesco les vignobles au patrimoine immatériel de l’Humanité.

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L’auteur de cet appel, ainsi que les signataires, entendent sensibiliser vignerons, professionnels et passionnés du vin du goût afin de “défendre cette entité culturelle, naturelle et gustative unique qu’est l’AOC“. Il s’agit ici de préserver les pratiques culturales, les savoirs faire, les paysages et le terroirs d’une évolution du grand marché du vin qui, pour répondre à la crise que vivrait le vin français, tend à vider de leur substance les appellations et le terroir dans lequel elles plongent leurs racines, et menace l’intégrité de ce patrimoine culturel.

L’initiative se base sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du 17 octobre 2003, entérinée en 2006. Le Patrimoine immatériel y est défini comme creuset de la diversité culturelle et garant du développement durable, patrimoine culturel transmis de générations en générations, recréé en permanence par les communautés et les groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de l’histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité“.

Histoire, mémoire collective, pratiques sociales ritualisées et festives, patrimoine, connaissance d’un terroir et savoir-faire locaux transmis de génération en génération : c’est tout à fait naturellement que les AOC se situent au carrefour de ces notions. “Au-delà du simple paysage, l’homme est intervenu au sein de la nature et du vivant pour en faire un véritable patrimoine, par l’intermédiaire de la vigne. C’est de ce patrimoine que les AOC tiennent leur légitimité et leur raison d’être“, affirme l’auteur du projet dans son communiqué.

Concrètement, l’inscription au patrimoine immatériel de l’Humanité vise, à l’aide d’une batterie de mesures (Protection, promotion, information, campagne de sensibilisation auprès du grand public, programmes de recherche et de formation des acteurs) à protéger les AOC et leurs vignobles de certaines pratiques liée à l’industrialisation de la filière : l’utilisation du cépage plutôt que de l’appellation comme identifiant unique, les traitements chimiques, l’abandon de terrains considérés comme inadaptés aux méthodes d’exploitation industrielle, la perte des savoirs faire, qui génèrent in fine la dissolution des relations humaines inhérentes au travail du vigneron et aux délices du dégustateur. Les conséquences font frémir : négation du rôle du terroir, menace portée à la diversité via la disparition des cépages locaux, des savoirs faire traditionnels, des entités culturelles enracinées dans la relation vin-terroir-hommes, perte incontestable du plaisir.

L’ inscription au patrimoine immatériel, permettrait de sensiliser l’opinion quant aux moyens donnés à la sauvegarde du patrimoine viticole et des comportements sociaux positifs (transmission, convivialité, diversité, plaisir,…) qu’il implique, en mettant en avant l’idée d’économie éthique, de développement durable, de valorisation et de respect des cultures.

Une initiative qui tente de rétablir autour du vin et de son identité une pédagogie et une information (plus qu’un discours) ainsi que des actions qui respectent non seulement sa diversité, mais aussi et surtout, le plaisir de l’amateur, du passionné, du dégustateur, voilà en ce début d’année une solide matière à méditer, pour se conscientiser, modifier ou affirmer ses habitudes, ou encore s’engager.

 

Plusieurs instances, personnalités, domaines, vignerons, et non des moindres, ont porté leur soutien à ce projet : Benoit Tarlant (Champagne), Jacques Selosse (Champagne), Xavier Gonet (Champagne), Daniel-Etienne Defaix (Châblis), Abbaye de Valmagne (Languedoc), Domaine Bunan (Bandol), etc.

Retrouvez la plupart de ces signataires dans les minireportages vidéos réalisés par Laurent Voubert lors de ses rencontre avec les vignerons. Epatants.

Si les vins du Jura représentent une petite partie de la production viticole française, ses crus et appellations ne manquent certainement pas de qualités : diversité, caractère, richesse et typicité des cépages : autant d’arguments imparables pour attirer les fines bouches et séduire les papilles. La région, bordée de falaises calcaires et irriguée par de nombreux torrents et ruisseaux, regorge d’adresses accueillantes et propices à la découverte, aux réjouissances et à la détente.

Chaix du Vieux Bourg

Un terroir millénaire
Jura signifie en Celte “forêt sauvage”. Le vignoble jurassien, que l’on fait remonter à cet ère pré-gauloise, est parmi les plus typiques et les plus originaux de France, bien que le plus petit par la taille. Alliant l’excellence dans les pratiques culturales et l’audace dans les assemblages, les vins du Jura sont les ambassadeurs d’une gastronomie franc-comtoise dont l’évocation provoque un regain d’humidité aux commissures des lèvres : truite au bleu ou au vin jaune, poularde aux morilles, coq au vin jaune, poulet à la Cancoillotte, saucisse de Morteau, ainsi que les fromages comté, Mont d’Or, Cancoillotte, tous de fort recommandables candidats à la fondue.

