Article de Angélique Négroni diffusé sur le site de Le Figaro.
Longtemps relégué au rang des vins secondaires, le rosé dont les ventes sont passées de 8 à 22 % en quinze ans, a fini par s’imposer sur nos tables. Avec près de 6 millions d’hectolitres produits chaque année, la France en est d’ailleurs le premier producteur mondial, talonnée par l’Italie, l’Espagne et les États-Unis. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, les rosés constituent près de 10 % de la consommation mondiale. En quelques années, ce vin aux arômes fruités a en effet conquis de nouveaux territoires. Les Anglais, notamment, ont succombé à ses charmes après l’avoir longtemps boudé. Outre-Manche, la consommation est passée de 0 à 6 % en dix ans.
Pour Christian Paly, président d’Inter Rhône, structure qui représente l’ensemble de la viticulture des Côtes-du-Rhône, cet engouement s’explique par les nouvelles modes autour du vin. Longtemps apprécié durant les repas seulement, ce dernier se déguste aussi en dehors de la table, notamment lors des apéritifs. « Léger et fruité, le rosé y a largement trouvé sa place », explique Christian Paly. Autre raison de ces ventes à la hausse : les plats. Avec l’arrivée dans nos assiettes de cette cuisine du monde, exotique et ensoleillée, le rosé en fait un parfait accompagnateur, selon Louis-Régis Affre, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et de spiritueux.
Parallèlement, les techniques de vinification du rosé se sont considérablement améliorées en vingt ans grâce à la maîtrise des températures fermentaires. « Auparavant, la chaleur provoquée par la fermentation détruisait les arômes. Ces derniers sont dorénavant totalement préservés », explique Christian Paly pour qui le rosé, généreux en saveurs, est aussi accessible à toutes les bourses. « Pour quelques euros, on peut s’offrir un joli rosé. »
Lien utile: Article original sur le site de Le Figaro