Le paysage jurassien est lui aussi étonnant : de larges étendues de verdures et de fôrets flanquées de reliefs escarpés. Il offre par ailleur de bien belles surprises aux amoureux d’Histoire, de ballades et de contemplations buccoliques. A cet égard, la fameuse Route des Vins du Jura propose de vrais et sublimes parcours à la rencontre des terroirs et des savoir-faire jurassiens. Avec la possibilité pour les arpenteurs de terroirs de s’offrir de belles randonnées gourmandes, tours des vignes et plein d’animation, dont un pique nique vigneron, annoncé le 10 juin 2008.

Quand le vin jaune perce
Six AOC règnent sur un vignoble jurassien de 18000 ha : Arbois, Château-Chalon, L’Etoile, Côtes du Jura, Crémant du Jura (pétillant) et Macvin du Jura (mistelle, un vin de liqueur).

Vin JauneDeux crus notables viennent apporter leur luminosité à une palette déjà bien riche. Le précieux vin de paille, liquoreux, est issu d’une tradition et d’un savoir faire minutieux ainsi qu’en témoigne le Caveau des Jacobins 2002. Le vin jaune, également doux mais d’une superbe fraîcheur, récolte de plus en plus d’adeptes. Le succès rencontré depuis quelques années par le vin jaune a apporté un sérieux coup de projecteur sur l’ensemble de la région. Cet engouement, qu’il inspire enthousiasme ou scepticisme, s’exprime chaque année avec davantage de ferveur lors du grand raout célébrant « l’or du Jura » : La percée du vin Jaune.

Quelques bouteilles de vin jaune à convoiter : Domaine Ligier 1999, Caveau de Bacchus 1998, Caveau des Jacobins Côtes du Jura 1998 , Arbois 1996 de Jean Louis Tissot.

Les Domaines
Les vignerons à épingler dans son carnet de route lors des vacances ou d’un séjour sur mesure :

- Caveau des Jacobins

- Les Chais du Vieux Bourg

- Domaine Ganevat

- Domaine Baud père et fils

- Domaine Berthet-Bondet

- Lucien Aviet et Fils ‘Caveau de Bacchus’

- Henri Maire

- Domaine Morel-Thibaut

- Domaine Ligier père et fils

 

Les cavistes et bars à vins
Pour découvrir tout le caractère, la générosité et la diversité des crus jurassiens, en toute quiétudede nombreux cavistes vous accueilleront à bras ouverts. Parmi eux :

Les Jardins de Saint Vincent : probablement le caviste le pus réputé d’Arbois.

Au Bon Echanson : une carte limpide et bien fournie, à Pontarlier.

L’hébergement
Pour se requinquer entre deux étapes, nous avons sélectionnés deux endroits qui rivalisent de raffinement et rendront votre séjour délicieux:

A l’Ombre du Château : un cadre splendide, un feu ouvert propice à toutes les contemplations.

Le Moulin de la Ferté : dans un écrin de verdure à 10 km d’Arbois, une étape idyllique.

Moulin de la Ferté

Si vous planifiez votre séjour depuis la Belgique, il n’est pas interdit, et même plutôt franchement conseillé, de s’offrir un avant goût des richesses offertes par le vignoble jurassien. A Bruxelles, le caviste Ploussard et Naturé est le spécialiste incontournable de la question.

Quelques liens utiles :

- Vins du Jura : site officiel du vignoble jurassien

- Les routes du Comté : sur les routes du terroir jurassien et de sa gastronomie

- Le blog d’Olif : ou le parcours gustatif du terroiriste jurassique. Un palais sûr, des papilles sur le qui vive et une plume des plus alertes. Une mine de bons plans et de recommandations… et quelques coups de sang.

Les pays anglo-saxons sont, depuis longtemps déjà, adeptes du “byo”. Gné? Kessidi “byo”?

“Byo”, c’est pour” Bring Your Own”, “apporter son vin”. Une vraie coutume diy (”do it yourself”) qui permet au client, lors de sa venue au restaurant, d’amener sa propre bouteille. Le patron, lui, peut demander en retour un forfait somme toute modique, appelé “droit de bouchon”. De plus en plus de lieux proposent cette alternative qui peut devenir une belle occasion de partage et de découvertes, pour peu qu’on respecte quelques principes de convivialité. Petit tour d’horizon.

 

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Vérifiez que le vin que vous désirez emmener s’harmonise avec la cuisine proposée dans le restaurant. Un petit coup d’oeil sur les accords mets-vins ne sera pas superflu si vous avez un doute.

Signalez à l’avance au patron, par exemple lorsque vous réservez votre table, que vous arriverez accompagné de la dive bouteille. N’hésitez pas à lui préciser de quel vin il s’agit. Il pourra ainsi vous suggérez un plat qui s’harmonisera à merveille avec votre nectar. Il s’agit là d’un échange de courtoisie et de bon procédé, car rien ne ravira plus votre hôte que de vous voir comblé, en train de déguster à sa table un vin qu’il ne peut proposer sur sa carte! Bien souvent, c’est l’occasion rêvée pour taper le bout de gras avec lui ou le sommelier.

Généralement, un droit de bouchon vous sera demandé. Il s’agit d’un forfait de 8 eur en moyenne (par bouteille de 75cl) qui permet au restaurateur de vous assurer un service de qualité (verres, personnel). Au delà de 15 eur, ça commence à sentir un peu trop le bouchon. Plusieurs formules attrayantes sont possibles : certains restaurants ne vous proposeront ce service qu’un jour par semaine, parfois sans même demander de droit de bouchon. Raison de plus pour prendre vos renseignements à l’avance.

Laissez-vous allez au confort et à la découverte, en toute convivialité, auprès de ces quelques adresses que nous avons sélectionnées.

Bruxelles

Le Doux Wazoo. Un bel écrin de convivialité situé à Ixelles. On y apporte son vin le mardi, sans droit de bouchon.

Le Max. Cette enclave de Méditerrannée au coeur de Schaerbeek abrite une cuisine sarde fine et originale.

Wallonie

La Cave à Jules. A Nivelles, Fredo, sommelier bordelais a ouvert cette cave à vin qui est aussi un resto. Vous pouvez achetez votre vin à emporter ou le déguster sur place, contre un droit de bouchon.

Les Trois P’tits Bouchons. Une cuisine atypique, entre terroir traditionnel et touche perso au coeur de Charleroi, “le plus beau coin de terre” si on en croit la chanson.

Le Verre d’Eau. Maître cuisinier, Jean-Pierre Fleuvy attire depuis 10 ans sur les terres de Plançenoit une clientèle séduite par sa cuisine raffinée à la qualité jamais démentie.

Flandres

De Kwizien. Elégance et cuisine de saison pour cette enseigne sise à Hasselt, qui se place davantage dans le haut de gamme.

Invincible. Anvers tient le haut du pavé en matière de style et de savoir vivre. Illustration ici avec ce resto alliant sobriété et classe.

Eatcetera. Dans un cadre design et intime, une cuisine belge moderne et avenante en direct de Malines. Essayez le coucou!

Bien d’autres restaurant réserveront un accueil de choix à vous et à votre vin de prédilection. Découvrez les sans attendre.

Ah, les fêtes de fin d’année! Promesses de belles tablées garnies d’une bruyante compagnie, flanquées de délicieuses préparations culinaires et bordées de quelques bonnes bouteilles. Quantité de vins trouvent là une place de choix pour offrir toutes leurs qualités. Comment les choisir et, surtout, où les trouver?

 

Vin de fête

Afin de ne pas vous laisser seuls devant l’embarras du choix, nous avons soumis à la question quelques cavistes de Bruxelles, qui nous livrent ici leurs recommandations de saison.

Vin rouge

Château d’Eck 2003 : vin de Graves gourmand et souple, il accompagnera vos gibiers et viandes rouges, en soulignant généreusement les saveurs et les contrastes.

Château Pontoise Cabarru : Haut Médoc tout en finesse et en élégance, qui sublimera votre gibier à plume et, pourquoi pas, un roti de Veau piqué aux pistaches.

Château Peychaud 2004 : voilà un Côtes de Bourg composé de cabernet sauvignon et de merlot. Sa souplesse et sa rondeur tout en jeunesse vous encourage à l’envisager pour accompagner votre repas de Noël, du plat principal au fromage.

Yann Chaves Crozes Hermitage 2005 : un vin du Rhône septentrional qui fait merveille autour de pâtés, de terrines et de fromages, mais offre toute sa volupté sur une daube de boeuf provençale ou des gibiers en sauce.

Vin blanc

Domaine de Charles Hours Clos Uroulat 2005 : toute la fraîcheur des notes de fruits qui éclosent dans sa robe scintillante fait de ce Jurançon un compagnon de choix (et de grande classe) pour votre foie gras.

Château La Tour des Remparts 2004 : un Sauternes liquoreux tout à fait renversant. Foie gras? Fromages piquants? Desserts? Il ne tient qu’à vous de choisir, selon votre menu et vos envies.

Domaine du Grand Chemine Viogner 2006 : rapport qualité / prix indépassable pour ce vin de pays d’Oc vif et généreux qui ouvrira vos papilles comme on déballe son cadeau sous l’arbre… ou encore un poisson en papillotes.

Lemasson Les Vins Contes ‘Les Rosiers’ 2006 : Le cépage romorantin qui compose ce vin de Loire touchera au coeur ceux qui auront opté pour le plateau de fruits de mer, un must des repas de fêtes.

Champagne et vin mousseux

Champagne Consulat Palace : un réel joyau que ce Champagne, surprenant mélange de chardonnay et de pinot meunier. Fruité mais robuste, il égayera votre apéritif et ne fera certainement pas rougir de honte votre homard, que du contraire.

Champagne Alfred Gratien Brut Classique : une des plus belles cuvées non millésimées de Champagne, selon “Revue de France”, qui flattera votre langouste et vous offrira une ouverture prestigieuse des festivités.

Champagne Canard Duchêne Cuvée Charles VII blanc de blanc : une gamme de prix un brin supérieure, mais qui ne gâchera en rien votre plaisir à déguster ce cru onctueux et vivifiant.

Argyle Sparkling Wine Brut 2002 : en provenance de l’Oregon, ce mélange de pinot noir et de chardonnay, tout en élégance, offre une splendide alternative pour une entrée en matière originale et décontractée.

Les coups de coeur du Vinoblog
Vin rouge

Château Gibalaux-Bonnet Cuvée Prieuré 2005 : pour un prix tout doux tout doux, cet agréable Minervois ravira les amateurs de vins légers. Très indulgent pour un vin du sud, sa souplesse épousera vos réalisations inspirées de mets du terroir, plats en sauces et salades. Recommandé.

Vin blanc

Domaine Roger Perrin Cuvée Prestige 2006 : dès le premier contact, cet alliage de cépages marsanne, roussanne et viognier éclot littéralement en bouche, libérant tour à tour onctuosité et fraîcheur. Idéal pour l’apéro, il enrobe sans fausse candeur les entrées à base de poissons et crustacés, et fera du bien à votre budget miné par les Coquilles Saint-Jacques. Se boit également pour lui-même et rien que pour lui-même.

Champagne rosé

Champagne Fresnet-Juillet Rosé Grand Cru : Attention, révélation ! Découvert lors d’une dégustation privée, ce champagne rosé a littéralement renversé nos coeurs, émoustillé nos papilles et remisé pas mal de nos préjugés. Loin de tout effet de mode, ce cru merveilleusement charpenté laisse s’échapper des saveurs de fruits rouges et des arômes de tabac blond. Notre conseil dégustation : à faire mirroiter devant un faisan ou tout autre gibier à plumes.

Retrouvez toutes ces sélections et bien plus encore sur la page vin de fête de Vinogusto.

Nous vous invitons chaleureusement à visiter personnellement ces cavistes et à récolter dès aujourd’hui toutes les bonnes infos sur leurs pages Vinogusto:

Jean-Michel Jaeger (Champion) - A. Mouchart - De Coninck - Thierry Letellier - Au divin - A bout de soufre - Le vin passion - Mig’s world wine

Toute l’équipe de Vinogusto vous souhaite de délicieux préparatifs pour les fêtes qui s’annoncent.

Fruits de la tradition, de la coutume, mais également du hasard et de l’expérience, les alliances entre vins et mets peuvent se révéler une source intarissable de découvertes et de délicieuses surprises pour certains, mais un vrai casse-tête pour d’autres. Respirez un bon coup, défaites un bouton de votre col de chemise : vinogusto vous aiguille et vous conseille dans ces accords délicats, difficiles ou passionnants. Que ce soit pour les fêtes ou à l’occasion d’un repas improvisé, la solution est à votre portée!

Accords vins - mets

 

Avant de démarrer, gardons bien à l’esprit que toute concurrence dans l’intensité est fatale au plaisir de la dégustation: harmonisez vin léger / plat léger, vin puissant / plat relevé, vin subtil / plat fin.

Vous avez le vin mais pas encore le plat

De façon générale, certaines règles d’accord président à l’harmonisation vins-mets. Elles sont assez simples:

Vin rouge : thon et poissons grillés, canard, viandes rouges, sauces au vin rouge.

Vin rosé : volailles et charcuteries.

Vin blanc : poissons, crustacés, volailles et viandes blanches

Vins blancs moelleux ou demi-sec : desserts.

Vous avez le plat mais cherchez un vin à marier

Je ne saurais trop recommander dans ce cas-ci de rester ouvert aux mariages surprenants, à la nouveauté, de laisser vagabonder votre curiosité tout en gardant oeil sur les préceptes cités plus hauts. L’important étant de sublimer les qualités du vin et des mets qu’il accompagne. Quelques cas de figures intéressants :

Hors d’oeuvres et entrée. Puisque les fêtes arrivent, prenons le cas du foie gras. Certes, il y a les valeurs sûres : le vin blanc doux ou liquoreux. Un Gewurztraminer est un bon début. Personnellement, mon affection va plutôt au Sauterne, choix classique et souvent honéreux, mais qui fait éclore merveilleusement tout le moelleux du foie gras en terrine, à l’image d’un onctueux Château Rieussec. Pourquoi pas un vin rouge de Loire, idéal avec le canard, qui procurera d’agréables surprises, surtout avec un foie gras poilé. Le Domaine de la Clotière offre ici une belle approche à petit prix.

Poissons. Le poisson est le territoire du vin blanc, où celui-ci règne - quasiment - sans partage. En sauce, grillé ou fumé, votre fantaisie ou les recommandations de vos amis vous les feront accompagner d’une des nombreuses gammes de vin blanc sec ou pétillant. Le poisson grillé, comme le thon, trouveront dans le vin rouge un compagnon original et très agréable. Mon choix : le Château Bouscassé, un Madiran.

Gibier. Difficile de faire mieux qu’un vin rouge: Côtes du Rhône, Bourgogne ou Bordeaux. Le gibier puissant au goût - lièvre, cerf ou sanglier - s’accomodera évidemment d’un vin qui tiendra le choc tout en conservant son élégance: en Bourgogne, le Château de Marsannay fait merveille. Toujours à poils mais plus légers, biches et chevreuils se dégustent avec un vin du Rhône : un Domaine de la Janasse serait une bien belle idée. Cailles volailles et perdrix s’allient généreusement avec des vins au goût prononcé : en Médoc, pourquoi pas un Haut-médoc de Giscours ?

Desserts. Là aussi le vin blanc, doux ou pétillant, a généralement droit de cité. Attention par contre aux desserts chocolatés. L’amertume qui se dégage de certains chocolats de grande qualité peut occasionner une rencontre désastreuse avec un vin doux si celui-ci ne montre pas de caractère. Certains vous conseilleront d’être audacieux et d’opter pour un vin rouge puissant et corsé, tel un Madiran. Personnellement, l’orgasme sera parfaitement atteint avec un Banyuls ou un Maury rouges, ou, plus sublime encore, un Porto.

Laissez-vous aller à davantage de découvertes et de surprises, écoutez les recommandations de vos amis, soyez curieux, inventifs, mais toujours respectueux de l’équilibre et du savoir faire du vigneron, comme du cuistot.

Sur Vinogusto: une page entièrement consacrée aux accords mets-vins vous attend.

Eric Bonneville, producteur du Château l’Enclos, a choisi d’adopter une initiative qui ne manquera pas de faire frissonner de plaisir les amateurs de vin à la recherche de découvertes et de sensations nouvelles.

Vendanges au Château l’Enclos

Le vigneron donner la possibilité à des particuliers de s’offrir littéralement des plants de vigne au sein de son domaine, afin de choisir et superviser entièrement leur propre cuvée. Le tout selon un processus et une chronologie qui permettent de vivre en direct, via le web (interface, newsletter) et encadré par une équipe de pro, les étapes passionnantes qui mèneront à la création d’un millésime: la récolte, la vinification et, ultime régalade, la dégustation de votre cuvée!

Des visites de votre micro-parcelle sur place, agrémentées de conférences, de dégustations avec l’oenologue et de rencontres avec le producteur permettent également de partager avec eux leur savoir-faire, leur passion pour leur domaine et leur région, et d’effleurer les plaisirs d’un terroir.

D’autres se sont eux aussi lancés dans le sillon:

Château Montana-Saurel (Roussillon)

Domaine Janisson-Baradon (Champagne)

Domaines Bunan (Bandol)

Domaine du Clos Roussely (Touraine)

A l’origine de cette idée réellement attrayante, 3 amoureux du vin réunis au sein du site mesvignes.com.

A découvrir: Bons plans de vignes en ligne (Libération 24/11/2007)